En marge de ma perpétuelle quête d’un nouveau record sur les distances « classiques » (10 km, semi, marathon), je me suis vu offrir cette année un défi d’un nouveau genre en ce qui me concerne… Puisque cette année est celle de mon trentième anniversaire, et puisque j’apprécie toujours les challenges aussi relevés soient-ils, mon extraordinaire cadeau d’anniversaire fût le suivant : le redoutable honneur de prendre le départ de la mythique « Diagonale des Fous » !!!
Le décor est ainsi planté dès le début de l’année 2007, soit bien longtemps avant l’échéance. Du coup, je n’y pense pas trop, je prépare le marathon de Paris, cela se passe bien, l’été arrive, j’y pense un peu plus mais je ne suis pas encore vraiment « dedans »… Je prépare un semi-marathon, toujours pas de dénivelé dans la préparation, j’atteins encore une fois l’objectif. Nous sommes début septembre, il reste un gros mois avant le jour J. Je suis en grande forme, mais :
- je n’ai aucune préparation spécifique à la course en montagne
- je n’ai AUCUNE expérience de la course en montagne.
Pas de panique cependant… Une semaine après mon semi-marathon, direction le Pays Basque, pour participer à l’Euskal Endurance (65 km, 3700 mètres D+). J’apprends énormément. Sur le matériel (camel bak, chaussures, …), la gestion de la course (un départ trop rapide ne se récupère jamais…), la technique de course, et notamment la technique de descente qui permet de créer des écarts importants, tout en préservant ses articulations, la gestion des ravitaillements et des pauses… Pour faire bref, disons que j’ai commis ce jour là à peu près toutes les erreurs qu’il est possible de faire. C’est une stratégie comme une autre (pas délibérée…) qui permet d’apprendre très vite. Les conséquences de la moindre erreur sur des épreuves de ce type sont tellement déterminantes que l’on n’a qu’une envie : ne pas les refaire.
Voilà, j’ai une (toute petite) expérience de la course de montagne, évidemment je commettrai encore des erreurs, mais au moins j’éviterai les plus grosses. Je multiplie les sorties faciles, je cale une dernière sortie longue (mais pas trop : 3 heures) avec tout l’équipement prévu 3 semaines avant la course… Et c’est parti.
J’arrive sur place une semaine avant l’épreuve. Première impression : on est tout de suite dedans ! Les quelques raiders qui se trouvaient dans l’avion sont reçus par Robert Chicaud himself, le Big Boss de l’épreuve nous offre le punch de l’amitié, ainsi que quelques samoussas qui avaient un petit goût de « revenez-y »… Et il nous met déjà en garde contre la difficulté de l’épreuve !
Bon, l’entraînement est terminé. Je me contenterai de quelques petites randos histoire de découvrir en douceur un aperçu des chemins réunionnais, mais rien de méchant. Je profite, je fais du tourisme, et à mesure que les jours passent, je peaufine mon plan de course. Je m’imagine que 40 heures est un objectif à ma portée, comme ça, à la louche. En fonction du classement de l’année passée, en extrapolant largement. Sauf que cette année, la distance est plus longue et le dénivelé est plus important que l’an passé… C’est pas grave, ça va passer !
Le mercredi, passage obligé au stade de la Redoute, pour récupérer les dossards. Il est probable qu’une autre organisation est possible, en effet, convoquer tout le monde à la même heure pour le retrait du paquetage provoque de façon inéluctable des embouteillages monstres ! Tant pis, cela permet de croiser des vrais raiders. Je suis un peu timide, et je regarde à quoi ressemblent ces bêtes curieuses qui se lancent dans une pareille épreuve. Moi, vous comprenez, ce n’est pas pareil, je ne voulais pas y aller, on m’a forcé… Eux, ce sont des professionnels, des montagnards aguerris, des tueurs, je vais finir tout seul 10 heures après l’avant dernier...
En fait, pas du tout. Bien sûr, ils ont tous le regard déterminé, quelques uns ont le visage émacié, mais derrière le masque, et quand on discute un peu, je me rends compte qu’ils ne sont pas plus rassurés que moi. Et en plus, en regardant de plus près, je vois des gens de tous âges, des petits bouts de femmes, et finalement je me dis que les raiders, sortis du contexte spécifique de l’épreuve, n’ont vraiment pas de signe particulier visible à l’extérieur. Tout se passe à l’intérieur, une petite flamme brûle dans le for intérieur de chacun, cette petite flamme qui leur permet d’envisager presque sereinement ce que le commun des mortels juge insensé : 150 km, 9200 mètres de D+, le tout sur des chemins jamais confortables…
Je crois comprendre l’une des raisons qui mènent l’organisation à provoquer ce joyeux embouteillage au stade de la Redoute : les média s’en donnent à cœur joie, ils ont tous les participants à disposition, ça filme par ici, ça interviewe par là, les appareils photo crépitent… Même moi j’ai droit à ma petite interview sur Radio Festival, j’ignore si j’ai eu les honneurs d’une diffusion à l’antenne.
Allez, cette fois, nous y sommes presque. La journée de jeudi est interminable. A 19 heures, je monte dans la voiture, direction Saint Philippe et le Cap Méchant, lieu du départ. J’y suis à 21 heures, un peu tôt. J’essaie de dormir, peine perdue. Du coup, je me prépare et je me dirige vers le contrôle des sacs. Encore une belle cohue. Imaginez plusieurs centaines de raiders impatients d’en découdre qui poussent contre une grille au-delà de laquelle on ne laisse passer que quelques unités toutes les 30 secondes environ… De la folie. Mon mètre 62 manque de se faire écraser, mais je résiste.
Je pénètre enfin dans le stade, le contrôle du sac est une formalité (j’ai dû le vérifier une bonne centaine de fois, manquerait plus que ça…). Et on attend le départ. Il vient finalement assez rapidement, Robert Chicaud (celui qui payait le punch une semaine plus tôt, je sais le texte est long, mais il faut suivre ;-)) lance le décompte, et comme d’habitude (il paraît), le départ est allègrement volé !
Enfin, c’est parti ! Malgré l’heure tardive (départ donné à minuit), les spectateurs sont nombreux sur les premiers hectomètres. De la belle route, plate, large… Mais c’est une escroquerie ! Heureusement, nous finissons par prendre la tangente, des chemins à la pente douce au départ, mais qui s’élèvent progressivement. Cela dit je peux longtemps courir, en veillant bien à ne jamais me mettre dans le rouge. Après un premier ravitaillement, où je veille déjà à bien m’étirer, et où je m’arrête vraiment, la pente devient conforme à mes attentes. C'est-à-dire très raide. Nous montons vers le volcan, le rythme est correct, hyper régulier, quelques goulots d’étranglement, mais personne pour forcer le passage derrière. Déjà je double des concurrents peut-être partis un peu vite. Ils s’assoient sur le côté, le visage entre les mains… Et pourtant la course ne fait que commencer. Puis j’arrive sur un petit attroupement : un homme à terre, dans sa couverture de survie, on m’annonce qu’il a probablement la jambe cassée… Dur ! Et à l’endroit où nous sommes, difficile de faire passer l’info. Du coup, nous tentons le téléphone arabe, l’information part vers l’avant, nous espérons qu’elle atteigne le point de ravitaillement de Foc Foc. Je parviens à cet endroit une heure plus tard. Au moment de pointer, par pure précaution, je rappelle que le n° 709 est mal en point plus bas, mais depuis le temps, on a dû s’occuper de lui… Le pointeur, quand il m’entend, déclenche le branle-bas de combat ! Manifestement, le téléphone arabe n’a pas du tout fonctionné. Et moins de 10 minutes plus tard, alors que j’ai donné un peu plus de détails sur l’endroit approximatif où se trouve le malheureux, l’hélicoptère se fait entendre.
Je ne me suis par ailleurs pas éternisé à Foc Foc, il était un peu moins de 6h du matin, nous étions à plus de 2000 mètres d’altitude, et le froid était saisissant. Je vais parfaitement bien. Le jour se lève, les couleurs sont magnifiques, c’est génial. Nous traversons alors la Plaine des Sables, le paysage est quasi lunaire, mais nous pouvons courir, le chemin est plat ! Vraiment des moments extraordinaires. Je suis alors dans une forme extraordinaire, je vais rallier Mare à Boue en étant très facile, ma nouvelle technique de descente fait merveille (j’ai changé ma technique suite à l’Euskal, où j’ai terminé avec les quadriceps explosés, tout sur l’arrière, ce n’est pas bon : on n’avance pas, et en plus on se fait mal…), je cours quand beaucoup marchent… Et juste avant Mare à Boue, un petit coup de moins bien. Peut-être un début d’hypoglycémie, rien de bien méchant toutefois, il est l’heure justement de refaire les réserves. Déjà 8 heures de course. Et j’attaque ensuite un morceau dont je me serais bien passé : la montée vers Kervéguen, et ensuite le petit bout rajouté en raison d’un éboulement. Une montée interminable, boueuse à souhaits, il fait froid, il crachine par moment, je me sens d’un coup moins bien, tout le monde monte plus vite que moi… Le moral en prend un coup. Et puis rendu en haut, il faut redescendre vers Cilaos : 1000 mètres de D- ! Et la descente est très difficile au début, quelques échelles nous viennent en aide. Mais que je suis lent ! Finalement, nous retrouvons des sentiers (un peu) plus accueillants. Et là, après être resté dans le sillage de deux locaux qui descendaient bien, je décide de me lâcher. Je fais les 700 derniers mètres de D- à fond. Je vais aussi vite que possible, je redouble tous ceux qui m’ont dépassé dans la montée, et même un peu plus. J’ai retrouvé toutes mes facultés… Et j’arrive à Cilaos dans un état euphorique après 13 heures de course. Je n’ai mal nulle part, je me dirige quand même vers les tables des kinés pour refaire le bonhomme… Et là, je ne comprends pas. On me refoule. On me dit d’aller me laver. De quoi ? Et je baisse les yeux, et je découvre mes jambes pleines de boue. Bon, OK, ça va pour cette fois, mais je ne tolérerai pas de nouvelles incartades !
C’est le moment de signaler (pour éviter toute ambiguïté) le comportement et le dévouement extraordinaires (et je pèse mes mots) de tous les bénévoles. Toujours le sourire, toujours prêts à rendre service, toujours un mot d’encouragement, toujours ils minimisent leur travail pour valoriser notre performance, toujours ils anticipent nos demandes… Je leur ai dit plusieurs fois sur le parcours, et je le répète ici encore : MERCI à vous. L’épreuve ne serait pas tout à fait ce qu’elle est sans ses bénévoles. C’est l’âme de l’épreuve, c’est ce qui nous permet d’aller toujours un peu plus loin dans l’effort. Voilà c’est dit, et s’il faut le répéter, je le répéterai.
Bref, une fois propre, je me fais chouchouter, je change mes vêtements, mes chaussures, je mange, et je repars sous les encouragements bon enfant des spectateurs qui s’émerveillent de me voir sourir après tant de kilomètres. C’est vrai que j’ai la banane, et c’est lié autant à mon état physique qu’à une formidable impression de me sentir bien dans la course. Le soutien moral des autres concurrents, des bénévoles et des spectateurs, tout cela ajouté au temps superbe : je souris sans pouvoir m’arrêter.
Et on enchaîne rapidement sur une nouvelle montée : le Taïbit, en deux temps. La première partie est traîtresse. En fait, la montée est relativement abrupte, je sais à quelle altitude cela se termine, je surveille donc l’altimètre du coin de l’œil, je me dis que j’y suis presque quand nous redescendons. Cela se produit une fois, deux fois, quatre fois au total. Le moral en prend un coup. J’avais l’impression que cela ne finirait jamais. Je signale cette impression au pointage à mi-montée du Taïbit : les bénévoles me disent que c’est la particularité des chemins réunionnais… Ils montent et descendent sans arrêt. Super ! Allez, j’embraye sur la suite de la montée du Taïbit. Plus dure, mais plus régulière, et au moins on ne redescend pas ce que l’on vient de monter. Finalement, je réalise une belle montée, je conserve ma place. La nuit arrive, il est 18 heures et je pointe à Marla. Je demande s’il est possible de dormir, on m’indique une tente, et le bénévole me demande à quelle heure je souhaite être réveillé. Je m’octroie une heure de repos. Le bénévole sera hyper ponctuel, merci à lui. Mais je n’ai pas fermé l’œil. Les percussions n’ont jamais arrêté, l’animation était trop présente, et moi je n’étais sans doute pas assez fatigué… Je repars après une heure de pause, mais pas vraiment reposé.
Et là débute la deuxième nuit, et sans doute le passage le plus difficile pour moi. Nous descendons vers Trois Roches puis vers Roche Plate, des passages techniques où je commence à sentir les premiers effets d’une lucidité qui fout le camp. Il fait nuit noire, certains passages sont périlleux (sentier au bord de la paroi en dévers vers le vide, merci les mains courantes…), mais le spectacle est superbe, nous voyons en face de nous les frontales des concurrents qui nous précèdent et qui sont dans la montée vers la Nouvelle. Avant de m’engager dans cette montée, j’aurai le plaisir de rater ma traversée de la rivière des Galets, et mon pied gauche ira goûter la fraîcheur de l’eau à cet endroit… Et la montée, interminable. Heureusement que j’avais mon altimètre qui m’a permis de toujours savoir où j’en étais, mais là encore, quelques descentes venaient tuer le travail de montée effectué juste avant. J’arrive à la Nouvelle au bout de 25 heures de course. Le vainqueur est déjà arrivé au bout depuis une heure et demie… Là encore le froid est tellement vif que je repars sans attendre.
Gros passage galère ensuite, je suis en pilotage automatique quand je traverse la plaine des Tamarins, j’essaie de m’accrocher à deux concurrents, mais le moindre passage technique les fait s’éloigner de moi tellement je ne comprends plus rien à ce qui m’arrive… Il est temps de dormir peut-être ? Et cela monte encore et encore, je dors debout… Je fini par rejoindre un concurrent mal en point qui s’aide d’un bâton pour progresser. Il sait déjà qu’il n’ira pas au bout et doit pourtant rejoindre un point de ravitaillement pour être pris en charge. Je décide de l’accompagner, pour le coup il va à mon rythme ! Je lui ouvre la route, je l’aide partout où c’est nécessaire. Cela tombe d’autant mieux qu’une petite tendinite commence à m’enquiquiner au niveau du genou droit. Nous atteignons tant bien que mal le kiosque du sentier Scout, où l’on nous annonce qu’il n’est pas possible de dormir, alors que nous avions décidé de nous poser là. Il faut continuer encore un peu dans des chemins pas très techniques mais encore une fois très gras. Et finalement, nous arrivons en bas du sentier Scout, il est 4 heures du matin, mon compagnon de ces quelques dizaines de minutes rend son dossard, et moi je me couche. Je décide de dormir 3 heures étant donné mon état de fatigue avancé. Je règle le téléphone portable pour qu’il me réveille au moment voulu. 50 minutes plus tard, le froid, les bruits alentours et l’agitation ambiante m’arrachent au sommeil. Je fais un rapide point, je me sens reposé, jamais je ne réussirai à me rendormir dans ces conditions, je dois repartir au plus vite. Je demande aux pointeurs combien de personnes sont passées ici, histoire de savoir combien de places ont été perdues au cours de cette sieste : je suis 377ème. Inespéré. Je suis désormais certain de finir dans les 400 premiers, alors que je ne visais au mieux qu’une place de 500ème.
