lundi 28 avril 2008

Bienvenue Theo !!!


Hier c'était le grand jour... Quel bonheur ! Theo est arrivé parmi nous le dimanche 27 avril à 16h32, il pesait 3,270 kg et mesurait 48 cm à la naissance.

Maman et bébé se portent bien, et papa est ravi ! Les fils que l'ont peut voir sur la photo ne sont là que pour s'assurer que tout va bien...

vendredi 25 avril 2008

Récupération

5 jours après la course, les bilans sont faits, l'heure est à la récupération. Pour la première fois en trois marathons, j'ai pu trottiner dès le lendemain de la course. Evidemment les muscles étaient un peu durs, mais cela n'a pas duré. J'ai pu courir lundi, mercredi et vendredi, et je constate ce soir que j'ai retrouvé en footing les FC qui étaient les miennes avant cette satané crève. Y'a pas un marathon dimanche ?
Blague à part, comme je l'écrivais déjà à chaud, je ne suis absolument pas déçu. C'est comme ça, et ça passera la prochaine fois.
Maintenant, après avoir attendu avec une impatience de gamin la date du marathon, je suis de nouveau impatient de devenir papa... Junior (ou Juniorette, on n'en sait rien...) n'est pas pressé d'arriver. Il doit être bien là où il est. Bon, ce serait bien que ce soit une fille, parce que nous n'avons pas encore réussi à nous accorder sur un prénom masculin (si vous avez des suggestions, n'hésitez pas !).

