mercredi 20 janvier 2010

Qu'est-ce qu'un "vrai" sport ?


Cela fait plusieurs fois que je lis la chronique de Pascal Grégoire-Boutreau sur lequipe.fr, je partage très souvent son point de vue et sa façon d'approcher les choses. Il occupe tout l'espace que ce grand media sportif veut bien lui laisser pour sortir des sentiers battus et nous présenter des disciplines dites "mineures". Aujourd'hui, il tente d'apporter une réponse étayée à cette question qui parfois amène des divisions marquées : qu'est-ce qu'un vrai sport ?
Je vous renvoie vers son article du jour, et vous incite à lire régulièrement sa chronique, elle gagne à être connue...

jeudi 19 novembre 2009

Défense de M. Hansson, arbitre de France Irlande

Je n'écris plus depuis plus d'un an sur ce blog, et ce soir, je souhaite réagir à l'actualité sportive du moment, faute de mieux, je choisis de le faire ici...
Mon passé d'arbitre de football resurgit pour venir à la rescousse de ce pauvre M. Hansson, l'arbitre Suédois qui a dirigé le désormais fameux match France Irlande décisif pour la qualification à la future Coupe du Monde qui aura lieu en juin prochain.
Je souhaite défendre cette victime collatérale de l'acte de tricherie caractérisé dont s'est rendu coupable Thierry Henry à l'occasion de ce match... J'entends à la radio qu'on est au moins sûr d'une chose, c'est que ce M. Hansson ne sera pas présent en Afrique du Sud en juin prochain, et que c'est la moindre des sanctions suite à l'immense incompétence dont il aurait fait preuve. Et on réclame à grands cris un arbitre derrière chaque but, et la mise en place de la vidéo.
La solution, à mon avis, n'est pas là. L'arbitre n'est pas là pour traiter des cas de tricherie. La tricherie, quelle qu'elle soit, n'a rien à faire en sport en général et sur un terrain de foot en particulier. La tricherie doit faire l'objet d'un plan d'éradication en dehors des terrains, comme on tente de le faire dans le cadre de la lutte anti-dopage, une des formes les plus courantes de tricherie en sport. L'arbitre n'est là que pour mettre certaines limites à l'engagement physique des joueurs, et pour faire appliquer les règles du jeu. En conséquence, il me semble qu'il sera bien plus confortable d'arbitrer un match de football le jour où le tricheur saura que même si l'arbitre ne le voit pas agir, il risque une sanction lourde si sa tricherie est mise en évidence a posteriori. Si on fait la chasse aux simulateurs, aux provocateurs et aux tricheurs de toutes sortes, que les commissions de visionnage remplissent parfaitement leur rôle, et que les sanctions encourues dissuadent de tenter sa chance, alors il ne restera sur les terrains que de la bonne foi et de l'engagement physique. Et ce jour là, faites-moi confiance, les arbitres rempliront parfaitement leur tâche, à trois, et sans vidéo.
Maintenant, M. Hansson, par la faute de Thierry Henry, alors qu'il tenait jusque là très correctement son match, se voit privé de la récompense ultime pour un arbitre de football : la participation à une Coupe du Monde. Thierry Henry, lui, y sera. Belle morale...

jeudi 23 octobre 2008

Ce n'est pas un mur, c'est la Grande Muraille...

Après une longue inactivité sur ce blog, je me devais de faire une mise à jour après le passage de la grosse échéance que constituait le marathon d'Amsterdam. En voici donc le récit :