Miracle, la tendinite au genou droit a disparu, je suis d’attaque pour la descente vers la Plaque puis Aurère. Tout va pour le mieux, il fait grand jour, et j’attaque le dernier tiers de la distance. Moral au top. Au cours de cette descente, je croise Christophe (chjou2 de CLM) qui remonte… Il est blessé et la mort dans l’âme il a sagement décidé de renoncer. Seulement, il faut rejoindre le point de ravitaillement, on lui a indiqué qu’il ne pourrait pas être pris en charge en bas… Dur d’abandonner sur le Grand Raid. Je repenserai plus tard à cette situation, et cela m’aidera à finir. Je suis malheureux pour lui, il s’était tellement investi dans sa préparation… Mais il reviendra, et il réussira, c’est certain. Je pense qu’il avait nettement mieux préparé son épreuve que moi, la course est injuste…
Je reprends ma course, j’arrive à Aurère, en plein cœur du cirque de Mafate, le temps est beau, le paysage est magnifique, je vais bien. Parfait. Dans la foulée, je rejoins le dernier gros poste de ravitaillement à Deux Bras. Il est 9 heures, cela fait 33 heures que je crapahute. Je me pose sur une chaise, je retire ma chaussette gauche, j’ai l’impression qu’un petit caillou s’est infiltré. Pas une réelle douleur, mais une gêne permanente. Un médecin s’approche de moi, et regarde mon pied… Il ne s’agit pas d’un caillou, mais plutôt de la conséquence d’un pied qui a été à l’eau quelques heures plus tôt, la peau sous le pied a fait des plis, et la gêne ressentie est liée à un début de crevasse… Pas grave, mais assez impressionnant ! Je suis expédié illico sur la table des podologues, qui vont s’occuper de moi. J’avais prévu de m’arrêter 20 minutes, c’est plus d’une heure que je vais passer ici ! Mais cela valait la peine. La podologue qui s’est occupé de moi a très bien fait son boulot, je repars avec un pied tout neuf, l’une de ses collègues ira jusqu’à me donner ses chaussettes pour être tout à fait certaine que je repartirai les pieds bien au sec (elle voulait s’assurer que le Breton que je suis irait au bout grâce à une Bretonne d’origine qu’elle est… Qu’elle soit ici encore remerciée !).
Et je m’attaque alors à une nouvelle difficulté, la montée de Dos d’Âne. Encore une belle difficulté. Je n’avance à rien, mais vraiment à rien de rien. Et pourtant presque personne ne me rattrape. Le raideur moyen au bout de 35 heures d’effort n’avance plus très vite… En plus, je suis exposé au soleil pendant presque toute l’ascension… Il fait une chaleur insupportable. Finalement j’en viens à bout, la deuxième partie étant finalement plus accessible que le début. Je vois l’église, je pointe, je m’arrête pensant à tort être au stade (alors qu’il était impossible de croire que je me trouvais dans un stade, mais j’essayais de m’en convaincre quand même). Il faut encore marcher un peu pour l’atteindre, ce stade. Mais la route n’était pas trop difficile, je traversais le village, bien sûr cela grimpait, mais c’était une jolie route que j’empruntais, et non pas un chemin caillouteux…
Cela sent l’arrivée, beaucoup de monde au stade, il reste 20 km, l’ascension du Piton Bâtard, et après on déroule. Je m’enquiers auprès d’une bénévole du temps qu’il faut prévoir pour arriver en haut du dernier sommet de la course. Je m’attends à quelque chose comme deux heures, c’est en tout cas ce que me dit à peu près mon plan de route. Elle me répond : « un quart d’heure ». Devant mon visage interloqué, elle poursuit : « oui, mais moi je fais ce chemin tous les dimanches, vous comprenez, c’est facile pour moi… Vous, vous allez mettre peut être une demie heure… ». Mouais, je n’y ai pas cru une seconde. Je pense qu’il y a eu une légère incompréhension avec la dame… Bref, je pointe (encore une fois), et moins de 30 secondes plus tard, mon portable sonne : il s’agit d’un copain qui me suit en live depuis la métropole, et qui me félicite d’en être arrivé là ! Eh bien on peut dire que ça, c’est du live ! En plus, ça réchauffe le cœur, ça redonne un peu de fraîcheur de sentir soutenu. Je repars gonflé à bloc pour ce « quart d’heure » de grimpette.
Tu parles d’un quart d’heure. Ca monte comme jamais, je suis lent, mais j’ai compris que les autres ne vont pas plus vite que moi. La tendinite de la nuit revient, pas méchante au début. J’arrive à ce que je crois être le sommet, j’entame la descente… heureux d’en avoir presque fini, et finalement cela remonte. Et j’ai maintenant vraiment mal avec cette tendinite. Et mon releveur du pied droit se met également à grogner. Je continue, cela n’en finit plus de monter et de descendre, et la douleur devient insupportable. Je me prends à hurler de douleur dans les petites descentes, et à pleurer de désespoir devant ce passage qui n’en finit pas. Je m’arrête sur le côté. Je prend mon téléphone, et je préviens que je vais abandonner. Je ne peux plus faire un pas, la douleur est insoutenable, c’est trop con, si près de l’arrivée… Mes larmes doivent s’entendre dans ma voix, les copains comprennent que je suis dans le dur. Et puis je me souviens de Christophe croisé dans la descente vers Aurère. Je me rappelle que lui aussi en bavait, non pas pour finir, mais seulement pour rejoindre un point où il pourrait rendre son dossard. Et je me dis que de toutes façons, là où je suis, on ne pourra pas venir me chercher. Il faudra que je marche quoi qu’il arrive. J’ai quitté les copains au téléphone en perdition complète, et le seul objectif que je me donne est de rejoindre le kiosque d’Affouches. Le chemin n’en finit pas de monter sur cette crête, je crois que je ne verrais jamais le sommet du Piton Bâtard. Je reprends la marche, ma jambe semble m’offrir un léger répit, et miracle : je tombe sur le kiosque d’Affouches, alors que je pensais que j’en étais encore loin. J’en profite pour me faire strapper ce satané genou droit, je supplie pour que l’on me donne n’importe quoi, même un placebo, j’ai trop mal, on me propose deux pilules anti-douleurs. Et je repars. La route est belle, la pente est douce, j’arrive à prendre une belle allure. Il ne reste que 13 kilomètres !!! Et là, les textos affluent. Plus tard, j’apprendrai que les copains ont lancé le plan d’urgence, et ont rameuté les troupes pour que je reçoive le plus de messages de soutien possible. L’émotion est trop forte, quand je vois ces dizaines de textos qui tombent sur le portable, je suis touché au plus profond de moi-même. Des larmes silencieuses coulent sur ma joue. Je n’ai plus le droit d’arrêter. J’arrive au dernier point de contrôle, à Colorado. Le petit drapeau Breton accroché à mon sac remporte encore un franc succès. On fait jouer la Paimpolaise à l’accordéon en mon honneur, et on me donne rendez-vous à l’arrivée. Le copain qui m’avait déjà appelé à Dos d’Âne me rappelle à ce moment là, et me dit que c’est bon…
Alors j’y vais. Je marche, j’ai toujours aussi mal, mais j’y pense à peine. Et la descente finale commence. Dieu qu’elle fût longue, combien m’ont doublé durant ces 5 derniers kilomètres ? Je ne saurai le dire. Chaque rocher était une épreuve, chaque mètre parcouru était une petite victoire. Et puis je vois le pont en dessous duquel nous passons pour rejoindre la route qui nous mène au stade de la Redoute. J’y arrive, quelques spectateurs m’encouragent de toutes leurs forces, je lis dans leur regard un immense respect, la fierté monte en moi. Il reste 300 mètres, et c’est du pur bonheur. J’appelle les copains pour les prévenir de l’imminence de mon arrivée. Il ne me reste qu’à traverser la route, et tout chavire d’un seul coup. Je pleure toutes les larmes de mon corps, j’ai trop mal, c’est trop dur, c’est trop long, je suis trop fatigué, c’est trop de bonheur, je l’ai trop voulu, c’est TROP.
Je rentre dans le stade dans un état pathétique, les glandes lacrymales fonctionnant à plein régime, les copains me font la fête comme c’est pas possible, c’est grand. Je franchis la ligne, on me passe la médaille autour du cou, je récupère mon t-shirt de finisher, c’est FINI !!!
Avant la course, j’avais dit que dès la ligne d’arrivée passée, il me faudrait une bonne bière, une dodo à la pression m’est servie quasi instantanément, je suis le roi, tout le monde se met à mon service, pourvu que je ne me réveille pas c’est génial…
Je profite à fond de ces quelques minutes qui resteront gravées à tout jamais dans ma tête, et je reprends le dessus petit à petit. Et les larmes s’estompent, laissant place à un immense sentiment de plénitude. Je mettrai plusieurs jours à remarcher correctement, je perdrai plusieurs ongles aux orteils, mais tout cela n’est rien. J’ai réussi, et cela est plein de sens après une telle aventure.
Si un jour vous en rêvez, n’hésitez pas une seconde. Les sacrifices (financiers, familiaux, …) nécessaires à l’accomplissement de ce rêve sont récompensés au centuple au bout. Mais si vous le faites, préparez vous sérieusement, cette épreuve est impitoyable, les 40% d’abandons cette année sont là pour en témoigner.
mardi 30 octobre 2007
samedi 27 octobre 2007
De retour !
Je rentre de la Réunion avec des souvenirs plein la tête, et surtout la fierté d'avoir atteint mon objectif : je suis allé au bout du Grand Raid, et donc, comme un bénévole me l'a annoncé au moment où je franchissais la ligne d'arrivée, je suis officiellement devenu un Fou !
Je prépare un compte-rendu de cette superbe aventure qui devrait arriver dans les prochains jours, sachez d'ores et déjà que le seul titre possible en sera : "Que d'émotions !"...
Je termine 422ème en 43h18'
Je prépare un compte-rendu de cette superbe aventure qui devrait arriver dans les prochains jours, sachez d'ores et déjà que le seul titre possible en sera : "Que d'émotions !"...
Je termine 422ème en 43h18'
mardi 9 octobre 2007
Départ pour la Réunion
Et voilà, nous y sommes. Demain matin c'est le départ... Une grosse semaine d'acclimatation, et ce sera le départ de cette course hors-normes qu'est la Diagonale des Fous. Vous pourrez suivre ma progression ici pendant la course (mon numéro de dossard est le 159), je vais partir sur la base prudente à mon avis de 40 heures, et j'aviserai en cours d'épreuve pour voir si je m'autorise à accélérer ensuite.
Je serai de retour fin octobre pour conter ici mes aventures, en espérant que la réussite soit là !
A bientôt...
Je serai de retour fin octobre pour conter ici mes aventures, en espérant que la réussite soit là !
A bientôt...
mercredi 3 octobre 2007
Quels objectifs pour 2008 ?
L'année 2007 n'est pas finie, l'apothéose est même encore à venir, mais il est déjà temps de réfléchir aux objectifs qui jalonneront 2008.
Une chose est sûre, l'échec (tout relatif) dans la tentative de descendre sous 2h50' au marathon doit être effacé. Et pourquoi pas s'approcher des 2h45' avec l'expérience sur la distance qui vient petit à petit ? A voir, mais je m'oriente vers une participation au marathon de Nantes au mois d'avril.
Auparavant, j'aimerais regoûter aux joies de la boue en préparant la saison de cross (je n'irai probablement pas très loin... le cross est une école d'humilité !) et éventuellement concrétiser cela en participant à un 10 km en tout début d'année afin de tenter de descendre une bonne fois pour toutes sous les 36' !
Cela nous donnerait donc cross + 10 km jusqu'au mois de février, ce qui permettrait de lancer la préparation marathon ensuite.
Une fois le marathon digéré, peut-être pourrais-je envisager quelques courses natures, à définir tant le choix est grand dans la région.
Voici les grandes lignes de ma réflexion à aujourd'hui en ce qui concerne le premier semestre 2008, il reste à déterminer plus précisément les épreuves pour qu'un véritable calendrier puisse prendre forme... A suivre donc !
Une chose est sûre, l'échec (tout relatif) dans la tentative de descendre sous 2h50' au marathon doit être effacé. Et pourquoi pas s'approcher des 2h45' avec l'expérience sur la distance qui vient petit à petit ? A voir, mais je m'oriente vers une participation au marathon de Nantes au mois d'avril.
Auparavant, j'aimerais regoûter aux joies de la boue en préparant la saison de cross (je n'irai probablement pas très loin... le cross est une école d'humilité !) et éventuellement concrétiser cela en participant à un 10 km en tout début d'année afin de tenter de descendre une bonne fois pour toutes sous les 36' !
Cela nous donnerait donc cross + 10 km jusqu'au mois de février, ce qui permettrait de lancer la préparation marathon ensuite.
Une fois le marathon digéré, peut-être pourrais-je envisager quelques courses natures, à définir tant le choix est grand dans la région.
Voici les grandes lignes de ma réflexion à aujourd'hui en ce qui concerne le premier semestre 2008, il reste à déterminer plus précisément les épreuves pour qu'un véritable calendrier puisse prendre forme... A suivre donc !
dimanche 30 septembre 2007
Chapeau Monsieur Gebreselassie !

Haile Gebreselassie a profité des conditions optimales réunies ce matin à Berlin pour battre le record du monde du marathon : 2h04'26" !!! L'ancienne marque était située à 2h04'55", par Paul Tergat, déjà sur ce même parcours de Berlin, décidément ultra rapide. La performance est d'autant plus remarquable car Paul Tergat avait bénéficié en 2003 de la présence à ses côtés jusqu'à l'arrivée de Sammy Korir, ce mano a mano ayant favorisé ce chrono d'exception, alors que "Gebre" a terminé l'épreuve avec plus de 2 minutes d'avance sur le second Abel Kirui. Il n'a pu compter que sur lui-même pour soutenir le train d'enfer qui devait le mener vers cet exploit.
Sa dernière tentative contre ce record s'était soldée par un abandon lors du dernier marathon de Londres, démontrant une fois encore la difficulté et le caractère parfois aléatoire en dépit d'une préparation pointue de ces mythiques 42,195 km, ceci ne donnant que plus de relief à sa performance extraordinaire d'aujourd'hui.
Un grand bravo donc à cet immense athlète, qui pourrait devenir encore un peu plus grand en s'imposant l'an prochain dans le marathon des Jeux Olympiques... C'est tout le mal que je lui souhaite !
lundi 24 septembre 2007
Dernière sortie longue
Hier matin, je me suis offert ma dernière sortie longue avant le jour J. Je suis donc sorti pendant un peu moins de 3 heures, sur un parcours vallonné (rien cependant à côté de ce qui m'attend, mais on fait avec ce que l'on a sous la main...), totalisant un peu plus de 450 mètres de D+ pour une distance de 31km (ah oui, j'ai oublié de vous dire, j'ai un nouveau joujou : un Polar s725x, qui garde en mémoire tous les paramètres de mes sorties => chrono bien sûr, fréquence cardiaque, distance parcourue, altitude, dénivelé, vitesse, ... j'adore !).
Inutile de dire que j'ai été lent sur la sortie, encore que depuis l'Euskal, mes repères ont volé en éclats, la notion de lenteur devient relative. Je me suis efforcé de garder le contrôle de l'allure, je marchais dans les côtes dès qu'elles étaient prononcées, je veillais particulièrement à mon ravitaillement (afin de corriger le tir par rapport à l'Euskal), bref, je me suis mis en situation, dépaysement et pourcentage des pentes mis à part.
A l'issue de cette dernière sortie longue, effectuée alors que je n'ai pas encore tout à fait récupéré de ma balade dans les montagnes Basques, j'avoue que je me sens un peu fatigué. Ca tombe bien, il est temps de commencer à faire du jus dans la perspective du 19 octobre, je vais donc me reposer désormais. Je vais m'attacher à fignoler la stratégie de course (le contenu des sacs d'assistance notamment), en m'appuyant sur les prévisions du calculateur que l'on truove sur le site softrun.fr (je ne compte pas sur cet outil pour me donner mon temps ne serait-ce qu'à deux ou trois heures près, mais puisqu'il intègre le parcours de la Diagonale des Fous en détail (distances et dénivelés), j'aurai une idée réaliste du temps à prévoir entre deux points).
On approche, la date du départ pour la Réunion est fixée au 10 octobre...
