Après une longue inactivité sur ce blog, je me devais de faire une mise à jour après le passage de la grosse échéance que constituait le marathon d'Amsterdam. En voici donc le récit :
Le 20 avril dernier, je terminais le marathon de Nantes déçu de ne pas avoir éprouvé de sensations. Je battais mon record d’une trentaine de secondes, mais l’objectif n’était pas vraiment atteint, je voulais descendre nettement sous les 2h50’, et cette maudite crève attrapée une semaine avant m’a empêché de prendre du plaisir sur cette course, je n’ai pas pu espérer ne serait-ce qu’un kilomètre, le feeling n’était pas là. 6 mois plus tard, je remets ça à Amsterdam. Cette fois-ci, j’ai bien pris garde de ne pas attraper froid à quelques jours de l’échéance, toutes les séances sont passées, la période de relâchement a été ultra bénéfique, la dernière séance d’allure spé marathon le montre : les pulsations sont basses, je suis en forme. C’est la première fois que j’ai l’impression de vraiment tout maîtriser.
Je prends donc le départ avec une grosse confiance, et surtout la ferme intention de ne pas me brûler dès le départ. Je pars donc volontairement en-dedans, sans chercher à slalomer, j’attends juste que la route se dégage. C’est ainsi que je passe le premier kilo en 4’03’’, facile, les pulses sont très au niveau attendu, malgré l’excitation liée à la course. Je suis bien dans mes baskets… Déjà, je suis content d’être là, je prends un gros plaisir à courir, je suis facile, c’est cela que je cherche dans le marathon, c’est génial. Allez, cette fois-ci, c’est parti, c’est mon jour ! Les kilos sont un peu bizarres au début : j’enfile le 4ème et 5ème en 8’24’’ au total (que se passe-t-il ? je suis si lent ?) puis le 6ème et 7ème en 6’51’’ (ahhhhh ! c’était juste la faute des panneaux !). Je suis un poil rapide, les kilos s’enchaînent légèrement sous les 3’50’’, il va falloir que je corrige cela. Je suis au 10ème km en 38’42’’, une vingtaine de secondes d’avance. Les pulses sont OK, entre 167 et 169 selon les km, ça va. C’est peut-être un peu tôt pour être déjà si haut, mais je pense que c’est bon. Je me cale enfin à la bonne allure. Passage du 15ème en 58’09’’ : toujours ces 20’’ d’avance, je suis dans le tempo. Puis on arrive le long de l’Amstel. Et il y a du vent. Il est de face ce coquin. Méfiance… Je me cale dans un groupe, et je trouve un compagnon avec qui nous allons nous relayer pendant quelques kilomètres, prenant le vent chacun notre tour. Les pulses restent maîtrisées, toujours sous 170. On arrive au demi-tour, chouette, maintenant, c’est vent dans le dos. Donc, des kilos a priori rapides, sans tirer sur la machine. Bon, là, malgré mes efforts pour rester sage, je franchis définitivement les 170 pulses. Mais le semi est passé (1h22’10’’, toujours 20’’ d’avance). Et je déroule : 24ème km en 3’45’. Mais, que se passe-t-il ? Nous revenons toujours vers Amsterdam, et le vent se manifeste de nouveau : il a tourné… Je ne l’aurai pas eu longtemps avec moi. Du coup, les pulses continuent de monter, et là ça devient un peu inquiétant : je suis à 174 au 30ème km (1h56’45’’, 15 secondes d’avance). Bon, on va bien voir, les jambes continuent de tourner. J’avance toujours comme un métronome, l’allure est bonne : 31ème en 3’56’’, 32ème en 3’55’’. Il reste 10 km. Mais je sens que ça devient compliqué. Le petit groupe devant moi s’éloigne lentement. Et là, je suis toujours à 15 km/h, mais je sais déjà que mon sort est scellé. Je sens que les réserves sont presque vides, et que je n’en ai plus pour longtemps. J’essaie quand même… Mais cela devient soudain très difficile. Le 33ème passe en 4’03’’… Le 34ème en 4’11’’, le 35ème en 4’24’’, le 36ème en 4’23’’… C’est terminé. J’ai encore une grosse avance sur le plan B (2h48’) et même sur le plan C (2h50’), mais je sais bien que c’est mort. Mon réservoir est à sec. Le moteur commence à tousser… Et là, je passe sous un pont juste avant le 37ème km, en remontant, pour la première fois je marche. Je me dis que, quitte à marcher, autant le faire dans une montée, je perdrais moins de temps qu’ailleurs… 37ème km en 5’02’’. Le chant du cygne : je parviens à trouver la force de courir un peu pour faire le 38ème km en 4’26’’, je me demande encore comment j’ai fait. Le 39ème est encore « honnête » : 4’53’’, mais à quel prix ? J’ai beau essayer, je n’ai plus rien dans les jambes. Impossible de courir. Et je commence à avoir faim. Très faim… Je me dis que le ravitaillement du 40ème est bien loin… Il est bien trop loin ! Je marche, je marche, je n’arrive même pas à marcher vite. J’essaie de courir, un coureur mal en point comme moi m’encourage, et nous courrons côte à côte au moins… 150 mètres. Et je remarche. Je suis sans force. Je réclame du sucre : une petite fille en sort de sa poche 2 morceaux enveloppés dans du papier, et elle me pousse à courir de nouveau : désolé petite supportrice sympathique, j’aurais bien voulu, mais je ne pouvais pas. Un immense merci quand même, sans toi, je ne pense pas que j’aurais pu terminer. Je commençais à ce moment à avoir la tête qui tournait, ça va un peu mieux ensuite. Mais je ne peux plus courir. 40ème km : 7’16’’. Je suis à ce moment en 2h43’. Même les 3 heures paraissent inatteignables. Je me restaure au ravitaillement, j’ai bien dû boire 5 verres de boisson énergétique, 2 bananes, 3 verres d’eau. Et je repars, mais toujours en marchant. J’essaie de me relancer : crampe au mollet droit. Il ne manquait plus que ça ! OK. J’ai compris. Je marche. 41ème km : 10’22’’. Le pire, c’est que je suis hyper lucide. Et je ne souffre pas (sauf des crampes, mais quand je marche, elles me laissent tranquille), je n’ai juste pas de carburant. Et je repense à la veille de la course, à notre recherche désespérée d’un resto qui servirait des pâtes : ils étaient tous pris d’assaut. On s’est contenté d’un bon repas, mais pas adapté aux besoins de marathoniens. Et je me rappelle de ce petit déjeuner de ce matin, finalement bien léger quand on y pense. Mais bon sang ! Ça t’est déjà arrivé ces trucs : tu ne bouffes pas assez avant la course. Je croyais que tu étais vacciné ! Eh bien non. C’est mon 5ème marathon, et je ne sais toujours pas aborder cette épreuve. C’est en faisant des erreurs qu’on apprend paraît-il. Eh bien moi, j’apprends lentement…