Le 20 avril dernier, je terminais le marathon de Nantes déçu de ne pas avoir éprouvé de sensations. Je battais mon record d’une trentaine de secondes, mais l’objectif n’était pas vraiment atteint, je voulais descendre nettement sous les 2h50’, et cette maudite crève attrapée une semaine avant m’a empêché de prendre du plaisir sur cette course, je n’ai pas pu espérer ne serait-ce qu’un kilomètre, le feeling n’était pas là. 6 mois plus tard, je remets ça à Amsterdam. Cette fois-ci, j’ai bien pris garde de ne pas attraper froid à quelques jours de l’échéance, toutes les séances sont passées, la période de relâchement a été ultra bénéfique, la dernière séance d’allure spé marathon le montre : les pulsations sont basses, je suis en forme. C’est la première fois que j’ai l’impression de vraiment tout maîtriser.
Je prends donc le départ avec une grosse confiance, et surtout la ferme intention de ne pas me brûler dès le départ. Je pars donc volontairement en-dedans, sans chercher à slalomer, j’attends juste que la route se dégage. C’est ainsi que je passe le premier kilo en 4’03’’, facile, les pulses sont très au niveau attendu, malgré l’excitation liée à la course. Je suis bien dans mes baskets… Déjà, je suis content d’être là, je prends un gros plaisir à courir, je suis facile, c’est cela que je cherche dans le marathon, c’est génial. Allez, cette fois-ci, c’est parti, c’est mon jour ! Les kilos sont un peu bizarres au début : j’enfile le 4ème et 5ème en 8’24’’ au total (que se passe-t-il ? je suis si lent ?) puis le 6ème et 7ème en 6’51’’ (ahhhhh ! c’était juste la faute des panneaux !). Je suis un poil rapide, les kilos s’enchaînent légèrement sous les 3’50’’, il va falloir que je corrige cela. Je suis au 10ème km en 38’42’’, une vingtaine de secondes d’avance. Les pulses sont OK, entre 167 et 169 selon les km, ça va. C’est peut-être un peu tôt pour être déjà si haut, mais je pense que c’est bon. Je me cale enfin à la bonne allure. Passage du 15ème en 58’09’’ : toujours ces 20’’ d’avance, je suis dans le tempo. Puis on arrive le long de l’Amstel. Et il y a du vent. Il est de face ce coquin. Méfiance… Je me cale dans un groupe, et je trouve un compagnon avec qui nous allons nous relayer pendant quelques kilomètres, prenant le vent chacun notre tour. Les pulses restent maîtrisées, toujours sous 170. On arrive au demi-tour, chouette, maintenant, c’est vent dans le dos. Donc, des kilos a priori rapides, sans tirer sur la machine. Bon, là, malgré mes efforts pour rester sage, je franchis définitivement les 170 pulses. Mais le semi est passé (1h22’10’’, toujours 20’’ d’avance). Et je déroule : 24ème km en 3’45’. Mais, que se passe-t-il ? Nous revenons toujours vers Amsterdam, et le vent se manifeste de nouveau : il a tourné… Je ne l’aurai pas eu longtemps avec moi. Du coup, les pulses continuent de monter, et là ça devient un peu inquiétant : je suis à 174 au 30ème km (1h56’45’’, 15 secondes d’avance). Bon, on va bien voir, les jambes continuent de tourner. J’avance toujours comme un métronome, l’allure est bonne : 31ème en 3’56’’, 32ème en 3’55’’. Il reste 10 km. Mais je sens que ça devient compliqué. Le petit groupe devant moi s’éloigne lentement. Et là, je suis toujours à 15 km/h, mais je sais déjà que mon sort est scellé. Je sens que les réserves sont presque vides, et que je n’en ai plus pour longtemps. J’essaie quand même… Mais cela devient soudain très difficile. Le 33ème passe en 4’03’’… Le 34ème en 4’11’’, le 35ème en 4’24’’, le 36ème en 4’23’’… C’est terminé. J’ai encore une grosse avance sur le plan B (2h48’) et même sur le plan C (2h50’), mais je sais bien que c’est mort. Mon réservoir est à sec. Le moteur commence à tousser… Et là, je passe sous un pont juste avant le 37ème km, en remontant, pour la première fois je marche. Je me dis que, quitte à marcher, autant le faire dans une montée, je perdrais moins de temps qu’ailleurs… 37ème km en 5’02’’. Le chant du cygne : je parviens à trouver la force de courir un peu pour faire le 38ème km en 4’26’’, je me demande encore comment j’ai fait. Le 39ème est encore « honnête » : 4’53’’, mais à quel prix ? J’ai beau essayer, je n’ai plus rien dans les jambes. Impossible de courir. Et je commence à avoir faim. Très faim… Je me dis que le ravitaillement du 40ème est bien loin… Il est bien trop loin ! Je marche, je marche, je n’arrive même pas à marcher vite. J’essaie de courir, un coureur mal en point comme moi m’encourage, et nous courrons côte à côte au moins… 150 mètres. Et je remarche. Je suis sans force. Je réclame du sucre : une petite fille en sort de sa poche 2 morceaux enveloppés dans du papier, et elle me pousse à courir de nouveau : désolé petite supportrice sympathique, j’aurais bien voulu, mais je ne pouvais pas. Un immense merci quand même, sans toi, je ne pense pas que j’aurais pu terminer. Je commençais à ce moment à avoir la tête qui tournait, ça va un peu mieux ensuite. Mais je ne peux plus courir. 40ème km : 7’16’’. Je suis à ce moment en 2h43’. Même les 3 heures paraissent inatteignables. Je me restaure au ravitaillement, j’ai bien dû boire 5 verres de boisson énergétique, 2 bananes, 3 verres d’eau. Et je repars, mais toujours en marchant. J’essaie de me relancer : crampe au mollet droit. Il ne manquait plus que ça ! OK. J’ai compris. Je marche. 41ème km : 10’22’’. Le pire, c’est que je suis hyper lucide. Et je ne souffre pas (sauf des crampes, mais quand je marche, elles me laissent tranquille), je n’ai juste pas de carburant. Et je repense à la veille de la course, à notre recherche désespérée d’un resto qui servirait des pâtes : ils étaient tous pris d’assaut. On s’est contenté d’un bon repas, mais pas adapté aux besoins de marathoniens. Et je me rappelle de ce petit déjeuner de ce matin, finalement bien léger quand on y pense. Mais bon sang ! Ça t’est déjà arrivé ces trucs : tu ne bouffes pas assez avant la course. Je croyais que tu étais vacciné ! Eh bien non. C’est mon 5ème marathon, et je ne sais toujours pas aborder cette épreuve. C’est en faisant des erreurs qu’on apprend paraît-il. Eh bien moi, j’apprends lentement…
Bon, maintenant, il s’agit de terminer la plaisanterie. Je marche encore et encore, je vois le stade. Je rassemble mes dernières forces, et à 100 mètres de l’entrée du stade, je cours. J’arrive à l’entrée du tunnel, et là, cerise sur le gâteau : crampes simultanées aux deux quadriceps. Je suis cloué au sol, je ne peux pas avancer. Je hurle de douleur. Un bénévole me dit : « only 300 meters left ! go on ! » et moi je ne peux que lui répondre : « but I cannot make a single step !!! ». Un type demande à passer de l’autre côté du grillage, il est kiné. Il passe, je ne sais pas ce qu’il me fait, il ne tire pas sur mes jambes, j’ai juste l’impression qu’il passe ses paumes sur mes quadris douloureux, la douleur passe. Cela fait juste 3 minutes que je suis là comme un con à l’entrée du stade… Au total, je vais y passer 5 bonnes minutes. Je repars clopin-clopant, j’entre dans ce stade, et à 50 mètres de la ligne d’arrivée, je décide de finir quand même en courant. Résultat : les 1295 derniers mètres en plus de 15 minutes, un temps final de 3h08’51’’. Bien loin de mes espérances. Mais ça fait longtemps que je me suis fait une raison, d’ailleurs, je souris au photographe…
Je ne suis même pas déçu, juste une immense frustration, car je sais que j’étais fort. Ce qui est arrivé est ma faute, que cela me serve de leçon. Peut-être qu’un jour je saurai courir un marathon, ce n’est pas encore le cas. Merci Charlie pour cette prépa qui s’est avérée parfaite, désolé d’avoir déconné… Mais qu’on se le dise : I’ll be back.