lundi 21 avril 2008

Marathon de Nantes : impressions mitigées

Au lendemain de ce marathon, j'ai un sentiment bizarre. Je suis passé très loin de l'objectif, et pourtant je ne suis pas déçu le moins du monde. Peut-être frustré, mais rien de plus. Et encore... Fataliste plus vraisemblablement. Pour tout dire, j'ai failli l'écrire sur ce blog dès samedi, mais une espèce de superstition m'en a dissuadé : je savais que ça ne passerait pas.
Une foule de petits indices me montraient que cette fichue crève de la fin de la semaine passée avait contrarié de façon irrévocable mes prétentions chronométriques. Fidèle à moi-même, j'ai quand même tenté le coup en désespoir de cause. Mais il n'y a pas eu de miracle. Je sais que j'ai le potentiel pour réaliser ces 2h45', mais hier n'était pas le jour.
Venons-en aux faits : depuis une semaine, les prévisions météorologiques pour ce 20 avril vers lequel convergent mes pensées sportives depuis des semaines sont calamiteuses. Pluie continue, plus ou moins dense selon les sources d'information. Peut-être du vent. Je me suis fait à l'idée de courir un marathon dans des conditions difficiles. Je me suis persuadé que cela ne me perturbera pas trop.
Finalement, je me lève dimanche matin, pas de pluie. Le temps est bien nuageux, mais c'est sec. Je fais la route vers Nantes accompagné d'un copain qui débute sur marathon et qui vise 3 heures, ainsi que de sa femme et de sa fille. Une grosse heure de route passée à parler de la course, évidemment. Arrivés sur place, nous nous mettons directement en tenue, je fais quelques foulées, les sensations sont bonnes. Finalement, ça va peut-être le faire ?
Je me rends vers la ligne de départ 5 minutes avant le coup de feu, je me place dans les premiers rangs en jouant des coudes (pas de sas), je n'attends presque pas, et c'est parti. Doucement mon gars, tu sais que tu joues serré, donc pas de bêtise. Et ça déborde de tous les côtés. Moi qui vise une place dans les 50, je dois être au moins 90ème après 300 mètres de course. Qu'est-ce qu'ils ont tous ? C'est moi qui suis lent ? Non. Premier kilo en 3'48". OK, c'est pas trop mal. Mais quelle densité devant !!! Deuxième kilo en 3'52". Nickel, je suis dans l'allure dès le 2ème, c'est parfait. Mais quelque chose m'inquiète : je ne me balade pas comme cela devrait être le cas. Bien sûr, je ne suis pas dans le dur, mais là, je devrais être en footing en termes de sensations, et ce n'est pas le cas. Je suis à l'ouvrage. Et il reste 40 kilomètres.
Bon, on va voir, il est vrai que l'échauffement n'était peut-être pas suffisant, il va falloir quelques minutes pour se mettre en route. Eh bien non. Mais là, ce n'est plus ma faute. C'est la faute du mesureur : j'ai beau rester aux côtés de coureurs calés au même rythme que moi, avec un plan de marche pour 2h45', le constat est implacable, 4'08" puis 4'30" puis 4'18". N'importe quoi. J'ai une minute de retard sur le plan de marche au 5ème. Bon, je sais que ces panneaux sont mal placés. Mais je sais aussi dès ce moment là que je n'atteindrai pas l'objectif. Les sensations sont là, et elles ne sont pas bonnes. Je ne trouve pas mon allure confortable, celle où je peux me mettre en "pilotage automatique". Et dire que je ne suis qu'au 5ème !
Alors j'y vais quand même, on verra bien. Finalement, les écarts de mesurage se résorbent, il est vrai que le départ est un peu accidenté, quelques relances, un demi-tour, des virages serrés, des ponts. Je passe au 10ème en 39'25", soit avec 25" de retard. Et je ne suis pas facile comme je devrais l'être. Au moins, j'ai stabilisé l'allure entre 3'53" et 3'55". Au ravitaillement du 10ème, je rattrape un coureur qui s'arrête pour boire. Nous sommes au bord de la Loire, le vent nous est très légèrement défavorable. Presque rien, juste une promesse de retour agréable avec ce léger vent dans le dos. Je file, relativement régulier, juste avant d'arriver au ravitaillement du 15ème km, le même coureur que tout à l'heure me rejoint, et s'arrête de nouveau pour boire. Je le distance donc de nouveau. Passage au 15ème en 58'59". 29" de retard. Ce n'est rien, et c'est même parfait si on vise un negative split. Mais je sais que ce n'est pas mon cas aujourd'hui. Je crois que ma gestion du début de course aurait été parfaite en pleine possession de mes moyens !
Toujours ce léger vent défavorable qui nous caresse le visage, des chemins étroits et relativement boueux, on ne peut parfois pas passer à deux côte à côte. Entre le 18ème et le 19ème km, mon désormais camarade des ravitaillements me rejoint. Nous discutons un peu, on se dit que nous allons bientôt faire demi-tour, que le vent va nous pousser, puis il me lâche légèrement, puis s'arrête au ravitaillement du 20ème. Moi, je prends toujours mon gobelet à la volée, je le distance encore une fois. Mais en fait, en y prenant garde tout à coup, je ne sens plus le vent. Que se passe-t-il ?