Bon, maintenant, il s’agit de terminer la plaisanterie. Je marche encore et encore, je vois le stade. Je rassemble mes dernières forces, et à 100 mètres de l’entrée du stade, je cours. J’arrive à l’entrée du tunnel, et là, cerise sur le gâteau : crampes simultanées aux deux quadriceps. Je suis cloué au sol, je ne peux pas avancer. Je hurle de douleur. Un bénévole me dit : « only 300 meters left ! go on ! » et moi je ne peux que lui répondre : « but I cannot make a single step !!! ». Un type demande à passer de l’autre côté du grillage, il est kiné. Il passe, je ne sais pas ce qu’il me fait, il ne tire pas sur mes jambes, j’ai juste l’impression qu’il passe ses paumes sur mes quadris douloureux, la douleur passe. Cela fait juste 3 minutes que je suis là comme un con à l’entrée du stade… Au total, je vais y passer 5 bonnes minutes. Je repars clopin-clopant, j’entre dans ce stade, et à 50 mètres de la ligne d’arrivée, je décide de finir quand même en courant. Résultat : les 1295 derniers mètres en plus de 15 minutes, un temps final de 3h08’51’’. Bien loin de mes espérances. Mais ça fait longtemps que je me suis fait une raison, d’ailleurs, je souris au photographe…
Je ne suis même pas déçu, juste une immense frustration, car je sais que j’étais fort. Ce qui est arrivé est ma faute, que cela me serve de leçon. Peut-être qu’un jour je saurai courir un marathon, ce n’est pas encore le cas. Merci Charlie pour cette prépa qui s’est avérée parfaite, désolé d’avoir déconné… Mais qu’on se le dise : I’ll be back.
jeudi 23 octobre 2008
mercredi 28 mai 2008
Suite du programme

Alors que je vais prochainement faire en sorte de reprendre un entraînement structuré, le marathon de Nantes et, dans une moindre mesure celui du Mont Saint Michel, seront absorbés, je pense à la suite du programme.
Il était question avec les collègues de travail de s'organiser une sortie à l'étranger à l'automne. Eh bien, le projet avance, et je me suis d'ores et déjà inscrit pour le marathon d'Amsterdam qui aura lieu le 19 octobre prochain. J'ai déjà couru ce marathon en 2006 (la photo en haut à droite de ce blog a été prise à cette occasion), il s'agissait alors de ma première expérience sur la distance des 42,195 km. J'irai cette fois encore à l'assaut de la barre des 15 km/h, soit 2h48' (en espérant secrètement réaliser 2h45' !!!).
Mais il est encore trop tôt pour faire des pronostics, nous reparlerons de cet objectif en temps utile.
lundi 26 mai 2008
Baptême du marathon sous le déluge

Samedi, j'ai participé à cet apocalyptique marathon du Mont Saint Michel, un mois après avoir couru celui de Nantes. Cette fois, l'objectif n'était pas de faire un temps, mais d'emmener les copains au bout de leur premier marathon. Les niveaux de préparation étaient hétérogènes, mais ils allaient de "un peu juste" à "carrément insuffisant". Le "carrément insuffisant" a évidemment abandonné au 27ème, mais les "un peu juste" ont réalisé un petit exploit. Ils n'avaient aucune idée de l'allure à suivre (pour les deux personnes dont je parle, il s'agissait de la première course sur route DE LEUR VIE !!! => un footeux et un pongiste, qui ont préparé la course "au feeling", sur la base des quelques conseils que j'ai pu leur donner, depuis un mois et demi), j'ai jugé, sur ce que je connaissais d'eux, que je pouvais les emmener sur 3h30'. Facile : 5'/km. En fait, j'avais décidé d'aller un peu plus vite (entre 4'50" et 4'55") afin de pouvoir prendre les ravitos tranquillement, en marchant sur quelques mètres.
Nous partons sur ces bases, ne nous laissant nullement perturber par la pluie. Tout de suite dans l'allure : 5'02 au premier km, avec les embouteillages du départ, puis 4'50" au 2ème, c'est parti. Nous sommes 4 (Vincent le footeux (mon frère),Manu le pongiste, Mr "prépa insuffisante" et moi). Je leur parle beaucoup, je les saoule de conseils, je dois prononcer le mot "prudence" 20 fois par minute...
Premier ravitaillement, la consigne est claire : on ne loupe pas le moindre ravitaillement, on prend sa bouteille en courant, on se dégage de la zone, puis on marche afin de se ravitailler correctement. 10 pas, puis on court de nouveau. J'ai affaire à des élèves studieux, les consignes sont appliquées à la lettre, on ne perd presque pas de temps, le km du ravito est fait en 5'08".
La course se poursuit, Mr "prépa insuffisante" ne veut pas encore le reconnaître, mais il est évident qu'il ne pourra pas suivre notre rythme. Je le lui dis, il persiste à s'accrocher, nous ne sommes pas au 10ème, je sais qu'il se prépare à une immense galère dont il ne soupçonne pas l'ampleur... Allez, on continue, le pli est pris, le deuxième ravito se passe parfaitement, il faut même gérer des "pauses techniques", aucun problème, on a le temps.