Inutile de dire que j'ai été lent sur la sortie, encore que depuis l'Euskal, mes repères ont volé en éclats, la notion de lenteur devient relative. Je me suis efforcé de garder le contrôle de l'allure, je marchais dans les côtes dès qu'elles étaient prononcées, je veillais particulièrement à mon ravitaillement (afin de corriger le tir par rapport à l'Euskal), bref, je me suis mis en situation, dépaysement et pourcentage des pentes mis à part.
A l'issue de cette dernière sortie longue, effectuée alors que je n'ai pas encore tout à fait récupéré de ma balade dans les montagnes Basques, j'avoue que je me sens un peu fatigué. Ca tombe bien, il est temps de commencer à faire du jus dans la perspective du 19 octobre, je vais donc me reposer désormais. Je vais m'attacher à fignoler la stratégie de course (le contenu des sacs d'assistance notamment), en m'appuyant sur les prévisions du calculateur que l'on truove sur le site softrun.fr (je ne compte pas sur cet outil pour me donner mon temps ne serait-ce qu'à deux ou trois heures près, mais puisqu'il intègre le parcours de la Diagonale des Fous en détail (distances et dénivelés), j'aurai une idée réaliste du temps à prévoir entre deux points).
On approche, la date du départ pour la Réunion est fixée au 10 octobre...
Libellés :
Diagonale des Fous,
Entraînement,
Sortie longue
mercredi 19 septembre 2007
Euskal Endurance - le récit
Afin de mettre tous les atouts de mon côté dans la perspective d’aller au bout de la prochaine Diagonale des Fous, et étant donné mon inexpérience totale à la fois du long et du dénivelé, il m’est apparu indispensable de m’aligner sur une épreuve d’ultra en montagne, « pour voir ». Ce sera donc l’Euskal Endurance, une boucle de 65 km et 3700 m D+ dont le départ et l’arrivée se situent à Saint Etienne de Baïgorry, petit village typique du pays Basque.Cette épreuve sera pour moi l’occasion de tester le matériel (les chaussures, le sac à dos, les vêtements, …) mais également la gestion de course (que ce soit la répartition de l’effort ou la gestion de l’alimentation).
L’arrivée la veille de la course, en milieu d’après-midi, me permet d’aller tranquillement retirer mon dossard, et d’observer mes futurs compagnons d’aventure… J’ai lu quelque part qu’il n’y avait rien de plus banal qu’un coureur d’ultra. Ce n’est peut-être pas tout à fait vrai, mais il faut bien concéder que les profils sont variés : cela va du jeune loup au visage taillé à la serpe jusqu’à la petite quinquagénaire, dont le physique ne laisse pas deviner qu’elle va se lancer dans une aventure démesurée pour le commun des mortels. Un détail semble cependant réunir tous ces athlètes : un regard plein de détermination, de sérénité.
Après avoir bu un échantillon de la bière locale et dépensé quelques euros dans les spécialités locales (une tome d’Ossau Irraty et une caisse de vin blanc d’Irouléguy), vient l’heure de la Pasta Party. L’ambiance est très décevante : sans doute la proximité du départ, et l’ampleur de la tâche à accomplir viennent elles calmer les ardeurs des coureurs. On parle à voix basse, et surtout on ne s’attarde pas. Il est vrai que le départ est donné à 6 heures, et que le contrôle des sacs est effectué dès 5h15… La nuit sera donc courte.
Malgré cela, le sommeil a été bon, et c’est sans difficulté que je me lève à 4h15. Je me prépare rapidement, je mange en me forçant un peu, sachant que je ne risque pas de trop manger, vu ce qui m’attend d’entrée de course… Il est 5 heures, et le centre du village est plein de trailers…
Le contrôle des sacs est une formalité vite expédiée, mais c’est l’occasion de me rendre compte que l’équipement obligatoire n’est pas respecté par tous. Je dois être l’un de ceux qui ont le sac le plus lourd, et pourtant j’ai le minimum : 1,5 l d’eau, un vêtement contre la pluie et le froid, une couverture de survie, un sifflet et quelques barres de céréales et autres gels. Bon, j’admets que j’ai également un téléphone portable, ainsi qu’un appareil photo… mais je ne suis pas sûr que cela explique la différence de volume de mon sac avec ceux de certains… Tant pis, au moins je ne manquerai de rien. J’observe une fois encore les concurrents qui m’entourent, la plupart sont équipés de bâtons, ce n’est pas mon cas. J’entends derrière moi une voix qui me paraît ‘expérimentée’, de fait, le propriétaire de cette voix est un vaillant V4, en pantalon trois quart en toile, quand d’autres disposent de tenues high tech… Sa sérénité au départ dans cette effervescence m’a paru impressionnante. L’attente passe finalement assez vite, et bien que je n’aie rien entendu, il semble que le départ ait été donné, puisque le peloton s’ébranle.Nous partons tout d’abord pour un petit tour du village destiné à étirer un peu la troupe avant d’attaquer la première difficulté. Je suis surpris par le rythme élevé imprimé par les premiers, et surtout par la quantité de coureurs qui me passent devant alors que j’ai l’impression de partir trop vite… Je me raisonne cependant, je n’ai que trop conscience de la difficulté de ce qui m’attend. Nous abordons finalement une pente au pourcentage respectable et j’essaie de courir aussi longtemps que c’est possible, c'est-à-dire pas longtemps du tout. Nous sommes encore sur le bitume pour quelques dizaines de mètres, puis nous attaquons l’ascension d’Autza. Le chemin est très étroit, il ne fait jamais plus de 30 centimètres de large. Nous ne le distinguons pas vraiment puisqu’il fait nuit, et que nos frontales n’éclairent pas très loin, mais le chemin est à flanc de montagne, et la pente à notre droite est abrupte, il ne s’agit pas de mettre un pied hors du chemin, sinon la chute serait douloureuse… Du coup, je décide de pencher à gauche, comme ça, si je dois tomber, ce sera dans les fougères, et pas dans le vide ! J’emboîte le pas d’un solide gaillard qui semble être du coin, il connaît la course dans les moindres détails. J’écoute avec attention tous les conseils qu’il donne, il me demande si je veux passer, je réponds que non, bien m’en a pris… En levant la tête (événement rare, tant je prenais garde à regarder où je mettais les pieds…) je distingue une splendide guirlande de lumières au-dessus de moi (très au-dessus) et cette guirlande continue de serpenter très en-dessous de moi. Le spectacle est magique, mais me fait également prendre conscience que cette montée que je trouve déjà difficile est loin d’être terminée. A peu près aux deux tiers de la pente, un léger replat, je crois que c’est terminé, mais c’est pour mieux repartir… La fin de l’ascension est très pentue, les derniers 100 mètres de dénivelé sont interminables. Enfin c’est fait, au bout de deux heures d’effort, je suis à 1300 mètres d’altitude (nous sommes partis de 150 mètres). Déjà plus de 1000 mètres de D+ gravis, un peu moins du tiers du total de la course. Deux heures de course donc, et j’ai parcouru… 8 kilomètres !!! Qu’ils sont lointains mes repères de routard !
L’inconvénient sur les courses de montagne, c’est qu’après avoir franchi un sommet, il faut immédiatement redescendre. Et la descente n’est jamais de tout repos… Le sol n’est pas régulier, et surtout les pieds claquent, les cuisses encaissent… Le premier ravitaillement intervient au terme de cette descente, à Berdaritz, au km 16, à 685 m d’altitude, après 2h45 de course. Un verre de coca, deux verres d’eau gazeuse, le temps de manger une barre de céréale et de remettre la frontale dans le sac, c’est reparti. Immédiatement, nous voilà dans la seconde ascension du jour, qui nous mènera à 1188 mètres d’altitude, celle d’Argintzu. Je pars d’un bon pas (j’ai renoncé depuis longtemps à courir dans les côtes…), le pourcentage est raisonnable. Après un léger replat qui m’a donné l’occasion de courir un peu, j’attaque la deuxième partie de l’ascension, et là je tombe sur un véritable mur. Je me doutais bien que je ne m’alimentais pas assez régulièrement, mais j’en constate les premiers effets. Rien de bien méchant pour le moment, mais je ne suis pas au top… Bref, cela ne va pas m’aider dans l’immédiat. Ce mur est d’une telle difficulté que je suis contraint de mettre les mains pour faciliter ma progression. Heureusement cette partie ne dure pas très longtemps, mais c’est à peine plus facile derrière. Je peine vraiment. Je surveille mon altimètre avec inquiétude, je ne vois pas le bout de cette difficulté. J’en viens cependant finalement à bout, mais le constat s’impose : je n’ai parcouru que 26 km, il m’en reste 40, et je ne suis pas au mieux. C’est pas gagné. Nouvelle descente, pas trop méchante, ravitaillement, encore une occasion perdue de me refaire la cerise, je repars… J’attaque la montée de l’Adi, qui nous emmènera au point culminant de la course, à 1450 m d’altitude. Dans les premiers hectomètres de montée, je dépasse un petit bout de femme qu’il me semble bien avoir déjà doublé bien plus tôt dans la course. Elle a un secret, c’est sûr. Pour l’instant je n’en fais pas cas, nous sommes sur un chemin forestier, la pente est relativement douce, je me dis que finalement l’Adi c’est haut, mais ce n’est pas si dur… Et je tourne à gauche pour sortir du chemin forestier, je suis désormais à découvert, au milieu des moutons et des pottocks (ces petits chevaux sauvages typiques), et je suis devant sa Majesté l’Adi. Il se dresse devant moi, il me reste 300 mètres de dénivelé avant d’en atteindre le sommet, et la pente n’est plus la même. C’est impensable. Je fais des pas de 10 centimètres au prix d’efforts considérables, j’ai l’impression de ne pas avancer, et pourtant je vais plus vite que mes compagnons de course du moment… Voilà que je ressens de nouveau les effets de ma mauvaise gestion de l’alimentation. Je lutte, j’atteins une partie de la montée encore plus difficile si c’était possible : la pente est la même, mais ce n’est plus de l’herbe, mais des grosses pierres qu’il s’agit de franchir. Chaque pas est une épreuve. Je distingue les pointeurs au sommet qui ne sont qu’à 200 mètres de moi, mais les efforts pour les rejoindre sont démesurés. Finalement, j’y parviens, trop content je m’arrête, je me fais prendre en photo dans ce lieu magique où la vue est splendide par un concurrent bien sympathique. J’amorce la descente, symétrique de la montée, c'est-à-dire qu’elle présente une déclivité impressionnante. Pour atténuer cela, la stratégie majoritaire consiste à dessiner des courbes de plus moins grand rayon… jusqu’au moment où je vois débouler à côté de moi le petit bout de femme dont je parlais un peu plus haut : je viens de découvrir son secret. C’est une descendeuse hors pair, elle descend tout droit dans la pente, sans se poser la moindre question, et surtout sans que ses cuisses ne la fassent apparemment souffrir. Je suis bluffé, et l’écart qu’elle creusera dans cette descente sera suffisant pour que je ne la revoie qu’à l’arrivée.
Bon, le moral est à la hausse, mais les réserves énergétiques sont elles à la baisse. Il est d’ores et déjà décidé qu’après les 5 km de descente qui s’annoncent, je m’arrête vraiment au gros ravitaillement de la mi-course. De toutes façons, je n’avais pas le choix. Je suis dans le dur, je n’arrive plus à courir même sur le plat… J’engloutis deux sandwichs dont l’un était au chorizo afin de nous rappeler que nous sommes alors en territoire espagnol ! Je bois énormément, je m’assois ensuite sur un banc à l’ombre, il était temps… Je me suis arrêté 20 minutes. Je repars, pas totalement retapé, mais cela va mieux. Comme d’habitude, après un ravitaillement, nous attaquons une nouvelle difficulté. Celle-ci passe au mental, je refais surface peu à peu. Il reste alors 25 km à parcourir, et je commence à trouver le temps long, déjà 7h30’ de course, même si je pense que le plus dur est passé. Le relief sera désormais moins compliqué, et j’ai évité (de peu) l’hypoglycémie. Vient alors un long passage en crête, le chemin monte et descend sans jamais vraiment choisir son sens pendant une dizaine de kilomètre. Je reprends du poil de la bête, j’arrive au dernier ravitaillement, à Ehuntzaroy, je m’assois quelques secondes. J’entends alors une femme venue à la rencontre de son mari à ce point le chambrer gentiment : « tu veux que je te passe ta frontale, parce qu’à l’allure où tu avances, tu vas arriver de nuit ! ». J’éclate de rire, et je décide instantanément de repartir, me disant que je n’aurai pas moins mal aux cuisses dans 5 minutes. Et c’est parti pour l’ultime montée. Cette fois je marche d’un bon pas, j’ai pleinement récupéré. Et surtout cela commence à sentir la fin. Je vois devant moi l’ombre d’un aigle qui vole au-dessus de moi, j’espère qu’il ne m’a pas choisi pour cible… surtout qu’il passe et repasse. Il finit par s’en aller. Cette dernière montée n’est rien à côté de celles que j’ai pu voir en début de course, je suis bien, je sais désormais que je vais finir. Je franchis donc Adarza, 1250 mètres d’altitude au bout de 9h45’ d’efforts. Il ne reste plus que 10 kilomètres de descente. Mais, vu l’état de mes quadriceps, cela ne va pas être une partie de plaisir. En plus, j’avais cru voir sur le profil du parcours qu’il n’y avait QUE de la descente jusqu’à l’arrivée… Quel désespoir quand je vois que nous remontons légèrement… Moi qui avait l’œil rivé sur l’altimètre qui égrenait les mètres restant à descendre, voilà du rab’ ! Tant pis, je suis plus frais que les concurrents autour de moi, je relance franchement, malgré ma technique désastreuse en descente, j’en double quelques-uns puisque le chemin devient moins technique. Finalement, nous atteignons une route goudronnée, toujours descendante, mais les appuis sont tellement plus prévisibles… Ca sent la fin ! Je rejoins une concurrente à deux kilomètres de l’arrivée, et je termine cette course avec elle, me mettant en retrait quelques dizaines de mètres avant la ligne afin de ne pas lui voler les applaudissements qu’elle a plus mérité que moi.
Ca y est, je suis un finisher ! Je reçois mon T-shirt, témoin de ma réussite, que c’est bon d’y être arrivé ! Je termine 124ème sur 285 arrivants (pour 350 partants) en 11h04’.
lundi 17 septembre 2007
Euskal Endurance - que la montagne est belle... mais dure !
Je n'ai pas encore eu le temps de mettre en forme un récit complet de cette superbe aventure qu'a été cette participation à l'Euskal Endurance, mais je vous livre d'ores et déjà mes premières impressions : c'est magnifique, c'est dur, et c'était indispensable à mon avis avant d'aller me frotter à la Diagonale des Fous.
Je termine 124ème, en 11h04', mais c'est anecdotique, l'important est ailleurs, j'essaierai de faire un compte-rendu détaillé agrémenté de quelques photos le plus rapidement possible.
A noter cependant la victoire d'un Morbihannais qui avait bien préparé son affaire : Christophe Malardé (il décrit sa préparation dans son blog).
L'ensemble des résultats se trouve sur le site de l'épreuve.
Je termine 124ème, en 11h04', mais c'est anecdotique, l'important est ailleurs, j'essaierai de faire un compte-rendu détaillé agrémenté de quelques photos le plus rapidement possible.
A noter cependant la victoire d'un Morbihannais qui avait bien préparé son affaire : Christophe Malardé (il décrit sa préparation dans son blog).
L'ensemble des résultats se trouve sur le site de l'épreuve.
mardi 11 septembre 2007
Auray-Vannes : objectif atteint !
Et oui, autant le dire tout de suite, l'objectif de moins d'1h20' sur Auray Vannes a été atteint dimanche après-midi. Ma satisfaction est grande, car les conditions n'étaient pas des plus favorables : il a fait chaud (comme toujours sur Auray-Vannes me répondrez-vous à raison), mais nous avons également eu droit à un vent de face usant sur la deuxième moitié du parcours.