mercredi 28 mai 2008

Suite du programme


Alors que je vais prochainement faire en sorte de reprendre un entraînement structuré, le marathon de Nantes et, dans une moindre mesure celui du Mont Saint Michel, seront absorbés, je pense à la suite du programme.
Il était question avec les collègues de travail de s'organiser une sortie à l'étranger à l'automne. Eh bien, le projet avance, et je me suis d'ores et déjà inscrit pour le marathon d'Amsterdam qui aura lieu le 19 octobre prochain. J'ai déjà couru ce marathon en 2006 (la photo en haut à droite de ce blog a été prise à cette occasion), il s'agissait alors de ma première expérience sur la distance des 42,195 km. J'irai cette fois encore à l'assaut de la barre des 15 km/h, soit 2h48' (en espérant secrètement réaliser 2h45' !!!).
Mais il est encore trop tôt pour faire des pronostics, nous reparlerons de cet objectif en temps utile.

lundi 26 mai 2008

Baptême du marathon sous le déluge


Samedi, j'ai participé à cet apocalyptique marathon du Mont Saint Michel, un mois après avoir couru celui de Nantes. Cette fois, l'objectif n'était pas de faire un temps, mais d'emmener les copains au bout de leur premier marathon. Les niveaux de préparation étaient hétérogènes, mais ils allaient de "un peu juste" à "carrément insuffisant". Le "carrément insuffisant" a évidemment abandonné au 27ème, mais les "un peu juste" ont réalisé un petit exploit. Ils n'avaient aucune idée de l'allure à suivre (pour les deux personnes dont je parle, il s'agissait de la première course sur route DE LEUR VIE !!! => un footeux et un pongiste, qui ont préparé la course "au feeling", sur la base des quelques conseils que j'ai pu leur donner, depuis un mois et demi), j'ai jugé, sur ce que je connaissais d'eux, que je pouvais les emmener sur 3h30'. Facile : 5'/km. En fait, j'avais décidé d'aller un peu plus vite (entre 4'50" et 4'55") afin de pouvoir prendre les ravitos tranquillement, en marchant sur quelques mètres.
Nous partons sur ces bases, ne nous laissant nullement perturber par la pluie. Tout de suite dans l'allure : 5'02 au premier km, avec les embouteillages du départ, puis 4'50" au 2ème, c'est parti. Nous sommes 4 (Vincent le footeux (mon frère),Manu le pongiste, Mr "prépa insuffisante" et moi). Je leur parle beaucoup, je les saoule de conseils, je dois prononcer le mot "prudence" 20 fois par minute...
Premier ravitaillement, la consigne est claire : on ne loupe pas le moindre ravitaillement, on prend sa bouteille en courant, on se dégage de la zone, puis on marche afin de se ravitailler correctement. 10 pas, puis on court de nouveau. J'ai affaire à des élèves studieux, les consignes sont appliquées à la lettre, on ne perd presque pas de temps, le km du ravito est fait en 5'08".
La course se poursuit, Mr "prépa insuffisante" ne veut pas encore le reconnaître, mais il est évident qu'il ne pourra pas suivre notre rythme. Je le lui dis, il persiste à s'accrocher, nous ne sommes pas au 10ème, je sais qu'il se prépare à une immense galère dont il ne soupçonne pas l'ampleur... Allez, on continue, le pli est pris, le deuxième ravito se passe parfaitement, il faut même gérer des "pauses techniques", aucun problème, on a le temps.
Mr "prépa insuffisante" commence à faire l'élastique, je lui répète qu'il est inutile d'insister, qu'il devrait accepter de ralentir franchement, il s'accroche quand même. On arrive au 13ème, il est 5 mètres derrière nous, je ralentis, me mets à sa hauteur et élève un peu le ton. Il a compris, il ralentit. Mais il est déjà trop tard, le mal est fait. Nous continuons à 3.
Nous passons le semi, nous sommes systématiquement entre 4'50" et 4'55"/km, sauf pour les ravitaillements, le rythme est parfait. Le temps de passage au semi est d'1h44'30". Impeccable. Mon frère m'impressionne par sa facilité, il ne dit rien, vit sa course. Manu semble être un peu plus à l'ouvrage, mais il enchaîne les kilomètres comme un métronome. C'est lui qui se rend compte quand je m'enflamme trop, il détecte les accélérations : quand il râle, c'est qu'on est en 4'45". S'il ne dit rien, c'est qu'on est dans le tempo. D'ailleurs, je lui dis, alors que nous n'étions que tous les deux, après une pause plus longue au ravito que mon frère : Vincent m'a l'air tranquille, il va claquer les 3h30 sans problème. Je ne le savais pas, mais j'avais à ce moment là construit le nid de sa motivation pour le reste de la course : je l'ai vexé. Il a compris qu'implicitement, je le trouvais moins bien. Et j'avoue qu'à ce moment là, je ne pense pas qu'il tienne la cadence jusqu'au bout.