Mr "prépa insuffisante" commence à faire l'élastique, je lui répète qu'il est inutile d'insister, qu'il devrait accepter de ralentir franchement, il s'accroche quand même. On arrive au 13ème, il est 5 mètres derrière nous, je ralentis, me mets à sa hauteur et élève un peu le ton. Il a compris, il ralentit. Mais il est déjà trop tard, le mal est fait. Nous continuons à 3.
Nous passons le semi, nous sommes systématiquement entre 4'50" et 4'55"/km, sauf pour les ravitaillements, le rythme est parfait. Le temps de passage au semi est d'1h44'30". Impeccable. Mon frère m'impressionne par sa facilité, il ne dit rien, vit sa course. Manu semble être un peu plus à l'ouvrage, mais il enchaîne les kilomètres comme un métronome. C'est lui qui se rend compte quand je m'enflamme trop, il détecte les accélérations : quand il râle, c'est qu'on est en 4'45". S'il ne dit rien, c'est qu'on est dans le tempo. D'ailleurs, je lui dis, alors que nous n'étions que tous les deux, après une pause plus longue au ravito que mon frère : Vincent m'a l'air tranquille, il va claquer les 3h30 sans problème. Je ne le savais pas, mais j'avais à ce moment là construit le nid de sa motivation pour le reste de la course : je l'ai vexé. Il a compris qu'implicitement, je le trouvais moins bien. Et j'avoue qu'à ce moment là, je ne pense pas qu'il tienne la cadence jusqu'au bout.
Au fait, nous avons une autre consigne : quand un enfant tend la main pour qu'on lui tape dedans, au moins l'un de nous trois doit y aller, y compris si c'est de l'autre côté de la route. J'ai la fierté d'annoncer que je crois que nous n'en avons pas manqué un seul ;-)
Bon, mes deux compères sont bien, ils continuent de raconter des conneries de temps en temps, je leur dit que nous arrivons au début de la zone de turbulence, il faut penser à entrer dans sa bulle, et ne plus penser qu'à ses sensations. On se préserve au maximum. Je leur indique qu'à partir du 25ème, on va commencer à ramasser des morts par dizaines. Et ça ne manque pas. Les marc heurs commencent à apparaître. Et même ceux qui ne marchent pas, on les double. Je demande à Manu s'il est bien, s'il pense que le rythme est tenable encore pendant 15 gros kilomètres. "Je crois que oui". Soit. On va voir. Vincent est imperturbable, il avance. Au 26ème, un copain de Manu nous encourage, et fait quelques hectomètres à nos côtés. Il est impressionné par l'état de fraîcheur des troupes. Et Manu est regonflé à bloc.
Je tempère toujours mes compagnons de route : l'échauffement est presque terminé, la course va bientôt commencer. Et pourtant, à voir l'état des concurrents que l'on double, elle est presque terminée pour certain... On arrive au 30ème, je leur dit que le marathon commence ici. Mais Vincent a des fourmis dans les jambes. Je pensais leur lâcher un tout petit peu la bride au 32ème, Vincent prend 3 mètres d'avance, je lui dis qu'il peut partir, mais il doit se méfier, rien n'est gagné... Il accélère très progressivement. Je reste avec Manu, qui tient toujours la cadence. Au 33ème, alors que Vincent a maintenant 200 mètres d'avance, Manu me dit : "je crois bien que ça va tenir jusqu'au bout". Je laisse passer encore deux kilomètres, et je lui dis : "on y va ?". "Ouais". D'accord, c'est parti. Vincent est en point de mire, le meneur d'allure des 3h30' est 300 mètres devant nous. On accèlère gentiment, j'indique à Manu que c'est maintenant qu'il faut s'accrocher. On passe en 4'45", puis 4'40", et Vincent se rapproche. A voir sa foulée, je sais qu'il ne faiblit pas, mais faute du repère qu'il avait avant avec nous, il est dans un faux rythme (il court sans chrono). Nous arrivons au dernier virage, 4 km avant l'arrivée, je vois qu'il y a du monde, je demande à Manu s'il veut une ovation. Bien sûr qu'il en veut une ! Donc je passe en harcelant le public, en levant les bras, en disant que je n'entend rien, en sautant partout... J'entend un spectateur dire que ça n'a pas l'air très dur le marathon...
Nous revenons sur Vincent, le panneau du 40ème s'annonce, et la jonction s'opère pile à cette marque. Je regarde mes deux "presque marathoniens", et je leur dis que je les laisse s'expliquer sur les deux derniers km, moi je les abandonne là. J'accélère, je vois mon père sur le bord de la route. Il faut que lui rentre dedans pour qu'il me voit, absorbé qu'il était dans sa conversation. 20 mètres après, ma mère, mon amie et mon tout petit Théo m'attendent. Je m'arrête, petite montée de sanglots vite réprimée... J'ai le temps de faire deux photos, et je repars.
Je finis vite, et j'en termine en 3h27'16", et juste derrière moi, Vincent termine en 3h27'33" et Manu en 3h27'37". Les deux énergumènes n'ont rien trouvé de mieux que de se mettre des mines sans arrêt dans les deux derniers kilomètres... Mais Vincent était plus fort et remporte ce superbe duel. Ces deux messieurs s'offrent un negative split dans des conditions dantesques, 1h44'29" au semi, un tout petit peu plus d'1h43' sur la deuxième moitié. On se tape dans la main, les regards brillent, c'est du bonheur en barre ! Je crois que j'ai converti deux adeptes au marathon, et en plus, avec une prépa plus sérieuse et plus longue, je crois qu'ils peuvent aller viser haut à moyen terme.