Mais prenons les choses dans l'ordre :
Il m'arrive parfois sur certaines courses de mal gérer mon alimentation. En fait, le stress d'avant course me coupe la faim, et du coup, il m'est arrivé par le passé de subir des hypoglycémies plus ou moins sévères sur des courses. Etant donné l'investissement que j'ai consenti dans cette préparation, je voulais absolument éviter ce type de problème, j'ai donc été vigilant. Ensuite, l'attente à Auray peut parfois être longue si l'on prend les premières navettes, et étant donnée la chaleur qui règnait dimanche après-midi, j'ai choisi de prendre l'un des derniers bus, qui partait de Vannes vers 13 heures. L'attente était donc réduite, cela faisait autant de temps en moins en plein soleil...
L'échauffement ne laissait présager rien de bon : les jambes étaient lourdes, j'avais du mal à accélérer... Je me suis donc isolé dans mon coin afin de ne pas avoir à subir l'échauffement des copains, et trottiner à mon allure, sans avoir à répondre aux questions du style "alors, tu te sens bien ?". Non, je ne me sens pas bien, et ça me fait ch... Entre les conditions climatiques et ces mauvaises sensations, l'objectif était déjà revu à la baisse. Je ne visais plus qu'1h22' au mieux, comme l'an dernier quoi. C'était bien la peine de se préparer comme je l'ai fait...
Allez, je rentre dans le sas de départ, la tension monte, je suis tout seul dans ces moments là... Tout peut s'écrouler autour de moi, je suis dans mon monde. Je suis finalement étonnament calme, j'ai déjà oublié les mauvaises sensations, je n'attends plus qu'une chose : le coup de feu libérateur.
Il finit par arriver, et les jambes lourdes de l'échauffement sont parties, et apparemment, une paire toute neuve a été installée dans le sas de départ... Je longe le côté gauche de la route, je frôle les spectateurs, et je remonte petit à petit le peloton afin de me caler à un rythme qui me convient. Ce premier kilomètre monte énormément, mais on ne le sent presque pas tant le peloton est compact, et surtout, nous avons la fraîcheur du départ. Je passe en 3'44", dans l'allure. Ca ne m'arrive pas si souvent d'être immédiatement sur le bon rythme, c'est un bon point. Du coup, je me fixe à cette allure, je me promène littéralement... Dire qu'une semaine auparavant, je me demandais comment j'allais pouvoir tenir l'allure pendant 5 km, là j'arrive au pied de la côte de Baden, soit au kilomètre 7 dans un véritable fauteuil.
Cette côte de Baden constitue le premier instant de vérité. Je surveille mon cardio, le rythme de croisière fixé par le coach se situe à la fc de 173. Donc, je ne m'éloigne pas trop de cette référence... Baden, ça monte beaucoup quand même ! La fc s'élève un peu, 174, 175, 176. Pas d'affolement, je contrôle, et je ralentis autant que nécessaire pour ne pas payer derrière le prix d'une trop grande témérité dans les bosses. Comme par hasard, la relance en haut se trouve considérablement facilitée par la bonne gestion de la montée ! Je remets donc tout de suite la machine au rythme de croisière, je me stabilise à cette fc de 173. C'est ainsi que je passe le 10ème kilomètre en 37'20". Pas mal pour un type qui a couru à Langueux en 37'19" (mais en courant comme un cochon il est vrai ;-)) ! C'est à ce moment que le vent se fait vraiment sentir, en fait les grandes lignes droites qui constituent la deuxième partie du parcours seront toutes perturbées par ce vent de face. Les kilomètres en descentes seront nettement moins rapides que prévu. Je sais déjà que les 10 prochains kilomètres seront plus lents, et je commence à faire les calculs pour évaluer la marge dont je dispose pour atteindre quand même l'objectif. Il faut bien s'occuper l'esprit pendant une course...
La côte du Moustoir, à laquelle on pense peut-être un peu moins lorsque l'on parle du profil du parcours d'Auray-Vannes, cette montée en 3 temps, s'avère difficile. Plus difficile que ce dont je me rappelais. Je suis contraint de considérablement ralentir l'allure pour ne pas trop monter dans les tours... Le 12ème kilomètre est parcouru en 4'02", le 13ème en 4'26" !!! Et pourtant je ne m'affole pas, cela fait partie de la stratégie... Bon sang, j'ai quand même laissé du temps dans l'affaire ! Allez tant pis, c'était la dernière difficulté où je devais me retenir. Cette fois-ci, la machine est lancée pour de bon, rien ne me ralentira plus, pas même la côte du Vincin. Les jambes tournent bien, les kilomètres défilent, la côte du Vincin est avalée, je ne regarde plus le cardio, puisque j'entre dans la phase finale de la course où je peux lâcher les chevaux. C'est là que j'ai peut-être été un peu trop prudent, avec le recul, je pense que j'aurais pu accélérer plus franchement dès le 18ème kilomètre. Bref, ce sera pour une autre fois. Les spectateurs m'annoncent que je suis aux alentours de la 60ème place, l'an dernier, j'ai fini 67ème en bénéficiant des départs trop rapides de nombreux coureurs qui avaient mésestimé l'influence de la chaleur alors que moi j'étais parti un peu en-dedans puisque j'étais en prépa marathon. Je veux au moins maintenir ma place pour faire mieux que l'an dernier... Je tourne à gauche, je longe l'école de Police. Ca sent l'arrivée. J'accélère encore un peu, j'entends des spectateurs qui m'encouragent en criant mon prénom, je n'arrive pas à les identifier, qu'importe, je lève la main en signe de remerciement. L'arche du 20ème, cette fois-ci c'est fini, je donne tout. Je remonte quelques coureurs, j'entre sur le stade, je vois le chrono qui égrène les secondes, 1h19'40", il me reste quoi ? 100 mètres ? Un peu plus ? Un peu moins ? Je crois que c'est bon, je suis en sprint tout autour de la piste, et je franchis la ligne d'arrivée en sachant que même le temps officiel sera sous 1h20', du coup je lève les bras en signe de victoire (heureusement que j'ai sprinté... le dernier kilomètre a été le plus rapide de la course : 3'31" !). Je finis la course dans un remarquable état de fraîcheur par rapport à la chaleur et à l'intensité de l'effort, je termine 55ème en 1h19'55" temps officiel, et 1h19'51" temps réel. Ma satisfaction est immense, j'ai le sentiment du devoir accompli après cette jolie préparation que m'a concoctée Charlie. Merci coach... Tu as su tirer un joli résultat de mon potentiel en très peu de temps. Et il y aura d'autres échéances !
Maintenant, place à l'Euskal Endurance, dès samedi, un petit apéritif avant la Diagonale des Fous !!!
P.S. merci au site "Courir en Bretagne" pour les photos qui illustrent cet article
lundi 3 septembre 2007
Dernière ligne droite...
Nous sommes aujourd'hui à 6 jours d'Auray-Vannes. Je porterai le dossard 1848 (information capitale, vous en conviendrez...), mais il va falloir que je réclame pour avoir la pastille de couleur qui donne accès au sas préférentiel. Il y a manifestement eu un problème à ce niveau, mais bon c'est anecdotique.
La dernière semaine d'entraînement s'est très bien déroulée, la sortie longue de ce week-end a été un pur plaisir, je crois que la forme est là (évidemment, si je me plante, je me dépêcherai de modifier ce message, et j'écrirai à la place que ma préparation a été perturbée par une blessure ;-)). Il n'y a plus qu'à faire du jus cette semaine, et espérer qu'il n'y ait ni trop de soleil, ni trop de vent dimanche prochain. Allez, on va dire que ça va le faire !
En ce qui concerne l'échéance suivante, à savoir l'Euskal Endurance dans un premier temps, je suis bien sur la liste des inscrits, je porterai le dossard 260 (je rappelle pour ceux qui font des stats que mon dossard pour la Diagonale des Fous est le 159 :-)). Plus le temps passe, et plus j'appréhende ce baptême de l'ultra... J'entrerai ce jour là dans l'inconnu, mais je pense que cette étape est indispensable pour identifier les principales difficultés de l'exercice avant de partir à la Réunion. Je suis presque prêt au niveau de l'équipement, j'ai même acheté une paire de Salomon XA pro 3D neuves sur eBay à 53 euros... Pas mal, non ? Elles sont nickels, je suis tombé sur un type qui les avait achetés et s'est rendu compte après une sortie qu'elles étaient un poil trop petites. Pour moi elles sont parfaites. Inutile de vous dire qu'elles sortent régulièrement en ce moment, histoire de les "faire".
Bon, à partir de maintenant, tout va s'enchaîner rapidement, Auray-Vannes dimanche, l'Euskal Endurance le samedi suivant, et 3 semaines et demi plus tard, ce sera le décollage pour la Réunion. Il va falloir tenir le rythme.
La dernière semaine d'entraînement s'est très bien déroulée, la sortie longue de ce week-end a été un pur plaisir, je crois que la forme est là (évidemment, si je me plante, je me dépêcherai de modifier ce message, et j'écrirai à la place que ma préparation a été perturbée par une blessure ;-)). Il n'y a plus qu'à faire du jus cette semaine, et espérer qu'il n'y ait ni trop de soleil, ni trop de vent dimanche prochain. Allez, on va dire que ça va le faire !
En ce qui concerne l'échéance suivante, à savoir l'Euskal Endurance dans un premier temps, je suis bien sur la liste des inscrits, je porterai le dossard 260 (je rappelle pour ceux qui font des stats que mon dossard pour la Diagonale des Fous est le 159 :-)). Plus le temps passe, et plus j'appréhende ce baptême de l'ultra... J'entrerai ce jour là dans l'inconnu, mais je pense que cette étape est indispensable pour identifier les principales difficultés de l'exercice avant de partir à la Réunion. Je suis presque prêt au niveau de l'équipement, j'ai même acheté une paire de Salomon XA pro 3D neuves sur eBay à 53 euros... Pas mal, non ? Elles sont nickels, je suis tombé sur un type qui les avait achetés et s'est rendu compte après une sortie qu'elles étaient un poil trop petites. Pour moi elles sont parfaites. Inutile de vous dire qu'elles sortent régulièrement en ce moment, histoire de les "faire".
Bon, à partir de maintenant, tout va s'enchaîner rapidement, Auray-Vannes dimanche, l'Euskal Endurance le samedi suivant, et 3 semaines et demi plus tard, ce sera le décollage pour la Réunion. Il va falloir tenir le rythme.
dimanche 26 août 2007
Un gros week-end...
La préparation pour Auray-Vannes bat son plein, je me suis offert un gros week-end d'entraînement.
Samedi, une séance spécifique semi-marathon, sous la forme de 2x3000 puis 1x2000, avec à chaque fois 2' de récup. Les répétitions ont été effectuées sur la base de 3'41"/km, allure théorique d'un semi plat (loin d'être le cas d'Auray Vannes...).
Il n'y a pas si longtemps, une telle séance m'aurait procuré une certaine appréhension... eh bien là, tout s'est bien passé. Les temps ont été respectés sans difficulté majeure (j'ai même eu tendance à partir un peu vite), le tout sans finir à l'agonie.
Mais il ne fallait pas en rester là... Aujourd'hui, sortie longue (1h35') avec augmentation de l'allure par palier, sur la fatigue de la séance de la veille. Les jambes sont dures dès le départ, hausser le rythme au bout de 30 puis de 50 minutes est bien difficile, finalement tout passe, mais que cela fait du bien quand cela s'arrête !
La charge d'entraînement augmente progressivement, pour l'instant j'encaisse bien le choc, j'espère que je vais concrétiser toutes ces promesses...
Samedi, une séance spécifique semi-marathon, sous la forme de 2x3000 puis 1x2000, avec à chaque fois 2' de récup. Les répétitions ont été effectuées sur la base de 3'41"/km, allure théorique d'un semi plat (loin d'être le cas d'Auray Vannes...).
Il n'y a pas si longtemps, une telle séance m'aurait procuré une certaine appréhension... eh bien là, tout s'est bien passé. Les temps ont été respectés sans difficulté majeure (j'ai même eu tendance à partir un peu vite), le tout sans finir à l'agonie.
Mais il ne fallait pas en rester là... Aujourd'hui, sortie longue (1h35') avec augmentation de l'allure par palier, sur la fatigue de la séance de la veille. Les jambes sont dures dès le départ, hausser le rythme au bout de 30 puis de 50 minutes est bien difficile, finalement tout passe, mais que cela fait du bien quand cela s'arrête !
La charge d'entraînement augmente progressivement, pour l'instant j'encaisse bien le choc, j'espère que je vais concrétiser toutes ces promesses...
lundi 13 août 2007
Jusqu'ici, tout va bien...
Une petite mise à jour pour donner des nouvelles. Dans l'attente des choses sérieuses, mon côté compétiteur n'a pas pu se satisfaire d'un second semestre uniquement dédié à des défis longs et sans chrono ou presque. Pour le moment, je me suis donc donné pour objectif intermédiaire de m'approcher le plus possible d'1h20' lors du semi-marathon Auray-Vannes. Cette préparation me permet de "patienter". Bon OK, la tâche n'est pas mince, et les choses sont déjà sérieuses. Disons simplement alors que je suis en terrain connu, et c'est rassurant. Après le 9 septembre, je ne maîtriserai plus grand'chose...
Poour le moment, les séances s'enchaînent bien, le moral est bon, pas de problème à signaler. J'ai l'impression que les sensations sont OK, les séances de fractionné passent dans les allures prévues... tout roule ! Evidemment, la Réunion me trotte toujours dans un coin de la tête, et cela permet de relativiser la moindre séance que je commencerais à trouver un peu longuette.
Cela dit, et malgré l'ampleur du programme des deux mois à venir, je commence déjà à envisager le planning du printemps prochain. Quels seront les objectifs ? Je crois qu'une nouvelle tentative sur marathon s'impose. Le marathon c'est tellement bon ;-), une fois que l'on y a goûté, on ne peut plus s'en passer. Si, je vous jure !!!
J'aimerais tenter une qualification pour les championnats de France de la distance (si ceux-ci sont reconduits par la FFA, mais c'est une autre histoire...), et ceci implique la signature d'une licence dans un club. Nous verrons en temps utile tout cela, ne nous hâtons pas.
Bref, le moral est au beau fixe, les projets foisonnent, n'hésitez pas à revenir ici pour suivre le prochain épisode !
PS : si des coureurs bretons (ou limitrophes, ne soyons pas sectaires ;-)) inscrits à l'Euskal Endurance venaient se perdre sur ce blog, qu'ils n'hésitent pas à se signaler, un déplacement commun serait peut-être envisageable !
Poour le moment, les séances s'enchaînent bien, le moral est bon, pas de problème à signaler. J'ai l'impression que les sensations sont OK, les séances de fractionné passent dans les allures prévues... tout roule ! Evidemment, la Réunion me trotte toujours dans un coin de la tête, et cela permet de relativiser la moindre séance que je commencerais à trouver un peu longuette.
Cela dit, et malgré l'ampleur du programme des deux mois à venir, je commence déjà à envisager le planning du printemps prochain. Quels seront les objectifs ? Je crois qu'une nouvelle tentative sur marathon s'impose. Le marathon c'est tellement bon ;-), une fois que l'on y a goûté, on ne peut plus s'en passer. Si, je vous jure !!!
J'aimerais tenter une qualification pour les championnats de France de la distance (si ceux-ci sont reconduits par la FFA, mais c'est une autre histoire...), et ceci implique la signature d'une licence dans un club. Nous verrons en temps utile tout cela, ne nous hâtons pas.
Bref, le moral est au beau fixe, les projets foisonnent, n'hésitez pas à revenir ici pour suivre le prochain épisode !
PS : si des coureurs bretons (ou limitrophes, ne soyons pas sectaires ;-)) inscrits à l'Euskal Endurance venaient se perdre sur ce blog, qu'ils n'hésitent pas à se signaler, un déplacement commun serait peut-être envisageable !
mercredi 1 août 2007
Nous avons failli gagner !