Au fait, nous avons une autre consigne : quand un enfant tend la main pour qu'on lui tape dedans, au moins l'un de nous trois doit y aller, y compris si c'est de l'autre côté de la route. J'ai la fierté d'annoncer que je crois que nous n'en avons pas manqué un seul ;-)
Bon, mes deux compères sont bien, ils continuent de raconter des conneries de temps en temps, je leur dit que nous arrivons au début de la zone de turbulence, il faut penser à entrer dans sa bulle, et ne plus penser qu'à ses sensations. On se préserve au maximum. Je leur indique qu'à partir du 25ème, on va commencer à ramasser des morts par dizaines. Et ça ne manque pas. Les marc heurs commencent à apparaître. Et même ceux qui ne marchent pas, on les double. Je demande à Manu s'il est bien, s'il pense que le rythme est tenable encore pendant 15 gros kilomètres. "Je crois que oui". Soit. On va voir. Vincent est imperturbable, il avance. Au 26ème, un copain de Manu nous encourage, et fait quelques hectomètres à nos côtés. Il est impressionné par l'état de fraîcheur des troupes. Et Manu est regonflé à bloc.
Je tempère toujours mes compagnons de route : l'échauffement est presque terminé, la course va bientôt commencer. Et pourtant, à voir l'état des concurrents que l'on double, elle est presque terminée pour certain... On arrive au 30ème, je leur dit que le marathon commence ici. Mais Vincent a des fourmis dans les jambes. Je pensais leur lâcher un tout petit peu la bride au 32ème, Vincent prend 3 mètres d'avance, je lui dis qu'il peut partir, mais il doit se méfier, rien n'est gagné... Il accélère très progressivement. Je reste avec Manu, qui tient toujours la cadence. Au 33ème, alors que Vincent a maintenant 200 mètres d'avance, Manu me dit : "je crois bien que ça va tenir jusqu'au bout". Je laisse passer encore deux kilomètres, et je lui dis : "on y va ?". "Ouais". D'accord, c'est parti. Vincent est en point de mire, le meneur d'allure des 3h30' est 300 mètres devant nous. On accèlère gentiment, j'indique à Manu que c'est maintenant qu'il faut s'accrocher. On passe en 4'45", puis 4'40", et Vincent se rapproche. A voir sa foulée, je sais qu'il ne faiblit pas, mais faute du repère qu'il avait avant avec nous, il est dans un faux rythme (il court sans chrono). Nous arrivons au dernier virage, 4 km avant l'arrivée, je vois qu'il y a du monde, je demande à Manu s'il veut une ovation. Bien sûr qu'il en veut une ! Donc je passe en harcelant le public, en levant les bras, en disant que je n'entend rien, en sautant partout... J'entend un spectateur dire que ça n'a pas l'air très dur le marathon...
Nous revenons sur Vincent, le panneau du 40ème s'annonce, et la jonction s'opère pile à cette marque. Je regarde mes deux "presque marathoniens", et je leur dis que je les laisse s'expliquer sur les deux derniers km, moi je les abandonne là. J'accélère, je vois mon père sur le bord de la route. Il faut que lui rentre dedans pour qu'il me voit, absorbé qu'il était dans sa conversation. 20 mètres après, ma mère, mon amie et mon tout petit Théo m'attendent. Je m'arrête, petite montée de sanglots vite réprimée... J'ai le temps de faire deux photos, et je repars.
Je finis vite, et j'en termine en 3h27'16", et juste derrière moi, Vincent termine en 3h27'33" et Manu en 3h27'37". Les deux énergumènes n'ont rien trouvé de mieux que de se mettre des mines sans arrêt dans les deux derniers kilomètres... Mais Vincent était plus fort et remporte ce superbe duel. Ces deux messieurs s'offrent un negative split dans des conditions dantesques, 1h44'29" au semi, un tout petit peu plus d'1h43' sur la deuxième moitié. On se tape dans la main, les regards brillent, c'est du bonheur en barre ! Je crois que j'ai converti deux adeptes au marathon, et en plus, avec une prépa plus sérieuse et plus longue, je crois qu'ils peuvent aller viser haut à moyen terme.
Sinon ? Théo va bien ! Il a gagné une belle médaille...