Sinon ? Théo va bien ! Il a gagné une belle médaille...
lundi 28 avril 2008
Bienvenue Theo !!!
vendredi 25 avril 2008
Récupération
5 jours après la course, les bilans sont faits, l'heure est à la récupération. Pour la première fois en trois marathons, j'ai pu trottiner dès le lendemain de la course. Evidemment les muscles étaient un peu durs, mais cela n'a pas duré. J'ai pu courir lundi, mercredi et vendredi, et je constate ce soir que j'ai retrouvé en footing les FC qui étaient les miennes avant cette satané crève. Y'a pas un marathon dimanche ?
Blague à part, comme je l'écrivais déjà à chaud, je ne suis absolument pas déçu. C'est comme ça, et ça passera la prochaine fois.
Maintenant, après avoir attendu avec une impatience de gamin la date du marathon, je suis de nouveau impatient de devenir papa... Junior (ou Juniorette, on n'en sait rien...) n'est pas pressé d'arriver. Il doit être bien là où il est. Bon, ce serait bien que ce soit une fille, parce que nous n'avons pas encore réussi à nous accorder sur un prénom masculin (si vous avez des suggestions, n'hésitez pas !).
Blague à part, comme je l'écrivais déjà à chaud, je ne suis absolument pas déçu. C'est comme ça, et ça passera la prochaine fois.
Maintenant, après avoir attendu avec une impatience de gamin la date du marathon, je suis de nouveau impatient de devenir papa... Junior (ou Juniorette, on n'en sait rien...) n'est pas pressé d'arriver. Il doit être bien là où il est. Bon, ce serait bien que ce soit une fille, parce que nous n'avons pas encore réussi à nous accorder sur un prénom masculin (si vous avez des suggestions, n'hésitez pas !).
lundi 21 avril 2008
Marathon de Nantes : impressions mitigées
Au lendemain de ce marathon, j'ai un sentiment bizarre. Je suis passé très loin de l'objectif, et pourtant je ne suis pas déçu le moins du monde. Peut-être frustré, mais rien de plus. Et encore... Fataliste plus vraisemblablement. Pour tout dire, j'ai failli l'écrire sur ce blog dès samedi, mais une espèce de superstition m'en a dissuadé : je savais que ça ne passerait pas.
Une foule de petits indices me montraient que cette fichue crève de la fin de la semaine passée avait contrarié de façon irrévocable mes prétentions chronométriques. Fidèle à moi-même, j'ai quand même tenté le coup en désespoir de cause. Mais il n'y a pas eu de miracle. Je sais que j'ai le potentiel pour réaliser ces 2h45', mais hier n'était pas le jour.
Venons-en aux faits : depuis une semaine, les prévisions météorologiques pour ce 20 avril vers lequel convergent mes pensées sportives depuis des semaines sont calamiteuses. Pluie continue, plus ou moins dense selon les sources d'information. Peut-être du vent. Je me suis fait à l'idée de courir un marathon dans des conditions difficiles. Je me suis persuadé que cela ne me perturbera pas trop.
Finalement, je me lève dimanche matin, pas de pluie. Le temps est bien nuageux, mais c'est sec. Je fais la route vers Nantes accompagné d'un copain qui débute sur marathon et qui vise 3 heures, ainsi que de sa femme et de sa fille. Une grosse heure de route passée à parler de la course, évidemment. Arrivés sur place, nous nous mettons directement en tenue, je fais quelques foulées, les sensations sont bonnes. Finalement, ça va peut-être le faire ?
Je me rends vers la ligne de départ 5 minutes avant le coup de feu, je me place dans les premiers rangs en jouant des coudes (pas de sas), je n'attends presque pas, et c'est parti. Doucement mon gars, tu sais que tu joues serré, donc pas de bêtise. Et ça déborde de tous les côtés. Moi qui vise une place dans les 50, je dois être au moins 90ème après 300 mètres de course. Qu'est-ce qu'ils ont tous ? C'est moi qui suis lent ? Non. Premier kilo en 3'48". OK, c'est pas trop mal. Mais quelle densité devant !!! Deuxième kilo en 3'52". Nickel, je suis dans l'allure dès le 2ème, c'est parfait. Mais quelque chose m'inquiète : je ne me balade pas comme cela devrait être le cas. Bien sûr, je ne suis pas dans le dur, mais là, je devrais être en footing en termes de sensations, et ce n'est pas le cas. Je suis à l'ouvrage. Et il reste 40 kilomètres.
Bon, on va voir, il est vrai que l'échauffement n'était peut-être pas suffisant, il va falloir quelques minutes pour se mettre en route. Eh bien non. Mais là, ce n'est plus ma faute. C'est la faute du mesureur : j'ai beau rester aux côtés de coureurs calés au même rythme que moi, avec un plan de marche pour 2h45', le constat est implacable, 4'08" puis 4'30" puis 4'18". N'importe quoi. J'ai une minute de retard sur le plan de marche au 5ème. Bon, je sais que ces panneaux sont mal placés. Mais je sais aussi dès ce moment là que je n'atteindrai pas l'objectif. Les sensations sont là, et elles ne sont pas bonnes. Je ne trouve pas mon allure confortable, celle où je peux me mettre en "pilotage automatique". Et dire que je ne suis qu'au 5ème !
Alors j'y vais quand même, on verra bien. Finalement, les écarts de mesurage se résorbent, il est vrai que le départ est un peu accidenté, quelques relances, un demi-tour, des virages serrés, des ponts. Je passe au 10ème en 39'25", soit avec 25" de retard. Et je ne suis pas facile comme je devrais l'être. Au moins, j'ai stabilisé l'allure entre 3'53" et 3'55". Au ravitaillement du 10ème, je rattrape un coureur qui s'arrête pour boire. Nous sommes au bord de la Loire, le vent nous est très légèrement défavorable. Presque rien, juste une promesse de retour agréable avec ce léger vent dans le dos. Je file, relativement régulier, juste avant d'arriver au ravitaillement du 15ème km, le même coureur que tout à l'heure me rejoint, et s'arrête de nouveau pour boire. Je le distance donc de nouveau. Passage au 15ème en 58'59". 29" de retard. Ce n'est rien, et c'est même parfait si on vise un negative split. Mais je sais que ce n'est pas mon cas aujourd'hui. Je crois que ma gestion du début de course aurait été parfaite en pleine possession de mes moyens !