Ce week-end, j'ai recouru en compétition pour la première fois depuis plus d'un mois. J'ai en effet participé au biathlon de Bains sur Oust (35). Pour être tout à fait précis, il s'agissait d'une course composé d'une partie de course à pied et d'une partie de VTT. Il est possible de tout faire seul, ou bien en équipe. Etant donné mon niveau lamentable en VTT, j'ai laissé cette partie à un spécialiste.
La partie course à pied était courte, puisque la distance à couvrir n'était que de 8,4 km, alors qu'il y avait 21 km à couvrir pour les cyclistes. Le parcours était très plat, hormis un "mur" qui nous faisait grimper de 3 ou 4 mètres en quelques enjambées, que nous avons franchi 3 fois. La boue ou au moins les flaques d'eau étaient présentes, il fallait choisir soigneusement ses trajectoires...
Quoi qu'il en soit, ma mission consistait à perdre le moins de temps possible, de manière à rendre possible le retour de mon coéquipier sur la tête de la course (oui, il est fort mon coéquipier, je suis le boulet de l'équipe ;-)). Je suis parti vite sans plus, et je me suis rapidement calmé, me remémorant des souvenirs pas si anciens (Langueux notamment...) de départs trop rapides qui font mal et qui laissent des regrets. Je me suis retrouvé 6ème de la course, je me suis calé dans un rythme qui me convenait bien, et je n'ai jamais fléchi, tout juste ai-je fini un peu "à l'arrach'". Je suis remonté à la 5ème place, couvrant les 8,4 km en 31'55", rendant un peu moins de 3' aux premiers, ce qui n'avait rien d'insurmontable pour la gagne. J'ai eu de bonnes sensations, je suis relativement satisfait de moi, je crois que la forme arrive.
Bon, l'histoire n'est pas tout à fait finie... Mon équipier doit aller chercher la victoire... Il pointe à 1'40", puis 1'20". Je l'attends à la sortie du bois pour lui donner l'écart à peu près à la moitié de son parcours, 1 minute passe, 2 minutes... Il s'est passé quelque chose. Il finit par débouler au bout de 3'45", le temps pour lui de m'annoncer qu'il avait cassé sa chaîne. Pas mal : moins de 3 minutes pour réparer ! Mais là, c'était vraiment trop dur pour revenir, et la mécanique nous ayant trahis, la victoire sera pour une prochaine fois ! La deuxième place a quand même été une belle consolation...
Allez, je retourne m'entraîner !
La partie course à pied était courte, puisque la distance à couvrir n'était que de 8,4 km, alors qu'il y avait 21 km à couvrir pour les cyclistes. Le parcours était très plat, hormis un "mur" qui nous faisait grimper de 3 ou 4 mètres en quelques enjambées, que nous avons franchi 3 fois. La boue ou au moins les flaques d'eau étaient présentes, il fallait choisir soigneusement ses trajectoires...
Quoi qu'il en soit, ma mission consistait à perdre le moins de temps possible, de manière à rendre possible le retour de mon coéquipier sur la tête de la course (oui, il est fort mon coéquipier, je suis le boulet de l'équipe ;-)). Je suis parti vite sans plus, et je me suis rapidement calmé, me remémorant des souvenirs pas si anciens (Langueux notamment...) de départs trop rapides qui font mal et qui laissent des regrets. Je me suis retrouvé 6ème de la course, je me suis calé dans un rythme qui me convenait bien, et je n'ai jamais fléchi, tout juste ai-je fini un peu "à l'arrach'". Je suis remonté à la 5ème place, couvrant les 8,4 km en 31'55", rendant un peu moins de 3' aux premiers, ce qui n'avait rien d'insurmontable pour la gagne. J'ai eu de bonnes sensations, je suis relativement satisfait de moi, je crois que la forme arrive.
Bon, l'histoire n'est pas tout à fait finie... Mon équipier doit aller chercher la victoire... Il pointe à 1'40", puis 1'20". Je l'attends à la sortie du bois pour lui donner l'écart à peu près à la moitié de son parcours, 1 minute passe, 2 minutes... Il s'est passé quelque chose. Il finit par débouler au bout de 3'45", le temps pour lui de m'annoncer qu'il avait cassé sa chaîne. Pas mal : moins de 3 minutes pour réparer ! Mais là, c'était vraiment trop dur pour revenir, et la mécanique nous ayant trahis, la victoire sera pour une prochaine fois ! La deuxième place a quand même été une belle consolation...
Allez, je retourne m'entraîner !
samedi 28 juillet 2007
Quelques nouvelles...
Non je ne suis pas mort... Quel manque de rigueur de ma part que de laisser en friche ce blog depuis un mois et demi !
Bon, faisons le point. Depuis mon dernier post, voici de façon synthétique ce qui s'est passé :
- j'ai couru le 10 km de Langueux, la préparation étant sabotée par une tendinite, je me suis royalement planté, mais pour assurer le coup, je suis parti beaucoup trop vite (passage au premier km en 3'14"). Le résultat (37'17") est anecdotique, une course à oublier.
- je me suis ensuite définitivement débarrassé de cette petite blessure en coupant vraiment.
- j'ai repris tranquillement, j'ai couru le biathlon de Saint Marcel, en ce qui me concerne, cela a consisté en un mini trail de 12 km, distance couverte en 47'17". Cette performance est satisfaisante dans la mesure où sur le même parcours l'an dernier, j'avais mis 2' de plus !
- depuis, je prépare Auray-Vannes, avec l'ambition de faire moins d'1h20' sur ce parcours difficile, pour l'instant tout se passe bien, croisons les doigts.
Maintenant, passons aux nouvelles plus récentes : afin de ne pas arriver fin octobre au départ de la Diagonale des Fous sans la moindre expérience d'ultra, j'ai décidé d'inscrire à mon programme l'Euskal Endurance le 15 septembre prochain. 67 km et 3700 m de dénivelé devraient me donner un avant goût des réjouissances réunionnaises...

Bien entendu, cette épreuve ayant lieu une semaine seulement après Auray-Vannes, que j'aurai couru à fond, il ne s'agira pas de chercher la limite, couvrir la distance sera bien suffisant pour cette première expérience de grand fond !
Enfin, pour poursuivre sur le thème (qui va devenir de plus en plus omniprésent ;-)) de la Diagonale des Fous, sachez que mon certificat médical est OK. J'ai également commencé à m'équiper : la tenue de course de nuit ainsi que la lampe frontale sont achetées !
Bon, faisons le point. Depuis mon dernier post, voici de façon synthétique ce qui s'est passé :
- j'ai couru le 10 km de Langueux, la préparation étant sabotée par une tendinite, je me suis royalement planté, mais pour assurer le coup, je suis parti beaucoup trop vite (passage au premier km en 3'14"). Le résultat (37'17") est anecdotique, une course à oublier.
- je me suis ensuite définitivement débarrassé de cette petite blessure en coupant vraiment.
- j'ai repris tranquillement, j'ai couru le biathlon de Saint Marcel, en ce qui me concerne, cela a consisté en un mini trail de 12 km, distance couverte en 47'17". Cette performance est satisfaisante dans la mesure où sur le même parcours l'an dernier, j'avais mis 2' de plus !
- depuis, je prépare Auray-Vannes, avec l'ambition de faire moins d'1h20' sur ce parcours difficile, pour l'instant tout se passe bien, croisons les doigts.
Maintenant, passons aux nouvelles plus récentes : afin de ne pas arriver fin octobre au départ de la Diagonale des Fous sans la moindre expérience d'ultra, j'ai décidé d'inscrire à mon programme l'Euskal Endurance le 15 septembre prochain. 67 km et 3700 m de dénivelé devraient me donner un avant goût des réjouissances réunionnaises...

Bien entendu, cette épreuve ayant lieu une semaine seulement après Auray-Vannes, que j'aurai couru à fond, il ne s'agira pas de chercher la limite, couvrir la distance sera bien suffisant pour cette première expérience de grand fond !
Enfin, pour poursuivre sur le thème (qui va devenir de plus en plus omniprésent ;-)) de la Diagonale des Fous, sachez que mon certificat médical est OK. J'ai également commencé à m'équiper : la tenue de course de nuit ainsi que la lampe frontale sont achetées !
dimanche 10 juin 2007
De retour !
J'ai quelque peu délaissé ce blog ces dernières semaines... Mais je suis toujours là !
J'ai continué dans l'objectif de faire tomber mon record sur 10 km (36'06" réalisés en 2005) et si possible descendre sous les 36'. La première tentative a eu lieu la semaine dernière, à l'occasion des foulées jacquolandines (la photo ci-dessous provient du site "Courir en Bretagne", j'apparais un peu flou au premier plan)

Je n'avais pas de sensations extraordinaires à l'entraînement, mais le mardi qui précédait l'épreuve, à l'occasion d'une séance légère de vitesse, j'ai réalisé avec une aisance inespérée jusqu'alors 5x500 en 1'30", le dernier en 1'25". Il était temps que je me rassure ! Pour autant, je me sentais un peu juste pour les 36' à Saint Jacques de la Lande, je visais plutôt entre 36'30" et 36'45". La consigne était pourtant la suivante : tu pars sur l'allure de 3'36"/km, et tu tiens le plus longtemps possible afin de préparer la suite.
C'est donc ainsi que j'ai opéré, je suis passé pile en 3'36" au premier km (c'est désormais officiel, je maîtrise mes allures ;-)), il n'y avait plus qu'à se caler. J'ai trouvé que cela allait bien vite, et je pensais que je n'allais pas tenir la distance. Passage au 5ème en 17'54" : ça tient. Mais ça se durcit progressivement. Les kms sont plus proches de 3'40" que de 3'35"... Je n'aime décidément pas le 10 km. Qu'importe, ça peut encore passer, mais je commence à me dire que je vais exploser, l'envie d'arrêter me prend au 8ème, j'y résiste (comme d'habitude heureusement), et le 9ème km arrive, très difficile, avec une côte juste avant d'entrer dans le stade qui sollicite les organismes. Je prends le chrono du 9ème, mais je ne sais pas vraiment où j'en suis, je donne presque tout (je crois que je ne me suis pas complètement dépouillé, pas habitué à ce type d'effort) et c'est l'arrivée... Temps officiel : 36'05", record battu pour une seconde ! Et le temps réel est de 36'01", j'ai les moins de 36' dans les jambes, c'est sûr. Rendez-vous à Langueux le 16 juin pour la concrétisation de tout cela !
En ce qui concerne la Diagonale des Fous : le parcours a été publié sur le site... On n'est pas déçus. La distance tout comme le dénivelé sont les plus élevés de l'histoire de l'épreuve : tant mieux !
J'ai continué dans l'objectif de faire tomber mon record sur 10 km (36'06" réalisés en 2005) et si possible descendre sous les 36'. La première tentative a eu lieu la semaine dernière, à l'occasion des foulées jacquolandines (la photo ci-dessous provient du site "Courir en Bretagne", j'apparais un peu flou au premier plan)

Je n'avais pas de sensations extraordinaires à l'entraînement, mais le mardi qui précédait l'épreuve, à l'occasion d'une séance légère de vitesse, j'ai réalisé avec une aisance inespérée jusqu'alors 5x500 en 1'30", le dernier en 1'25". Il était temps que je me rassure ! Pour autant, je me sentais un peu juste pour les 36' à Saint Jacques de la Lande, je visais plutôt entre 36'30" et 36'45". La consigne était pourtant la suivante : tu pars sur l'allure de 3'36"/km, et tu tiens le plus longtemps possible afin de préparer la suite.
C'est donc ainsi que j'ai opéré, je suis passé pile en 3'36" au premier km (c'est désormais officiel, je maîtrise mes allures ;-)), il n'y avait plus qu'à se caler. J'ai trouvé que cela allait bien vite, et je pensais que je n'allais pas tenir la distance. Passage au 5ème en 17'54" : ça tient. Mais ça se durcit progressivement. Les kms sont plus proches de 3'40" que de 3'35"... Je n'aime décidément pas le 10 km. Qu'importe, ça peut encore passer, mais je commence à me dire que je vais exploser, l'envie d'arrêter me prend au 8ème, j'y résiste (comme d'habitude heureusement), et le 9ème km arrive, très difficile, avec une côte juste avant d'entrer dans le stade qui sollicite les organismes. Je prends le chrono du 9ème, mais je ne sais pas vraiment où j'en suis, je donne presque tout (je crois que je ne me suis pas complètement dépouillé, pas habitué à ce type d'effort) et c'est l'arrivée... Temps officiel : 36'05", record battu pour une seconde ! Et le temps réel est de 36'01", j'ai les moins de 36' dans les jambes, c'est sûr. Rendez-vous à Langueux le 16 juin pour la concrétisation de tout cela !
En ce qui concerne la Diagonale des Fous : le parcours a été publié sur le site... On n'est pas déçus. La distance tout comme le dénivelé sont les plus élevés de l'histoire de l'épreuve : tant mieux !
samedi 12 mai 2007
Petit pépin physique
Depuis le début de la semaine, j'ai attaqué la préparation spécifique 10 km, mais je n'ai pour l'instant pu réaliser qu'une seule séance rapide... Une tendinite au genou droit semble vouloir me perturber. Du coup, j'espace les sorties pour faire en sorte de faire passer la douleur. Mercredi, j'ai fait 2 séries de 10x30"-30", avec les 30" vite à 20km/h, les derniers ont été durs ! Mais les sensations sont là, c'est le principal.
Je vais essayer demain de passer la deuxième séance rapide de la semaine : 5 km en accélération progressive, les trois premiers en 3'45", puis 3'35", puis 3'25" pour finir.
Nous verrons bien si mon genou me laisse tranquille !
Je vais essayer demain de passer la deuxième séance rapide de la semaine : 5 km en accélération progressive, les trois premiers en 3'45", puis 3'35", puis 3'25" pour finir.
Nous verrons bien si mon genou me laisse tranquille !
jeudi 3 mai 2007
Nouveaux objectifs
Après cette petite phase de récupération post-marathon, et afin de profiter des acquis de la préparation marathon, je me suis donc fixé un nouvel objectif pour finir ce premier semestre. Je m'attaque au 10 km mais j'ai un vrai problème avec ma vitesse de base, et en plus, je ne suis pas un fan des séances de fractionné génératrices d'acide lactique...
En conséquence, je me donne deux chances de parvenir à l'objectif : ce ne sera pas le 1er juin, à Saint Jacques de la Lande, ou le 16 juin à Langueux, mais les deux !
Le plan d'entraînement est prêt, le moins que l'on puisse dire, c'est que les allures changent par rapport à celles en vigueur pendant la préparation marathon !!!
En petit bonus, une photo de mon arrivée à Port Louis dimanche dernier, dégottée sur le blog de rungreg :
En conséquence, je me donne deux chances de parvenir à l'objectif : ce ne sera pas le 1er juin, à Saint Jacques de la Lande, ou le 16 juin à Langueux, mais les deux !
Le plan d'entraînement est prêt, le moins que l'on puisse dire, c'est que les allures changent par rapport à celles en vigueur pendant la préparation marathon !!!
En petit bonus, une photo de mon arrivée à Port Louis dimanche dernier, dégottée sur le blog de rungreg :
dimanche 29 avril 2007
Gâvres - Port Louis
Le beau soleil de ce jour m'a incité à accompagner un copain sur le semi-marathon Gâvres - Port Louis, il souhaitait réaliser 1h37'. Cet objectif me permettait de faire une sortie longue pas trop vite, je n'ai donc pas hésité. J'aime beaucoup cet exercice qui consiste à emmener quelqu'un vers son objectif en lui prodiguant des conseils, en le canalisant au début quand c'est facile, en révisant l'objectif en cours de route quand on est en avance ou quand cela se passe moins bien. Ce sont là toujours des expériences très enrichissantes. Cette fois, nous avons manqué l'objectif... d'une dizaine de secondes. Autant dire que nous l'avons atteint !