Je passe le semi en 1h23', toujours 30" de retard, et j'aborde le pont qui nous permet de passer de l'autre côté de la Loire. A la sortie, je comprends ce qui s'est passé : le vent a tourné. Et maintenant, ce n'est plus une caresse légère... Juste quand je sens que les vains efforts pour m'accrocher aux temps de passage vont m'être facturés ! C'est le pompon. Tiens mon copain me rejoint dès le 22ème. Il me distance. Quand j'arrive au ravitaillement du 25ème, il repart juste et me distance inexorablement. Je fais illusion jusqu'au 28ème, mon dernier kilomètre sous les 4', avec un retour de l'autre côté de la Loire triomphal, puisque je harangue les quelques dizaines de spectateurs postés à cet endroit avec un succès certain : la route est descendante sur quelques mètres...
Et c'est parti pour l'inéluctable : le dernier tiers galère. Je m'accroche. Je passe le 30ème en 1h58'40". Très honorable, mais notoirement insuffisant pour prétendre à quoi que ce soit. Je suis hyper lucide sur ma situation. Je décompte les kilomètres restant, ils défilent finalement relativement vite, je ne m'effondre pas encore. Je limite la casse entre 4'05" et 4'10". Passage au 32ème, avec des hauts parleurs qui crachent "We are the Champions". Ouais. Freddy, si tu savais ce que me promettent les 10 derniers kilomètres, tu ne dirais pas ça. J'arrive au 35ème, je suis lucide, j'accepte de relâcher la cadence afin de ne pas me flinguer, je me permet de prendre mon gobelet en marchant sur 3 pas. Je repars immédiatement. 37ème, on quitte le petit chemin, nous sommes toujours au bord de la Loire, les appuis sont variables, voire carrément mauvais, une petite portion de 150 mètres ressemble à une zone de chantier, on court sur du sable, des gravas : bizarre. Je serre les dents. "Allez la JA". Merci Patrick, je lui réponds ce qu'il avait sans doute compris : "là, j'en chie". Je suis passé en 4'20", 4'25". C'est le chant du cygne. Mais je ne lâche pas pour autant. Je ne sais même plus pour quoi je me bats : 2h45', c'est mort depuis le début. 15km/h, donc 2h48', c'est officiellement cuit depuis le 36ème (passé en 2h23'57"), et je sais que je ne ferai pas non plus moins de 2h50'. Il reste quoi ? Ah oui. Mon record perso : 2h51'59". OK. Je me bats pour ça. Et au 39ème, il faut revenir sur l'île de Nantes. En franchissant, que dis-je, en gravissant un pont... J'ai couru uniquement pour sauver les apparences, je suis persuadé que j'allais aussi vite en marchant.
On m'a annoncé vers le 36ème kilomètre que j'étais 50ème. Figurez-vous que malgré ma misère actuelle, j'ai un bilan net en ma faveur ! Je dépasse des plus miséreux que moi alors que seulement 1 ou 2 coureurs me déposent. Peu avant le 40ème (parcouru en 4'08", oui Monsieur, on a sa fierté, on se vide les tripes), j'ai en ligne de mire un maillot rouge. Il n'avance pas bien vite, je sais que je vais le rattraper. J'arrive à 20 mètres de lui, il décide de me faciliter la tâche en s'arrêtant net dans un râle douloureux... Les marathoniens c'est des cinglés. Et ses copains qui le suivaient l'un en vélo l'autre en courant l'encouragent : "non, tu n'as pas le droit, cours !". Comme s'il y pouvait quelque chose. Je ne vaux guère mieux que lui, mais je cours encore. Ravitaillement du 40ème, je marche de nouveau sur 3 pas pour boire, j'ai vraiment mal aux jambes. Elles sont dures à un point... Et je repars clopin clopant. Le 41ème, OK, je sais où il est, je l'ai vu en arrivant. Mais que le dernier kilomètre est long... Normal, il fait 1295 mètres. Moi j'ai l'impression qu'il en fait 2000. La foule grossit, les arches publicitaires se succèdent, c'est sous laquelle que j'ai le droit de m'arrêter ? Un coureur devant moi fait un écart vers les spectateurs. Il repart avec son fils de 2 ou 3 ans dans les bras pour les 200 derniers mètres. Et je termine, en 2h51'24", 39ème de la course. Soulagé d'en avoir fini.
Aucune émotion à l'arrivée, c'est la première fois sur un marathon. Il n'aurait pas fallu 2 kilomètres de plus : j'étais cuit. J'avance mécaniquement, on me donne un sac plastique contenant de la pub pour des courses à venir, et une voiture miniature. Je cherche la médaille : il n'y en a pas. Super le souvenir... Je m'en fous, de toutes façons, mes médailles, c'est mon neveu qui les récupère à chaque fois !
Je vais me faire masser, la masseuse à beau me demander de me relâcher, je ne peux vraiment pas... Mes cuisses sont en bois. Je retrouve mon copain, pour son baptême du marathon, il fait 2h57', passage au semi en 1h28'30". La classe. Il a "un peu souffert" à partir du 38ème. Frimeur !
Bon, voilà, c'est fait, l'histoire retiendra que j'ai battu mon record. Mais elle ne retiendra sans doute pas grand chose d'autre de ce marathon de Nantes qui me laisse sur ma faim tant au niveau de ma perf personnelle (les organisateurs n'y sont pour rien) qu'au niveau de l'organisation (là, ils y sont pour quelque chose) : je garde un impression d'amateurisme à tous les étages, et surtout aucune espèce de convivialité. J'ai entendu qu'ils avaient l'ambition de faire évoluer leur course jusqu'à en faire une des grandes dates du calendrier français, au niveau de monuments tels que la Rochelle. La route est longue.