Toujours ce léger vent défavorable qui nous caresse le visage, des chemins étroits et relativement boueux, on ne peut parfois pas passer à deux côte à côte. Entre le 18ème et le 19ème km, mon désormais camarade des ravitaillements me rejoint. Nous discutons un peu, on se dit que nous allons bientôt faire demi-tour, que le vent va nous pousser, puis il me lâche légèrement, puis s'arrête au ravitaillement du 20ème. Moi, je prends toujours mon gobelet à la volée, je le distance encore une fois. Mais en fait, en y prenant garde tout à coup, je ne sens plus le vent. Que se passe-t-il ?
Je passe le semi en 1h23', toujours 30" de retard, et j'aborde le pont qui nous permet de passer de l'autre côté de la Loire. A la sortie, je comprends ce qui s'est passé : le vent a tourné. Et maintenant, ce n'est plus une caresse légère... Juste quand je sens que les vains efforts pour m'accrocher aux temps de passage vont m'être facturés ! C'est le pompon. Tiens mon copain me rejoint dès le 22ème. Il me distance. Quand j'arrive au ravitaillement du 25ème, il repart juste et me distance inexorablement. Je fais illusion jusqu'au 28ème, mon dernier kilomètre sous les 4', avec un retour de l'autre côté de la Loire triomphal, puisque je harangue les quelques dizaines de spectateurs postés à cet endroit avec un succès certain : la route est descendante sur quelques mètres...
Et c'est parti pour l'inéluctable : le dernier tiers galère. Je m'accroche. Je passe le 30ème en 1h58'40". Très honorable, mais notoirement insuffisant pour prétendre à quoi que ce soit. Je suis hyper lucide sur ma situation. Je décompte les kilomètres restant, ils défilent finalement relativement vite, je ne m'effondre pas encore. Je limite la casse entre 4'05" et 4'10". Passage au 32ème, avec des hauts parleurs qui crachent "We are the Champions". Ouais. Freddy, si tu savais ce que me promettent les 10 derniers kilomètres, tu ne dirais pas ça. J'arrive au 35ème, je suis lucide, j'accepte de relâcher la cadence afin de ne pas me flinguer, je me permet de prendre mon gobelet en marchant sur 3 pas. Je repars immédiatement. 37ème, on quitte le petit chemin, nous sommes toujours au bord de la Loire, les appuis sont variables, voire carrément mauvais, une petite portion de 150 mètres ressemble à une zone de chantier, on court sur du sable, des gravas : bizarre. Je serre les dents. "Allez la JA". Merci Patrick, je lui réponds ce qu'il avait sans doute compris : "là, j'en chie". Je suis passé en 4'20", 4'25". C'est le chant du cygne. Mais je ne lâche pas pour autant. Je ne sais même plus pour quoi je me bats : 2h45', c'est mort depuis le début. 15km/h, donc 2h48', c'est officiellement cuit depuis le 36ème (passé en 2h23'57"), et je sais que je ne ferai pas non plus moins de 2h50'. Il reste quoi ? Ah oui. Mon record perso : 2h51'59". OK. Je me bats pour ça. Et au 39ème, il faut revenir sur l'île de Nantes. En franchissant, que dis-je, en gravissant un pont... J'ai couru uniquement pour sauver les apparences, je suis persuadé que j'allais aussi vite en marchant.
On m'a annoncé vers le 36ème kilomètre que j'étais 50ème. Figurez-vous que malgré ma misère actuelle, j'ai un bilan net en ma faveur ! Je dépasse des plus miséreux que moi alors que seulement 1 ou 2 coureurs me déposent. Peu avant le 40ème (parcouru en 4'08", oui Monsieur, on a sa fierté, on se vide les tripes), j'ai en ligne de mire un maillot rouge. Il n'avance pas bien vite, je sais que je vais le rattraper. J'arrive à 20 mètres de lui, il décide de me faciliter la tâche en s'arrêtant net dans un râle douloureux... Les marathoniens c'est des cinglés. Et ses copains qui le suivaient l'un en vélo l'autre en courant l'encouragent : "non, tu n'as pas le droit, cours !". Comme s'il y pouvait quelque chose. Je ne vaux guère mieux que lui, mais je cours encore. Ravitaillement du 40ème, je marche de nouveau sur 3 pas pour boire, j'ai vraiment mal aux jambes. Elles sont dures à un point... Et je repars clopin clopant. Le 41ème, OK, je sais où il est, je l'ai vu en arrivant. Mais que le dernier kilomètre est long... Normal, il fait 1295 mètres. Moi j'ai l'impression qu'il en fait 2000. La foule grossit, les arches publicitaires se succèdent, c'est sous laquelle que j'ai le droit de m'arrêter ? Un coureur devant moi fait un écart vers les spectateurs. Il repart avec son fils de 2 ou 3 ans dans les bras pour les 200 derniers mètres. Et je termine, en 2h51'24", 39ème de la course. Soulagé d'en avoir fini.
Aucune émotion à l'arrivée, c'est la première fois sur un marathon. Il n'aurait pas fallu 2 kilomètres de plus : j'étais cuit. J'avance mécaniquement, on me donne un sac plastique contenant de la pub pour des courses à venir, et une voiture miniature. Je cherche la médaille : il n'y en a pas. Super le souvenir... Je m'en fous, de toutes façons, mes médailles, c'est mon neveu qui les récupère à chaque fois !
Je vais me faire masser, la masseuse à beau me demander de me relâcher, je ne peux vraiment pas... Mes cuisses sont en bois. Je retrouve mon copain, pour son baptême du marathon, il fait 2h57', passage au semi en 1h28'30". La classe. Il a "un peu souffert" à partir du 38ème. Frimeur !