La suite immédiate de ma saison n'est pas encore arrêtée, j'aimerais bien battre mon record sur 10 km, deux dates sont disponibles : le 1er juin à Saint Jacques de la Lande ou bien le 16 juin à Langueux... Mon coeur balance. L'objectif serait de descendre sous les 36'. Pour cela, il me faut reprendre sans tarder des séances de travail, mais j'ai l'impression de ne pas avoir trop souffert de la préparation marathon en ce qui concerne la vitesse de base. A voir bientôt !
La suite immédiate de ma saison n'est pas encore arrêtée, j'aimerais bien battre mon record sur 10 km, deux dates sont disponibles : le 1er juin à Saint Jacques de la Lande ou bien le 16 juin à Langueux... Mon coeur balance. L'objectif serait de descendre sous les 36'. Pour cela, il me faut reprendre sans tarder des séances de travail, mais j'ai l'impression de ne pas avoir trop souffert de la préparation marathon en ce qui concerne la vitesse de base. A voir bientôt !
mercredi 25 avril 2007
Reprise en douceur
La semaine dernière a été consacrée à la récupération, piscine le lendemain de la course, deux footings très légers ont fait disparaître toutes les petites courbatures. Hier je me suis offert une petite (mais alors toute petite ;-)) séance de vitesse : 6x400 mètres avec récup = temps d'effort. Les sensations sont là, je me suis même permis de faire le dernier en 1'07"... De quoi me donner des idées pour le programme à court terme : faire tomber si c'est possible mon record sur 10 km (36'06"). Seulement, il ne s'agit pas encore d'aller trop dans le dur, le corps n'a pas encore tout a fait récupérer. C'est pourquoi demain je pense faire un petit footing d'une quarantaine de minutes suivi de quelques diagonales en souplesse sur un terrain de foot.
jeudi 19 avril 2007
lundi 16 avril 2007
Marathon de Paris - Satisfait malgré tout
Et voilà, c'est passé. Le verdict est tombé sur le premier grand objectif de la saison. Après les 2h55' réalisés à Amsterdam 6 mois plus tôt pour mon baptême sur la distance, je visais un temps inférieur à 2h50' à Paris (et même si possible un peu moins, disons que symboliquement, je souhaitais tenir le 15 km/h). Tous les atouts avaient été mis de mon côté, j'ai suivi l'intégralité de la préparation sans l'ombre d'un accroc, j'ai même réussi à battre mon record sur semi-marathon. Tout s'annonce bien.
Les derniers temps, je guettais avidement la météo du jour J, craignant la pluie battante ou le vent : j'ai été servi, avec ce grand beau temps sans vent ! Et la dernière semaine, l'appréhension de l'événement me donnait l'impression de ne pas être bien, et c'est avec de gros doutes que je me suis présenté sur la ligne de départ. En plus, étant donnée la chaleur ambiante, je me suis posé la question d'une éventuelle révision d'objectif à la baisse... Finalement, je suis parti selon le tableau de marche prévu. Voire un peu plus vite : premier kilo en 3'43", mais le profil descendant des Champs Elysées y est pour quelque chose. N'empêche, je suis trop rapide, j'ai beau me raisonner, le passage au 5ème kilomètre s'effectue en 19'19". Les quelques doutes d'avant le départ sont envolés, les jambes sont là. Mais je vais trop vite... Entre le 5ème et le 10ème, je ralentis légèrement (le profil est moins favorable, ça aide), et je passe en 39' tout rond aux 10km. Je suis trop rapide de 40", peut-être aurais-je dû à ce moment là ralentir franchement pour me remettre dans le rythme prévu... Il était évident qu'avec la chaleur du jour, un départ trop rapide n'avait que peu de chance de passer ! Bref, je continue sur mon rythme de croisière, tous les voyants sont au vert, la foulée déroule toute seule, le passage au bois de Vincennes est un réel bonheur, je suis facile !
Je prenais mon temps à chaque kilomètre, et à chaque fois, j'essayais vaguement de réagir en ralentissant le rythme pendant quelques dizaines de mètres, cette façon de courir a fait que je ne suis jamais resté dans un groupe. J'arrive au semi, une foule de gens est postée à cet endroit, et pourtant les spectateurs sont passifs : mon naturel reprend le dessus et je harangue la foule pour les faire réagir, et sur cet état légèrement euphorique que je franchis la mi-course en 1h22'43". Beaucoup trop vite... L'hypothèse ambitieuse de passage à cet endroit était d'1h23'30", j'ai près d'une minute d'avance. Pourtant, tout va toujours pour le mieux à ce moment, cela reste le cas jusqu'au 25ème. A partir de ce moment, cela devient un peu plus difficile, on arrive sous les ponts qui longe la Seine, j'essaie de récupérer dans les descentes et de bien raccourcir la foulée dans les montées afin de m'économiser. Je limite très bien la casse jusqu'au 33ème km, où je fais mon premier kilomètre franchement lent : 4'20". Pourtant, je reste dans les temps de l'objectif de 15km/h jusqu'au 38ème... Je dilapide l'avance sur le tableau de marche rapidement, d'autant plus qu'au ravitaillement du 35ème, pour la première fois je marche. Les muscles n'en veulent plus. Bien sûr je marche rapidement, mais l'allure chute. Je recours dès que je peux, et je me fais violence en me donnant des objectifs du style : "tu n'as pas le droit de marcher sur ce kilomètre". Quand j'y parviens, le kilomètre se fait en 4'20", quand je n'y parviens pas, c'est 4'50". Le plus étrange à ce moment là, c'est que malgré tout, je ne perds pas beaucoup de places, je rattrape même certains coureurs plus mal en point que moi... Et finalement, vient la libération, je ne m'attendais pas à voir si rapidement après la sortie du bois de Boulogne la ligne d'arrivée : quel soulagement ! Je réunis le reste de mes forces pour faire les quelques centaines de mètres qui me séparent de la délivrance, et je franchis la ligne en 2h52'05" temps officiel, et 2h51'59" temps réel. Contrairement à ma première expérience sur la distance, je n'éprouve aucune émotion à ce moment. Le sentiment qui m'habite à cet instant ressemble à un banal "voilà, c'est fait"... Pas d'envie de pleurer, rien, j'avance, on me donne ma médaille. Je ne sais pas trop quoi penser de ma performance. J'avance encore, je m'abandonne aux bons soins de deux élèves kiné qui font de leur mieux pour remettre en état mes jambes... Et ensuite je me rends au point de rendez-vous fixé avant la course avec mes collègues. J'apprends qu'ils sont encore plus loin que moi de leur objectif chronométrique. Alors seulement je commence à me dire qu'il faut peut-être relativiser ce que je pense être un échec. Et puis j'apprends que je suis classé aux alentours de la 350ème place (344ème exactement, comme je le saurai plus tard), et là je réalise l'impact qu'a eu la chaleur sur beaucoup de coureurs. En 2006, le coureur occupant cette même place au classement avait couru en 2h45'. Evidemment ce n'est qu'indicatif, mais cela réévalue quelque peu mon temps.
Finalement, je suis partagé entre des sentiments contradictoires : le temps n'est pas si mauvais, le classement est au-delà de mes prévisions les plus optimistes... et pourtant je pense que j'ai encore une fois mal géré ma course, et que je pouvais faire mieux, une course plus sage m'aurait permis presque à coup sûr de terminer sous les 2h48', j'en suis persuadé. Mais tel est le marathon, il ne se laisse pas facilement apprivoiser. La prochaine fois j'irai plus vite, fort de cette nouvelle expérience.
Le constat global reste cependant celui-ci : quel que soit le résultat, le marathon est vraiment une très belle épreuve, face à laquelle il est impossible de tricher. On se révèle à soi-même, tant physiquement que psychologiquement, et quelle que soit la douleur du jour, quelques semaines plus tard, il ne reste que la fierté d'être marathonien.
Les derniers temps, je guettais avidement la météo du jour J, craignant la pluie battante ou le vent : j'ai été servi, avec ce grand beau temps sans vent ! Et la dernière semaine, l'appréhension de l'événement me donnait l'impression de ne pas être bien, et c'est avec de gros doutes que je me suis présenté sur la ligne de départ. En plus, étant donnée la chaleur ambiante, je me suis posé la question d'une éventuelle révision d'objectif à la baisse... Finalement, je suis parti selon le tableau de marche prévu. Voire un peu plus vite : premier kilo en 3'43", mais le profil descendant des Champs Elysées y est pour quelque chose. N'empêche, je suis trop rapide, j'ai beau me raisonner, le passage au 5ème kilomètre s'effectue en 19'19". Les quelques doutes d'avant le départ sont envolés, les jambes sont là. Mais je vais trop vite... Entre le 5ème et le 10ème, je ralentis légèrement (le profil est moins favorable, ça aide), et je passe en 39' tout rond aux 10km. Je suis trop rapide de 40", peut-être aurais-je dû à ce moment là ralentir franchement pour me remettre dans le rythme prévu... Il était évident qu'avec la chaleur du jour, un départ trop rapide n'avait que peu de chance de passer ! Bref, je continue sur mon rythme de croisière, tous les voyants sont au vert, la foulée déroule toute seule, le passage au bois de Vincennes est un réel bonheur, je suis facile !
Je prenais mon temps à chaque kilomètre, et à chaque fois, j'essayais vaguement de réagir en ralentissant le rythme pendant quelques dizaines de mètres, cette façon de courir a fait que je ne suis jamais resté dans un groupe. J'arrive au semi, une foule de gens est postée à cet endroit, et pourtant les spectateurs sont passifs : mon naturel reprend le dessus et je harangue la foule pour les faire réagir, et sur cet état légèrement euphorique que je franchis la mi-course en 1h22'43". Beaucoup trop vite... L'hypothèse ambitieuse de passage à cet endroit était d'1h23'30", j'ai près d'une minute d'avance. Pourtant, tout va toujours pour le mieux à ce moment, cela reste le cas jusqu'au 25ème. A partir de ce moment, cela devient un peu plus difficile, on arrive sous les ponts qui longe la Seine, j'essaie de récupérer dans les descentes et de bien raccourcir la foulée dans les montées afin de m'économiser. Je limite très bien la casse jusqu'au 33ème km, où je fais mon premier kilomètre franchement lent : 4'20". Pourtant, je reste dans les temps de l'objectif de 15km/h jusqu'au 38ème... Je dilapide l'avance sur le tableau de marche rapidement, d'autant plus qu'au ravitaillement du 35ème, pour la première fois je marche. Les muscles n'en veulent plus. Bien sûr je marche rapidement, mais l'allure chute. Je recours dès que je peux, et je me fais violence en me donnant des objectifs du style : "tu n'as pas le droit de marcher sur ce kilomètre". Quand j'y parviens, le kilomètre se fait en 4'20", quand je n'y parviens pas, c'est 4'50". Le plus étrange à ce moment là, c'est que malgré tout, je ne perds pas beaucoup de places, je rattrape même certains coureurs plus mal en point que moi... Et finalement, vient la libération, je ne m'attendais pas à voir si rapidement après la sortie du bois de Boulogne la ligne d'arrivée : quel soulagement ! Je réunis le reste de mes forces pour faire les quelques centaines de mètres qui me séparent de la délivrance, et je franchis la ligne en 2h52'05" temps officiel, et 2h51'59" temps réel. Contrairement à ma première expérience sur la distance, je n'éprouve aucune émotion à ce moment. Le sentiment qui m'habite à cet instant ressemble à un banal "voilà, c'est fait"... Pas d'envie de pleurer, rien, j'avance, on me donne ma médaille. Je ne sais pas trop quoi penser de ma performance. J'avance encore, je m'abandonne aux bons soins de deux élèves kiné qui font de leur mieux pour remettre en état mes jambes... Et ensuite je me rends au point de rendez-vous fixé avant la course avec mes collègues. J'apprends qu'ils sont encore plus loin que moi de leur objectif chronométrique. Alors seulement je commence à me dire qu'il faut peut-être relativiser ce que je pense être un échec. Et puis j'apprends que je suis classé aux alentours de la 350ème place (344ème exactement, comme je le saurai plus tard), et là je réalise l'impact qu'a eu la chaleur sur beaucoup de coureurs. En 2006, le coureur occupant cette même place au classement avait couru en 2h45'. Evidemment ce n'est qu'indicatif, mais cela réévalue quelque peu mon temps.
Finalement, je suis partagé entre des sentiments contradictoires : le temps n'est pas si mauvais, le classement est au-delà de mes prévisions les plus optimistes... et pourtant je pense que j'ai encore une fois mal géré ma course, et que je pouvais faire mieux, une course plus sage m'aurait permis presque à coup sûr de terminer sous les 2h48', j'en suis persuadé. Mais tel est le marathon, il ne se laisse pas facilement apprivoiser. La prochaine fois j'irai plus vite, fort de cette nouvelle expérience.
Le constat global reste cependant celui-ci : quel que soit le résultat, le marathon est vraiment une très belle épreuve, face à laquelle il est impossible de tricher. On se révèle à soi-même, tant physiquement que psychologiquement, et quelle que soit la douleur du jour, quelques semaines plus tard, il ne reste que la fierté d'être marathonien.
vendredi 13 avril 2007
Derniers préparatifs
Demain matin, je prends le train qui m'emmènera vers mon second marathon, c'est l'heure de préparer le sac et de ne surtout rien oublier. Le plus important c'est le courrier qui me servira à retirer le dossard, mais finalement tout est important...
Je me suis offert une dernière sortie toute tranquille ce soir, avec 2x500 allure marathon, mon Dieu que ça va vite, jamais je ne tiendrai cette allure pendant 42 km !!!
Depuis le temps que j'en parle, que j'y pense, que je doute... Demain je serai sur place et dimanche je saurai si l'objectif est atteignable.
C'est si proche, et en même temps, ça n'en fini plus d'arriver. Allez, rendez-vous un peu plus tard pour le récit des aventures parisiennes du dossard 1552...
Je me suis offert une dernière sortie toute tranquille ce soir, avec 2x500 allure marathon, mon Dieu que ça va vite, jamais je ne tiendrai cette allure pendant 42 km !!!
Depuis le temps que j'en parle, que j'y pense, que je doute... Demain je serai sur place et dimanche je saurai si l'objectif est atteignable.
C'est si proche, et en même temps, ça n'en fini plus d'arriver. Allez, rendez-vous un peu plus tard pour le récit des aventures parisiennes du dossard 1552...
lundi 9 avril 2007
Cette fois, la préparation est bien terminée
La dernière séance à allure spécifique marathon a eu lieu hier : 40' footing, puis 5000 mètres à 3'55"/km. Un peu de vent, mais pas de problème particulier (encore heureux, dimanche il y aura 42 km à faire...). Maintenant, je pense partir plutôt sur une allure de 4'/km au moins sur la première partie de course, cette allure de 3'55" m'a été conseillée par le coach, par rapport au temps réalisé sur le semi de préparation. Je trouve cela vraiment ambitieux, je crois que je vais être prudent : je rappelle que mon record pour le moment n'est que de 2h55', et passer sous les 2h50' représente déjà une belle progression. Voilà à quoi je vais passer ma semaine : à me demander à quelle allure partir !
Je crois quand même qu'il est utile de signaler maintenant que j'ai eu énormément de chance durant cette préparation. Je n'ai pas rencontré le moindre pépin, je n'ai jamais eu besoin de reporter ou d'annuler une séance en raison d'impondérables (boulot, intempéries, ...), je crois que sur une préparation aussi longue et intense, c'est assez remarquable. Je pense que cela est dû au moins en partie au bon dosage des séances du plan. Ce plan sera vraiment parfait si je réalise l'objectif dimanche prochain... Allez, il faut que je fasse du jus, du jus et encore du jus.
Cette semaine, 3 footings microscopiques avec quelques rappels d'allure sur 500 mètres maximum, et nous y serons. J'ai hâte.