mercredi 16 avril 2008

Jusqu'au bout l'incertitude

La dernière ligne droite avant le marathon n'est pas aussi sereine que j'aurais pu l'espérer... Tout le week-end, j'ai été bien malade, une bonne vieille crève m'a bien affaibli.
Je m'en remets tout doucement, je tousse encore un peu, le nez ne coule presque plus, hier soir j'ai pu courir tranquillement, mais ce n'était pas le top. Bon, il reste quelques jours avant l'échéance, je devrais être tout à fait opérationnel pour le jour J. De toutes façons, la préparation est faite, je me repose, et puis il valait mieux être malade la semaine dernière que cette semaine. Soyons positifs !
Encore 4 jours.

A l'image de Pablo (dont le blog est vivement recommandé), qui avait lancé l'idée pour son récent marathon de Paris, j'invite ceux qui souhaitent m'encourager à m'indiquer quel kilomètre du marathon je dois leur dédicacer. Je vous promets de faire de mon mieux pour honorer comme il se doit les kilomètres dédiés à mes supporters ;-)

jeudi 10 avril 2008

La longue attente

Aujourd'hui, j'ai fait ma dernière séance "spé marathon", destinée à imprimer l'allure du marathon à utiliser le jour J. C'était la toute dernière "vraie" séance, même si le volume en était relativement faible. Eh bien, on peut dire que cela a été un vrai fiasco. Je devrais même écrire un Fiasco avec une majuscule tellement cette séance était pourrie. Ce n'est pourtant pas compliqué : on prend un parcours mesuré, tous les 1000 mètres on regarde le temps, il doit être aussi proche que possible de 3'54". Depuis le temps que je prépare ce marathon, je devrais savoir à peu près où elle se situe cette allure. Bon OK, j'ai tendance à toujours aller un peu vite, mais bon, pas trop... Aujourd'hui, j'ai eu l'impression au départ de me retenir plus que d'habitude, je me suis dit : "pour une fois, je vais être sur l'allure tout de suite". Passage aux 500 mètres : 1'48". Parfait, je suis sur les bases de 3'36", je suis en train de me faire une spé 10 km, c'est nickel... Je ralentis, je passe en 3'45" (je sauve les meubles !), 2ème km en 3'53", OK c'est bon, j'y suis je ne bouge plus. 3ème km : 3'47". Trop vite. Et 3'50" pour finir : encore trop vite. Allez, je récupère, ce coup là, je fais gaffe, je tiens l'allure. Premier km : passage en 3'41". OK. Ca me gonfle. Je sors du circuit mesuré, je me fie au cardio et je finis aux sensations, de toutes façons, cette séance est pourrie.
Donc, bilan des opérations, je suis à 10 jours du marathon, et je ne maîtrise toujours pas l'allure. Et le risque est grand de partir trop vite, ce qui sur marathon est juste un peu dangereux.
Il faut que je mette à profit ces 10 jours qui restent, qui paraissent toujours longs quand on attend avec impatience l'échéance, pour m'assagir, me ralentir, me maîtriser. Sinon, la sanction sera inéluctable : une bonne grosse plantade pour gâcher toute une préparation...
Ce soir, je crois que je doute... Mais ça ne va pas durer ! Allez, dès demain je reprends le dessus. N'empêche que là, maintenant, je suis aux fraises...