Bon, voilà, c'est fait, l'histoire retiendra que j'ai battu mon record. Mais elle ne retiendra sans doute pas grand chose d'autre de ce marathon de Nantes qui me laisse sur ma faim tant au niveau de ma perf personnelle (les organisateurs n'y sont pour rien) qu'au niveau de l'organisation (là, ils y sont pour quelque chose) : je garde un impression d'amateurisme à tous les étages, et surtout aucune espèce de convivialité. J'ai entendu qu'ils avaient l'ambition de faire évoluer leur course jusqu'à en faire une des grandes dates du calendrier français, au niveau de monuments tels que la Rochelle. La route est longue.
Une foule de petits indices me montraient que cette fichue crève de la fin de la semaine passée avait contrarié de façon irrévocable mes prétentions chronométriques. Fidèle à moi-même, j'ai quand même tenté le coup en désespoir de cause. Mais il n'y a pas eu de miracle. Je sais que j'ai le potentiel pour réaliser ces 2h45', mais hier n'était pas le jour.
Venons-en aux faits : depuis une semaine, les prévisions météorologiques pour ce 20 avril vers lequel convergent mes pensées sportives depuis des semaines sont calamiteuses. Pluie continue, plus ou moins dense selon les sources d'information. Peut-être du vent. Je me suis fait à l'idée de courir un marathon dans des conditions difficiles. Je me suis persuadé que cela ne me perturbera pas trop.
Finalement, je me lève dimanche matin, pas de pluie. Le temps est bien nuageux, mais c'est sec. Je fais la route vers Nantes accompagné d'un copain qui débute sur marathon et qui vise 3 heures, ainsi que de sa femme et de sa fille. Une grosse heure de route passée à parler de la course, évidemment. Arrivés sur place, nous nous mettons directement en tenue, je fais quelques foulées, les sensations sont bonnes. Finalement, ça va peut-être le faire ?
Je me rends vers la ligne de départ 5 minutes avant le coup de feu, je me place dans les premiers rangs en jouant des coudes (pas de sas), je n'attends presque pas, et c'est parti. Doucement mon gars, tu sais que tu joues serré, donc pas de bêtise. Et ça déborde de tous les côtés. Moi qui vise une place dans les 50, je dois être au moins 90ème après 300 mètres de course. Qu'est-ce qu'ils ont tous ? C'est moi qui suis lent ? Non. Premier kilo en 3'48". OK, c'est pas trop mal. Mais quelle densité devant !!! Deuxième kilo en 3'52". Nickel, je suis dans l'allure dès le 2ème, c'est parfait. Mais quelque chose m'inquiète : je ne me balade pas comme cela devrait être le cas. Bien sûr, je ne suis pas dans le dur, mais là, je devrais être en footing en termes de sensations, et ce n'est pas le cas. Je suis à l'ouvrage. Et il reste 40 kilomètres.
Bon, on va voir, il est vrai que l'échauffement n'était peut-être pas suffisant, il va falloir quelques minutes pour se mettre en route. Eh bien non. Mais là, ce n'est plus ma faute. C'est la faute du mesureur : j'ai beau rester aux côtés de coureurs calés au même rythme que moi, avec un plan de marche pour 2h45', le constat est implacable, 4'08" puis 4'30" puis 4'18". N'importe quoi. J'ai une minute de retard sur le plan de marche au 5ème. Bon, je sais que ces panneaux sont mal placés. Mais je sais aussi dès ce moment là que je n'atteindrai pas l'objectif. Les sensations sont là, et elles ne sont pas bonnes. Je ne trouve pas mon allure confortable, celle où je peux me mettre en "pilotage automatique". Et dire que je ne suis qu'au 5ème !
Alors j'y vais quand même, on verra bien. Finalement, les écarts de mesurage se résorbent, il est vrai que le départ est un peu accidenté, quelques relances, un demi-tour, des virages serrés, des ponts. Je passe au 10ème en 39'25", soit avec 25" de retard. Et je ne suis pas facile comme je devrais l'être. Au moins, j'ai stabilisé l'allure entre 3'53" et 3'55". Au ravitaillement du 10ème, je rattrape un coureur qui s'arrête pour boire. Nous sommes au bord de la Loire, le vent nous est très légèrement défavorable. Presque rien, juste une promesse de retour agréable avec ce léger vent dans le dos. Je file, relativement régulier, juste avant d'arriver au ravitaillement du 15ème km, le même coureur que tout à l'heure me rejoint, et s'arrête de nouveau pour boire. Je le distance donc de nouveau. Passage au 15ème en 58'59". 29" de retard. Ce n'est rien, et c'est même parfait si on vise un negative split. Mais je sais que ce n'est pas mon cas aujourd'hui. Je crois que ma gestion du début de course aurait été parfaite en pleine possession de mes moyens !
Toujours ce léger vent défavorable qui nous caresse le visage, des chemins étroits et relativement boueux, on ne peut parfois pas passer à deux côte à côte. Entre le 18ème et le 19ème km, mon désormais camarade des ravitaillements me rejoint. Nous discutons un peu, on se dit que nous allons bientôt faire demi-tour, que le vent va nous pousser, puis il me lâche légèrement, puis s'arrête au ravitaillement du 20ème. Moi, je prends toujours mon gobelet à la volée, je le distance encore une fois. Mais en fait, en y prenant garde tout à coup, je ne sens plus le vent. Que se passe-t-il ?
Je passe le semi en 1h23', toujours 30" de retard, et j'aborde le pont qui nous permet de passer de l'autre côté de la Loire. A la sortie, je comprends ce qui s'est passé : le vent a tourné. Et maintenant, ce n'est plus une caresse légère... Juste quand je sens que les vains efforts pour m'accrocher aux temps de passage vont m'être facturés ! C'est le pompon. Tiens mon copain me rejoint dès le 22ème. Il me distance. Quand j'arrive au ravitaillement du 25ème, il repart juste et me distance inexorablement. Je fais illusion jusqu'au 28ème, mon dernier kilomètre sous les 4', avec un retour de l'autre côté de la Loire triomphal, puisque je harangue les quelques dizaines de spectateurs postés à cet endroit avec un succès certain : la route est descendante sur quelques mètres...