lundi 28 avril 2008

Bienvenue Theo !!!


Hier c'était le grand jour... Quel bonheur ! Theo est arrivé parmi nous le dimanche 27 avril à 16h32, il pesait 3,270 kg et mesurait 48 cm à la naissance.

Maman et bébé se portent bien, et papa est ravi ! Les fils que l'ont peut voir sur la photo ne sont là que pour s'assurer que tout va bien...

vendredi 25 avril 2008

Récupération

5 jours après la course, les bilans sont faits, l'heure est à la récupération. Pour la première fois en trois marathons, j'ai pu trottiner dès le lendemain de la course. Evidemment les muscles étaient un peu durs, mais cela n'a pas duré. J'ai pu courir lundi, mercredi et vendredi, et je constate ce soir que j'ai retrouvé en footing les FC qui étaient les miennes avant cette satané crève. Y'a pas un marathon dimanche ?
Blague à part, comme je l'écrivais déjà à chaud, je ne suis absolument pas déçu. C'est comme ça, et ça passera la prochaine fois.
Maintenant, après avoir attendu avec une impatience de gamin la date du marathon, je suis de nouveau impatient de devenir papa... Junior (ou Juniorette, on n'en sait rien...) n'est pas pressé d'arriver. Il doit être bien là où il est. Bon, ce serait bien que ce soit une fille, parce que nous n'avons pas encore réussi à nous accorder sur un prénom masculin (si vous avez des suggestions, n'hésitez pas !).