Je crois quand même qu'il est utile de signaler maintenant que j'ai eu énormément de chance durant cette préparation. Je n'ai pas rencontré le moindre pépin, je n'ai jamais eu besoin de reporter ou d'annuler une séance en raison d'impondérables (boulot, intempéries, ...), je crois que sur une préparation aussi longue et intense, c'est assez remarquable. Je pense que cela est dû au moins en partie au bon dosage des séances du plan. Ce plan sera vraiment parfait si je réalise l'objectif dimanche prochain... Allez, il faut que je fasse du jus, du jus et encore du jus.
Cette semaine, 3 footings microscopiques avec quelques rappels d'allure sur 500 mètres maximum, et nous y serons. J'ai hâte.
mercredi 4 avril 2007
On y arrive
Séance de puissance aujourd'hui : séries de 333 mètres avec deuxième partie en montée. Je devais faire 2 séries de 5 avec 1' de récup entre chaque répétition et 2'30" entre les séries. Le temps cible était compris entre 1'04" et 1'06". Cette séance est très bien passée, aucun problème, les sensations sont là, les temps ont été respectés. Cependant, ces séances de "fractionné court" sont toujours un peu dures, d'autant plus qu'on ne travaille pas vraiment dans le registre habituel du marathonien...
Allez, à partir de maintenant, ce ne sont plus que des footings avant le jour J, agrémentés occasionnellement d'allure spécifique. Il est temps d'accumuler du jus !
Allez, à partir de maintenant, ce ne sont plus que des footings avant le jour J, agrémentés occasionnellement d'allure spécifique. Il est temps d'accumuler du jus !
mardi 3 avril 2007
Kiva.org - le micro crédit à la portée de tous
Comme vous pouvez le constater, dans la liste de mes liens favoris, se situant sur la partie droite de cette page, se trouve depuis l'origine un renvoi vers le site kiva.org. Je profite de la parution d'un article sur le site 01net afin de mieux vous faire découvrir le principe de fonctionnement de ce site :
"Kiva popularise le microcrédit façon Web 2.0
Soutenu par les géants de la Silicon Valley, le site utilise les réseaux sociaux pour inciter les internautes à financer de petits entrepreneurs des pays en voie de développement.
Patience Afari Agyei gagne sa vie en vendant des bonbons et des biscuits à Kaputo, au Ghana. Elle voudrait ouvrir sa propre boutique, mais manque de fonds. Rachel, Rebecca et Thomas aux Etats-Unis, Matthijs aux Pays-Bas, Jay et Alice à Singapour et bien d'autres ont décidé de se cotiser pour l'aider à réunir les 850 dollars nécessaires à l'achat de son commerce, après avoir découvert le projet de Patience sur le site Kiva. Au 26 mars dernier, elle avait réuni la totalité du montant de son prêt, qu'elle s'est engagée à rembourser sur un an.
« Kiva - unité, en swahili - est un site à but non lucratif sur lequel chaque personne disposant d'un accès Internet et d'une carte bancaire peut choisir de prêter de l'argent à taux zéro à des centaines de micro-entrepreneurs originaires d'une trentaine de pays en voie de développement », explique Premal Shah, président de Kiva.
Soutenu par un prix Nobel de la paix
Créé à San Francisco en octobre 2005, Kiva a vu sa popularité décoller après l'attribution en 2006 du prix Nobel de la paix à Muhammad Yunus, créateur de la Grameen Bank, l'organisme de microcrédits qui permet aux paysans pauvres du Bangladesh d'emprunter de petites sommes à un taux très bas.
« Avant la création de Kiva, il était très difficile pour un particulier de prêter son argent à un micro-entrepreneur. On pouvait faire un don, mais pas investir. Kiva liste les entrepreneurs à la recherche d'un capital à faible coût. Il rassemble les principales caractéristiques gagnantes d'Internet : les communautés, le paiement en ligne, les liens entre les différents participants, la possibilité de mettre en ligne son histoire », poursuit Premal Shah.
Se définissant comme un « site philanthropique 2.0 », Kiva surfe sur l'engouement suscité par les réseaux sociaux en ligne. En particulier ceux qui vivent de la bonne volonté des internautes, à l'image de Wikipédia. En quelques clics, l'investisseur crée son profil, choisit les personnes à qui prêter de l'argent et finalise la transaction grâce au paiement sécurisé par Paypal. Le site s'appuie sur un réseau d'ONG présentes dans les pays en voie de développement et qui sélectionnent les projets viables. En théorie, l'argent est remboursé en six à douze mois. En pratique, aucun emprunteur n'a pour l'instant failli à son remboursement.
Des fonds provenant d'une centaine de pays
Outre ce retour sur investissement, la première motivation des bailleurs reste la générosité, selon le créateur de ce projet : « Les gens veulent faire le bien, mais ils veulent être sûrs que leur argent fera la différence. Kiva garantit une transparence qui séduit les prêteurs : on sait où va l'argent, à qui on prête. Par ailleurs, à intervalles réguliers, l'emprunteur informe le prêteur des progrès réalisés grâce à son argent. » Les fonds prêtés sur Kiva proviennent d'une centaine de pays, l'Europe de l'Ouest et la Scandinavie ayant été les premiers à participer au projet.
Son succès tient également au soutien des grandes compagnies de la Silicon Valley, qui ont donné au site les moyens nécessaires pour se lancer : « Paypal, pour qui j'ai travaillé pendant six ans, offre la gratuité des transactions, ce qui est absolument vital pour garantir que la somme prêtée est celle dont dispose effectivement l'emprunteur », rappelle Premal Shah. Google, lui, contribue grandement au succès de Kiva : la publicité gracieusement offerte génère 25 à 30 % du trafic du site. La bannière publicitaire de Kiva est vue environ 40 millions de fois par mois sur YouTube. Quant à MySpace, il a largement inspiré les différentes fonctions qui animent le réseau social de Kiva. « Le soutien de ces entreprises nous a donné le coup de pouce nécessaire pour débuter, car à moins d'avoir suffisamment de bailleurs, aucune ONG n'aurait voulu s'associer au projet. De même qu'il nous fallait suffisamment d'emprunteurs pour attirer les prêteurs. »
A ce jour, plus de 40 000 personnes ont prêté 3,3 millions de dollars à environ 5 000 emprunteurs."
dimanche 1 avril 2007
Romagné - Dinan Léhon B (DRH)
Cet après-midi, j'étais désigné pour arbitrer la rencontre de DRH opposant Romagné et l'équipe réserve de Dinan Léhon. Un match de haut de tableau entre des locaux qui peuvent encore rêver d'accession et des visiteurs qui y sont déjà presque. L'accueil a été correct, le terrain sur lequel nous avons évolué était dans un état superbe, le temps était beau mais très venteux, et le vent donnait dans l'axe du terrain, et a donc avantagé successivement les deux équipes d'une période à l'autre.
Le début du match est à l'avantage des visiteurs, visiblement supérieurs techniquement, et qui dominent le milieu de terrain. Cependant, Romagné se montre dangereux sur des contres très rapides et sur tous les coups de pieds arrêtés, grâce à quelques joueurs de grand gabarit. Finalement, c'est Romagné qui tire son épingle du jeu en sollicitant par deux fois le gardien adverse, et c'est sur un corner qu'ils finissent par trouver la faille. Le match est relativement engagé, il est toujours délicat de trouver le bon compromis entre "laisser le jeu se développer" et "ne pas non plus laisser faire n'importe quoi"... Romagné double la mise avant la mi-temps, et les contestations des visiteurs commencent à se faire entendre, notamment de la part de leur entraîneur, que je suis contraint de reprendre vertement juste avant la mi-temps afin de mettre un terme à ses désapprobations permanentes. 2-0 donc à la mi-temps.
Je fais le point avec mes assistants à cette occasion : le bilan est simple, le match se tend, il va falloir sévir. De fait, très rapidement en deuxième période, j'avertis un joueur de Romagné pour jeu dur ("mais Monsieur, c'est sa première faute !") et je siffle un pénalty en faveur de Dinan Léhon. Après le match et en rediscutant avec mes assistants, il semblerait que je me sois fait abuser par l'attaquant... Bref, c'est sifflé, je préviens tout le monde qu'il est interdit de pénétrer dans la surface de réparation avant que le ballon ne soit botté... Résultat : au moins 5 joueurs avaient déjà parcouru 3 mètres quand le ballon est botté. Et le ballon va sur la barre... Je donne le pénalty à retirer ("mais Monsieur, en Ligue 1, ils le font jamais !") et la deuxième fois est la bonne ("mais Monsieur, je suis encore rentré dans la surface avant le tir et vous ne le donnez pas à retirer !" ==> je vous jure que le joueur m'a dit ça... Que répondre ?). Malgré cette décision en leur faveur, les contestations de Dinan Léhon se multiplient, je fini par avertir l'un des joueurs de cette équipe pour cette raison. De leur côté, les joueurs de Romagné mettent en place une tactique un peu particulière pour contenir les assauts des adversaires : ils durcissent nettement le jeu. C'est ainsi qu'ils récolteront en deuxième période un total de 3 avertissements pour des gestes dangereux. Ils rajouteront 2 buts au total, profitant des largesses défensives de Dinan Léhon qui ne pense plus qu'à attaquer. L'un de ces deux buts sera vivement contesté pour un possible hors-jeu, mon assistant n'a pas bronché, je n'étais en aucune manière placé pour pouvoir apprécier le hors-jeu, je l'ai suivi sans aucune hésitation.
Malgré les nombreuses contestations qui ont émaillé ce match, qui se solde finalement par un score de 4-1 en faveur des locaux, j'ai apprécié le comportement de certains des joueurs vaincus, qui sont malgré tout venus me serrer la main (cela faisait bien longtemps que des joueurs battus ne m'avaient pas serré la main), et qui ne se sont pas apesantis une fois le match terminé. Ils ont su accepter leur responsabilité dans la défaite, sans chercher à nous faire porter le chapeau, comme c'est si commode et si courant de le faire par les temps qui courent. J'ai trouvé finalement que j'ai eu affaire aux équipes les plus "intelligentes" (en termes de prise de recul par rapport à l'enjeu) depuis bien longtemps. Ce match aurait pu être très haché, et les joueurs (malgré quelques râleurs) ont choisi de jouer, ce qui est leur honneur.
Le début du match est à l'avantage des visiteurs, visiblement supérieurs techniquement, et qui dominent le milieu de terrain. Cependant, Romagné se montre dangereux sur des contres très rapides et sur tous les coups de pieds arrêtés, grâce à quelques joueurs de grand gabarit. Finalement, c'est Romagné qui tire son épingle du jeu en sollicitant par deux fois le gardien adverse, et c'est sur un corner qu'ils finissent par trouver la faille. Le match est relativement engagé, il est toujours délicat de trouver le bon compromis entre "laisser le jeu se développer" et "ne pas non plus laisser faire n'importe quoi"... Romagné double la mise avant la mi-temps, et les contestations des visiteurs commencent à se faire entendre, notamment de la part de leur entraîneur, que je suis contraint de reprendre vertement juste avant la mi-temps afin de mettre un terme à ses désapprobations permanentes. 2-0 donc à la mi-temps.
Je fais le point avec mes assistants à cette occasion : le bilan est simple, le match se tend, il va falloir sévir. De fait, très rapidement en deuxième période, j'avertis un joueur de Romagné pour jeu dur ("mais Monsieur, c'est sa première faute !") et je siffle un pénalty en faveur de Dinan Léhon. Après le match et en rediscutant avec mes assistants, il semblerait que je me sois fait abuser par l'attaquant... Bref, c'est sifflé, je préviens tout le monde qu'il est interdit de pénétrer dans la surface de réparation avant que le ballon ne soit botté... Résultat : au moins 5 joueurs avaient déjà parcouru 3 mètres quand le ballon est botté. Et le ballon va sur la barre... Je donne le pénalty à retirer ("mais Monsieur, en Ligue 1, ils le font jamais !") et la deuxième fois est la bonne ("mais Monsieur, je suis encore rentré dans la surface avant le tir et vous ne le donnez pas à retirer !" ==> je vous jure que le joueur m'a dit ça... Que répondre ?). Malgré cette décision en leur faveur, les contestations de Dinan Léhon se multiplient, je fini par avertir l'un des joueurs de cette équipe pour cette raison. De leur côté, les joueurs de Romagné mettent en place une tactique un peu particulière pour contenir les assauts des adversaires : ils durcissent nettement le jeu. C'est ainsi qu'ils récolteront en deuxième période un total de 3 avertissements pour des gestes dangereux. Ils rajouteront 2 buts au total, profitant des largesses défensives de Dinan Léhon qui ne pense plus qu'à attaquer. L'un de ces deux buts sera vivement contesté pour un possible hors-jeu, mon assistant n'a pas bronché, je n'étais en aucune manière placé pour pouvoir apprécier le hors-jeu, je l'ai suivi sans aucune hésitation.
Malgré les nombreuses contestations qui ont émaillé ce match, qui se solde finalement par un score de 4-1 en faveur des locaux, j'ai apprécié le comportement de certains des joueurs vaincus, qui sont malgré tout venus me serrer la main (cela faisait bien longtemps que des joueurs battus ne m'avaient pas serré la main), et qui ne se sont pas apesantis une fois le match terminé. Ils ont su accepter leur responsabilité dans la défaite, sans chercher à nous faire porter le chapeau, comme c'est si commode et si courant de le faire par les temps qui courent. J'ai trouvé finalement que j'ai eu affaire aux équipes les plus "intelligentes" (en termes de prise de recul par rapport à l'enjeu) depuis bien longtemps. Ce match aurait pu être très haché, et les joueurs (malgré quelques râleurs) ont choisi de jouer, ce qui est leur honneur.
La dernière sortie longue
Décidément, je manque d'assiduité ces derniers temps... Mais il y a une explication. Depuis mercredi, j'ai fait une sortie d'1h10' très cool, et puis la séance prévue hier a été décalée à ce matin pour cause de travaux dans mon jardin qui ont pris plus de temps que prévu (où plutôt plus de temps que je ne voulais bien l'admettre ;-)). Donc, ce matin, dernière séance longue : 40' VTT, 50' footing, puis allure spécifique marathon sur 6000 mètres (4000 à 4'/km, 1000 en 3'50" et 1000 en 3'40", le tout en continu sans coupure). Enfin, comme d'habitude, 15' footing et 20' VTT pour le retour au calme.
Normalement, le VTT n'est programmé que pour allonger la sortie en limitant l'impact sur les articulations. Et ce matin, sans doute fatigué de ma grosse journée d'hier, sur une absence de lucidité d'une fraction de seconde, ou une prise de risque inconsidérée sur un passage archi connu... je me suis retrouvé par terre, en m'arrachant la peau située sous le bras droit. En fait, à cet endroit, d'habitude je donne un tout petit coup de frein, et je me suis dit qu'il n'était que psychologique, et que ça passait largement sans ce petit coup de patin. Eh bien je vous le dis : le petit coup de frein est indispensable ;-)... Bon ça faisait un peu mal, mais rien de bien méchant tout de même, j'ai continué la séance sans problème. J'ai eu de bonnes sensations sur le footing, mais j'étais trop rapide (souvent au-dessus de 155 au cardio) et du coup, j'étais moins bien sur la partie allure spécifique. Il y avait beaucoup de vent ce matin, mais cela n'explique pas tout, et j'ai vraiment dû m'employer pour aller chercher le 3'40" sur le dernier 1000. Rien d'alarmant, je crois sincèrement que la journée d'hier y est vraiment pour quelque chose.