Et c'est parti pour l'inéluctable : le dernier tiers galère. Je m'accroche. Je passe le 30ème en 1h58'40". Très honorable, mais notoirement insuffisant pour prétendre à quoi que ce soit. Je suis hyper lucide sur ma situation. Je décompte les kilomètres restant, ils défilent finalement relativement vite, je ne m'effondre pas encore. Je limite la casse entre 4'05" et 4'10". Passage au 32ème, avec des hauts parleurs qui crachent "We are the Champions". Ouais. Freddy, si tu savais ce que me promettent les 10 derniers kilomètres, tu ne dirais pas ça. J'arrive au 35ème, je suis lucide, j'accepte de relâcher la cadence afin de ne pas me flinguer, je me permet de prendre mon gobelet en marchant sur 3 pas. Je repars immédiatement. 37ème, on quitte le petit chemin, nous sommes toujours au bord de la Loire, les appuis sont variables, voire carrément mauvais, une petite portion de 150 mètres ressemble à une zone de chantier, on court sur du sable, des gravas : bizarre. Je serre les dents. "Allez la JA". Merci Patrick, je lui réponds ce qu'il avait sans doute compris : "là, j'en chie". Je suis passé en 4'20", 4'25". C'est le chant du cygne. Mais je ne lâche pas pour autant. Je ne sais même plus pour quoi je me bats : 2h45', c'est mort depuis le début. 15km/h, donc 2h48', c'est officiellement cuit depuis le 36ème (passé en 2h23'57"), et je sais que je ne ferai pas non plus moins de 2h50'. Il reste quoi ? Ah oui. Mon record perso : 2h51'59". OK. Je me bats pour ça. Et au 39ème, il faut revenir sur l'île de Nantes. En franchissant, que dis-je, en gravissant un pont... J'ai couru uniquement pour sauver les apparences, je suis persuadé que j'allais aussi vite en marchant.
On m'a annoncé vers le 36ème kilomètre que j'étais 50ème. Figurez-vous que malgré ma misère actuelle, j'ai un bilan net en ma faveur ! Je dépasse des plus miséreux que moi alors que seulement 1 ou 2 coureurs me déposent. Peu avant le 40ème (parcouru en 4'08", oui Monsieur, on a sa fierté, on se vide les tripes), j'ai en ligne de mire un maillot rouge. Il n'avance pas bien vite, je sais que je vais le rattraper. J'arrive à 20 mètres de lui, il décide de me faciliter la tâche en s'arrêtant net dans un râle douloureux... Les marathoniens c'est des cinglés. Et ses copains qui le suivaient l'un en vélo l'autre en courant l'encouragent : "non, tu n'as pas le droit, cours !". Comme s'il y pouvait quelque chose. Je ne vaux guère mieux que lui, mais je cours encore. Ravitaillement du 40ème, je marche de nouveau sur 3 pas pour boire, j'ai vraiment mal aux jambes. Elles sont dures à un point... Et je repars clopin clopant. Le 41ème, OK, je sais où il est, je l'ai vu en arrivant. Mais que le dernier kilomètre est long... Normal, il fait 1295 mètres. Moi j'ai l'impression qu'il en fait 2000. La foule grossit, les arches publicitaires se succèdent, c'est sous laquelle que j'ai le droit de m'arrêter ? Un coureur devant moi fait un écart vers les spectateurs. Il repart avec son fils de 2 ou 3 ans dans les bras pour les 200 derniers mètres. Et je termine, en 2h51'24", 39ème de la course. Soulagé d'en avoir fini.
Aucune émotion à l'arrivée, c'est la première fois sur un marathon. Il n'aurait pas fallu 2 kilomètres de plus : j'étais cuit. J'avance mécaniquement, on me donne un sac plastique contenant de la pub pour des courses à venir, et une voiture miniature. Je cherche la médaille : il n'y en a pas. Super le souvenir... Je m'en fous, de toutes façons, mes médailles, c'est mon neveu qui les récupère à chaque fois !
Je vais me faire masser, la masseuse à beau me demander de me relâcher, je ne peux vraiment pas... Mes cuisses sont en bois. Je retrouve mon copain, pour son baptême du marathon, il fait 2h57', passage au semi en 1h28'30". La classe. Il a "un peu souffert" à partir du 38ème. Frimeur !
Bon, voilà, c'est fait, l'histoire retiendra que j'ai battu mon record. Mais elle ne retiendra sans doute pas grand chose d'autre de ce marathon de Nantes qui me laisse sur ma faim tant au niveau de ma perf personnelle (les organisateurs n'y sont pour rien) qu'au niveau de l'organisation (là, ils y sont pour quelque chose) : je garde un impression d'amateurisme à tous les étages, et surtout aucune espèce de convivialité. J'ai entendu qu'ils avaient l'ambition de faire évoluer leur course jusqu'à en faire une des grandes dates du calendrier français, au niveau de monuments tels que la Rochelle. La route est longue.
mercredi 16 avril 2008
Jusqu'au bout l'incertitude
La dernière ligne droite avant le marathon n'est pas aussi sereine que j'aurais pu l'espérer... Tout le week-end, j'ai été bien malade, une bonne vieille crève m'a bien affaibli.
Je m'en remets tout doucement, je tousse encore un peu, le nez ne coule presque plus, hier soir j'ai pu courir tranquillement, mais ce n'était pas le top. Bon, il reste quelques jours avant l'échéance, je devrais être tout à fait opérationnel pour le jour J. De toutes façons, la préparation est faite, je me repose, et puis il valait mieux être malade la semaine dernière que cette semaine. Soyons positifs !