Normalement, le VTT n'est programmé que pour allonger la sortie en limitant l'impact sur les articulations. Et ce matin, sans doute fatigué de ma grosse journée d'hier, sur une absence de lucidité d'une fraction de seconde, ou une prise de risque inconsidérée sur un passage archi connu... je me suis retrouvé par terre, en m'arrachant la peau située sous le bras droit. En fait, à cet endroit, d'habitude je donne un tout petit coup de frein, et je me suis dit qu'il n'était que psychologique, et que ça passait largement sans ce petit coup de patin. Eh bien je vous le dis : le petit coup de frein est indispensable ;-)... Bon ça faisait un peu mal, mais rien de bien méchant tout de même, j'ai continué la séance sans problème. J'ai eu de bonnes sensations sur le footing, mais j'étais trop rapide (souvent au-dessus de 155 au cardio) et du coup, j'étais moins bien sur la partie allure spécifique. Il y avait beaucoup de vent ce matin, mais cela n'explique pas tout, et j'ai vraiment dû m'employer pour aller chercher le 3'40" sur le dernier 1000. Rien d'alarmant, je crois sincèrement que la journée d'hier y est vraiment pour quelque chose.
mercredi 28 mars 2007
Récupération
Après le gros effort de dimanche dernier, l'important est de rapidement récupérer pour pouvoir placer dans de bonnes conditions les dernières séances de la préparation. Après un footing de 50' lundi, extrêmement lent, et une nuit de sommeil très réparatrice, j'ai retrouvé toutes mes sensations dès mardi lors d'un nouveau footing d'une heure, sur un rythme un peu plus élevé. Le plaisir de courir était immense, et toutes les petites douleurs musculaires avaient disparu. Le programme prévoit encore un footing, un peu plus long (1h10') et un peu plus rapide que les deux précédents cette semaine, puis une sortie longue (la dernière avant le jour J) ce week-end.
Les sensations sont là, le moral est au beau fixe : il ne reste plus qu'à concrétiser !
Les sensations sont là, le moral est au beau fixe : il ne reste plus qu'à concrétiser !
lundi 26 mars 2007
Semi-marathon de la Brière - record battu !!!
Après ce petit intermède sans nouvelles, je me remet à l'ouvrage afin de vous mettre au courant de mes dernières aventures... Ce week-end, test sérieux de l'état de forme 3 semaines avant le marathon de Paris : je participais au semi-marathon de la Brière à Saint André des Eaux (44). Samedi, comme la veille de chaque compétition, sortie ultra courte de 30 minutes, avec 2x300m à l'allure prévue de la course du lendemain, histoire de se mettre l'allure en tête... Sur le plan, il était écrit : allure 3'45"/km, j'ai donc fait les 300 sur cette base, et je me suis dit que 21 km à cette allure, cela risquait de faire beaucoup !
Bref, le lendemain, après avoir consulté la météo toute la semaine, c'est par un temps gris mais sec que j'arrive sur le site de la course. Il fait froid, mais finalement, les choses s'amélioreront au cours de la matinée : j'ai un temps envisagé d'enfiler les gants pour la course, j'ai finalement choisi de les laisser dans la voiture. Nous sommes 800 au départ, il n'est pas trop difficile de se mettre dans les premiers rangs au départ, ce dont je ne me prive pas, histoire de pouvoir me mettre tout de suite à mon rythme sans être trop gêné. Je me cale immédiatement à ce qui me semble être la bonne allure, et je passe le premier km en 3'48", pas trop mal. Je crois que c'est la première fois que je démarre aussi lentement sur un semi. Le tout-fou que je suis a souvent tendance à présumer de ses forces, et partir sur 3'30"-3'35" pour ralentir ensuite, et le regretter plus tard ! Je suis devenu raisonnable... Un groupe se constitue rapidement, bien décidé à tourner aux alentours de 3'45"/km, mon allure théorique donc, mais je trouve leur rythme un chouilla trop rapide, et ce groupe me prend quelques mètres progressivement, l'écart se creuse jusqu'à 80 mètres puis se stabilise. A partir du 4ème kilomètre, après avoir constaté un km en 3'57" (à mon avis une erreur de balisage), je décide d'accélérer légèrement, et j'emmène avec moi un coureur avec qui je terminerai la course. Nous nous relayons régulièrement, et le rythme augmente progressivement : 3'51", 3'42", 3'40"... Je ne sais pas si je vais tenir à cette allure. En plus j'ai la vague impression d'aller trop vite... mais bon, nous sommes finalement régulier, nous menons une course sans à-coup, nous sommes synchro jusque dans le gobage de gel au 9ème kilomètre, surpris tous les deux par l'arrivée inopinée d'un ravitaillement que nous attendions plus tard. Le groupe de tout à l'heure est toujours à une grosse cinquantaine de mètres devant nous, mais il commence à s'effilocher. L'un des membres de ce groupe accélère, pour les autres, cela devient subitement plus dur. Le 10ème est passé en 37'36" (soit 6" de retard par rapport au plan de marche 3'45"), je suis agréablement surpris. Je ne pensais pas pouvoir réaliser ce temps avec cette aisance (au mois de décembre, à ma reprise après une blessure, j'avais dû me dépouiller pour faire 38' à l'arrachée sur un 10km). Les relais réguliers continuent, mais je sens que mon camarade de course est un poil au-dessus de moi. Pour l'instant, je reste avec lui. Et nous abordons le temps fort de notre course : la partie du circuit comprise entre le 10ème et le 16ème est relativement favorable (le parcours est très roulant, mais cette partie est encore plus favorable que le reste), et nous allons vraiment en profiter. Nous avalons les uns après les autres tous les membres du groupe qui nous précédait depuis le début. Nous rattrapons d'autres coureurs partis trop vite, et nous nous situons à ce moment là aux alentours de la 20è place. Au 16ème kilomètre, mon compagnon du jour accélère encore, et je le laisse partir. Il est vraiment plus fort que moi. Mais je ne relâche pas l'effort pour autant, je continue d'avaler quelques coureurs ici et là, et je ne rend pas plus de 20 mètres à mon ancien coéquipier. La partie finale arrive, je passe aux 20 km en 1h14'40", soit les 10 derniers km en 37'04" !!! Mon impression de ne pas avoir ralenti se confirme, je suis très surpris, et la portion montante peu avant l'arrivée me freine à peine. C'est alors avec un immense plaisir que je vois le chrono électronique qui égrène les secondes afficher 1h18'... Je lève les bras pour fêter ça ! Le temps final est de 1h18'46", mon précédent record est battu de 55" et je termine à la 14ème place de la course. Le bonheur, d'autant plus que ma gestion de course, avec une deuxième moitié significativement plus rapide que la première, montre que je maîtrise de mieux en mieux mes allures. Au delà du chrono, j'ai pris un vrai plaisir à courir, j'ai eu d'excellentes sensations tout au long de la course, et je me suis senti fort, notamment en n'étant jamais doublé par une personne revenant de l'arrière, et en doublant des concurrents tout au long de la course, jusque dans le dernier kilomètre.
Je n'ai pas oublié le petit footing d'après course afin d'optimiser la récupération, mais aujourd'hui encore, et malgré un nouveau footing lent ce midi d'une cinquantaine de minutes, les cuisses sont encore un peu lourdes. Qu'à cela ne tienne, dans deux jours il n'y paraîtra plus, et les 2h50' à Paris sont plus que jamais d'actualité !!!
Bref, le lendemain, après avoir consulté la météo toute la semaine, c'est par un temps gris mais sec que j'arrive sur le site de la course. Il fait froid, mais finalement, les choses s'amélioreront au cours de la matinée : j'ai un temps envisagé d'enfiler les gants pour la course, j'ai finalement choisi de les laisser dans la voiture. Nous sommes 800 au départ, il n'est pas trop difficile de se mettre dans les premiers rangs au départ, ce dont je ne me prive pas, histoire de pouvoir me mettre tout de suite à mon rythme sans être trop gêné. Je me cale immédiatement à ce qui me semble être la bonne allure, et je passe le premier km en 3'48", pas trop mal. Je crois que c'est la première fois que je démarre aussi lentement sur un semi. Le tout-fou que je suis a souvent tendance à présumer de ses forces, et partir sur 3'30"-3'35" pour ralentir ensuite, et le regretter plus tard ! Je suis devenu raisonnable... Un groupe se constitue rapidement, bien décidé à tourner aux alentours de 3'45"/km, mon allure théorique donc, mais je trouve leur rythme un chouilla trop rapide, et ce groupe me prend quelques mètres progressivement, l'écart se creuse jusqu'à 80 mètres puis se stabilise. A partir du 4ème kilomètre, après avoir constaté un km en 3'57" (à mon avis une erreur de balisage), je décide d'accélérer légèrement, et j'emmène avec moi un coureur avec qui je terminerai la course. Nous nous relayons régulièrement, et le rythme augmente progressivement : 3'51", 3'42", 3'40"... Je ne sais pas si je vais tenir à cette allure. En plus j'ai la vague impression d'aller trop vite... mais bon, nous sommes finalement régulier, nous menons une course sans à-coup, nous sommes synchro jusque dans le gobage de gel au 9ème kilomètre, surpris tous les deux par l'arrivée inopinée d'un ravitaillement que nous attendions plus tard. Le groupe de tout à l'heure est toujours à une grosse cinquantaine de mètres devant nous, mais il commence à s'effilocher. L'un des membres de ce groupe accélère, pour les autres, cela devient subitement plus dur. Le 10ème est passé en 37'36" (soit 6" de retard par rapport au plan de marche 3'45"), je suis agréablement surpris. Je ne pensais pas pouvoir réaliser ce temps avec cette aisance (au mois de décembre, à ma reprise après une blessure, j'avais dû me dépouiller pour faire 38' à l'arrachée sur un 10km). Les relais réguliers continuent, mais je sens que mon camarade de course est un poil au-dessus de moi. Pour l'instant, je reste avec lui. Et nous abordons le temps fort de notre course : la partie du circuit comprise entre le 10ème et le 16ème est relativement favorable (le parcours est très roulant, mais cette partie est encore plus favorable que le reste), et nous allons vraiment en profiter. Nous avalons les uns après les autres tous les membres du groupe qui nous précédait depuis le début. Nous rattrapons d'autres coureurs partis trop vite, et nous nous situons à ce moment là aux alentours de la 20è place. Au 16ème kilomètre, mon compagnon du jour accélère encore, et je le laisse partir. Il est vraiment plus fort que moi. Mais je ne relâche pas l'effort pour autant, je continue d'avaler quelques coureurs ici et là, et je ne rend pas plus de 20 mètres à mon ancien coéquipier. La partie finale arrive, je passe aux 20 km en 1h14'40", soit les 10 derniers km en 37'04" !!! Mon impression de ne pas avoir ralenti se confirme, je suis très surpris, et la portion montante peu avant l'arrivée me freine à peine. C'est alors avec un immense plaisir que je vois le chrono électronique qui égrène les secondes afficher 1h18'... Je lève les bras pour fêter ça ! Le temps final est de 1h18'46", mon précédent record est battu de 55" et je termine à la 14ème place de la course. Le bonheur, d'autant plus que ma gestion de course, avec une deuxième moitié significativement plus rapide que la première, montre que je maîtrise de mieux en mieux mes allures. Au delà du chrono, j'ai pris un vrai plaisir à courir, j'ai eu d'excellentes sensations tout au long de la course, et je me suis senti fort, notamment en n'étant jamais doublé par une personne revenant de l'arrière, et en doublant des concurrents tout au long de la course, jusque dans le dernier kilomètre.
Je n'ai pas oublié le petit footing d'après course afin d'optimiser la récupération, mais aujourd'hui encore, et malgré un nouveau footing lent ce midi d'une cinquantaine de minutes, les cuisses sont encore un peu lourdes. Qu'à cela ne tienne, dans deux jours il n'y paraîtra plus, et les 2h50' à Paris sont plus que jamais d'actualité !!!
jeudi 22 mars 2007
J'ai hâte de savoir
Je suis impatient de savoir enfin ce que je vaux sur une course faite sans retenue... Les 30 km d'Arradon n'étaient qu'une sortie longue, mais dimanche, hormis le fait que la distance ne sera "que" de 21,1 km, les conditions seront celles de la vraie course ! J'espère être à la hauteur, et pourquoi pas battre mon record sur la distance (1h19'41" sur Cancale-Saint Malo en 2005)... Normalement, les conditions devraient être correctes, pas extraordinaires, mais correctes. Et le parcours est réputé roulant. Donc, tout est là, tout ne dépend que de moi...
Je suis sorti 1h05' ce soir, tranquille, en surveillant le cardio de façon à ne pas s'enflammer sur l'allure. Tout est OK. Encore une mini sortie samedi, histoire de faire tourner les jambes, et ce sera le moment de prendre le départ !
Sinon, aujourd'hui, une grande nouvelle : mon numéro de dossard pour la Diagonale des Fous sera le 159 ! Cette fois, j'y suis pour de bon !
Je suis sorti 1h05' ce soir, tranquille, en surveillant le cardio de façon à ne pas s'enflammer sur l'allure. Tout est OK. Encore une mini sortie samedi, histoire de faire tourner les jambes, et ce sera le moment de prendre le départ !
Sinon, aujourd'hui, une grande nouvelle : mon numéro de dossard pour la Diagonale des Fous sera le 159 ! Cette fois, j'y suis pour de bon !
mardi 20 mars 2007
Dernière vraie séance avant le semi préparatoire
Ce soir, j'ai fait la séance de PMA que je n'ai pas pu faire ce midi (des fois, je bosse, c'était le cas aujourd'hui ;-)). Les conditions étaient loin d'être idéales, avec ce vent et surtout cette température à peine positive... Enfin, je ne vais pas me plaindre, j'ai eu la chance d'avoir jusqu'ici une préparation largement épargnée par les intempéries, tout va bien.
L'arrivée officielle du printemps, c'est demain, mais les journées ne sont pas encore aussi longues qu'au mois de juin... Il fallait donc faire avec l'arrivée de la nuit. J'ai couru seulement 25' en guise d'échauffement afin de ne pas rallonger outre mesure la séance. La fatigue ressentie hier est passée, j'avais de bonnes sensations. Il n'en n'a pas été de même pour la partie travail. Le programme consistait en 12x400 en 1'18" avec récup=tps d'effort. Cette piste un peu défoncée ne me convient décidément pas pour le fractionné court. Autant cela ne me dérange pas à partir du 1000, autant en dessous il est très difficile de se caler à un rythme. Une moitié de la piste offre des appuis significativement meilleurs que l'autre moitié, cela n'a que peu d'influence à allure relativement modérée, mais dès que l'on accélère, la différence est marquante... Bref, il fallait que je passe en 37" aux 200 pour réaliser 1'18" au bout ! J'ai réussi à passer les 12 répétitions assez facilement (et régulièrement : tout entre 1'17" et 1'18"2), mais au niveau des sensations ce n'était pas tout à fait cela. Je pense que le remède à cette situation se trouve dans la récup, encore la récup, toujours la récup. Dont acte : ce soir, je me couche tôt ;-))
L'arrivée officielle du printemps, c'est demain, mais les journées ne sont pas encore aussi longues qu'au mois de juin... Il fallait donc faire avec l'arrivée de la nuit. J'ai couru seulement 25' en guise d'échauffement afin de ne pas rallonger outre mesure la séance. La fatigue ressentie hier est passée, j'avais de bonnes sensations. Il n'en n'a pas été de même pour la partie travail. Le programme consistait en 12x400 en 1'18" avec récup=tps d'effort. Cette piste un peu défoncée ne me convient décidément pas pour le fractionné court. Autant cela ne me dérange pas à partir du 1000, autant en dessous il est très difficile de se caler à un rythme. Une moitié de la piste offre des appuis significativement meilleurs que l'autre moitié, cela n'a que peu d'influence à allure relativement modérée, mais dès que l'on accélère, la différence est marquante... Bref, il fallait que je passe en 37" aux 200 pour réaliser 1'18" au bout ! J'ai réussi à passer les 12 répétitions assez facilement (et régulièrement : tout entre 1'17" et 1'18"2), mais au niveau des sensations ce n'était pas tout à fait cela. Je pense que le remède à cette situation se trouve dans la récup, encore la récup, toujours la récup. Dont acte : ce soir, je me couche tôt ;-))
Inscription à :
Articles (Atom)