Encore 4 jours.
A l'image de Pablo (dont le blog est vivement recommandé), qui avait lancé l'idée pour son récent marathon de Paris, j'invite ceux qui souhaitent m'encourager à m'indiquer quel kilomètre du marathon je dois leur dédicacer. Je vous promets de faire de mon mieux pour honorer comme il se doit les kilomètres dédiés à mes supporters ;-)
Je m'en remets tout doucement, je tousse encore un peu, le nez ne coule presque plus, hier soir j'ai pu courir tranquillement, mais ce n'était pas le top. Bon, il reste quelques jours avant l'échéance, je devrais être tout à fait opérationnel pour le jour J. De toutes façons, la préparation est faite, je me repose, et puis il valait mieux être malade la semaine dernière que cette semaine. Soyons positifs !
Encore 4 jours.
A l'image de Pablo (dont le blog est vivement recommandé), qui avait lancé l'idée pour son récent marathon de Paris, j'invite ceux qui souhaitent m'encourager à m'indiquer quel kilomètre du marathon je dois leur dédicacer. Je vous promets de faire de mon mieux pour honorer comme il se doit les kilomètres dédiés à mes supporters ;-)
jeudi 10 avril 2008
La longue attente
Aujourd'hui, j'ai fait ma dernière séance "spé marathon", destinée à imprimer l'allure du marathon à utiliser le jour J. C'était la toute dernière "vraie" séance, même si le volume en était relativement faible. Eh bien, on peut dire que cela a été un vrai fiasco. Je devrais même écrire un Fiasco avec une majuscule tellement cette séance était pourrie. Ce n'est pourtant pas compliqué : on prend un parcours mesuré, tous les 1000 mètres on regarde le temps, il doit être aussi proche que possible de 3'54". Depuis le temps que je prépare ce marathon, je devrais savoir à peu près où elle se situe cette allure. Bon OK, j'ai tendance à toujours aller un peu vite, mais bon, pas trop... Aujourd'hui, j'ai eu l'impression au départ de me retenir plus que d'habitude, je me suis dit : "pour une fois, je vais être sur l'allure tout de suite". Passage aux 500 mètres : 1'48". Parfait, je suis sur les bases de 3'36", je suis en train de me faire une spé 10 km, c'est nickel... Je ralentis, je passe en 3'45" (je sauve les meubles !), 2ème km en 3'53", OK c'est bon, j'y suis je ne bouge plus. 3ème km : 3'47". Trop vite. Et 3'50" pour finir : encore trop vite. Allez, je récupère, ce coup là, je fais gaffe, je tiens l'allure. Premier km : passage en 3'41". OK. Ca me gonfle. Je sors du circuit mesuré, je me fie au cardio et je finis aux sensations, de toutes façons, cette séance est pourrie.
Donc, bilan des opérations, je suis à 10 jours du marathon, et je ne maîtrise toujours pas l'allure. Et le risque est grand de partir trop vite, ce qui sur marathon est juste un peu dangereux.
Il faut que je mette à profit ces 10 jours qui restent, qui paraissent toujours longs quand on attend avec impatience l'échéance, pour m'assagir, me ralentir, me maîtriser. Sinon, la sanction sera inéluctable : une bonne grosse plantade pour gâcher toute une préparation...
Ce soir, je crois que je doute... Mais ça ne va pas durer ! Allez, dès demain je reprends le dessus. N'empêche que là, maintenant, je suis aux fraises...
Donc, bilan des opérations, je suis à 10 jours du marathon, et je ne maîtrise toujours pas l'allure. Et le risque est grand de partir trop vite, ce qui sur marathon est juste un peu dangereux.
Il faut que je mette à profit ces 10 jours qui restent, qui paraissent toujours longs quand on attend avec impatience l'échéance, pour m'assagir, me ralentir, me maîtriser. Sinon, la sanction sera inéluctable : une bonne grosse plantade pour gâcher toute une préparation...
Ce soir, je crois que je doute... Mais ça ne va pas durer ! Allez, dès demain je reprends le dessus. N'empêche que là, maintenant, je suis aux fraises...
lundi 31 mars 2008
Le semi de préparation
Il reste 3 semaines avant le jour J, il était donc temps de courir le semi de préparation. J'ai donc participé à la course de Liffré. Le départ était fixé à 9h30, j'avais 1h15 de route pour m'y rendre, je voulais arriver pour 8h30... Bref, je suis parti à 7h15, un dimanche matin ! Ah, au fait, c'était ce week-end que nous passions à l'heure d'été. Autant dire que la nuit a été courte.
Allons, ne nous apitoyons pas, on est des sportifs, non ? Et puis la météo à l'air chagrin ce matin. Tout pour plaire ce semi !
Les consignes du jour sont les suivantes : frein à main jusqu'au 10ème kilomètre (allure marathon : 3'54"/km), puis accélération ensuite. Et le coach est là qui veille au respect des consignes ! Il a raison de le rappeler, si près du but, il n'est pas question de brûler les cartouches.
Je me suis positionné près de Thierry (de mon club, également entraîné par Charlie au départ, pour lui ce semi est un objectif. Il souhaite partir sur les bases d'1h21'30" environ. Il faut donc que je le laisse me décrocher au début. Le départ est donc donné, Thierry part légèrement devant moi (normal), le départ étant en descente, je suis évidemment un peu rapide au premier kilo. Pas de souci. Ensuite, je reviens sur Thierry au 3ème km, alors que je suis un peu lent par rapport à mes marques. Je le lui signale en revenant à sa hauteur, il décide effectivement d'accélérer, et de reprendre une allure plus conforme à son objectif du jour.
En ce qui me concerne, je suis à l'aise (heureusement), quoiqu'un peu rapide, mais ce parcours qui voit les côtes succéder aux descentes empêche de trouver un rythme de croisière. Dans le doute, je vais toujours un peu trop vite... La pluie et le vent n'arrangent rien quand il s'agit de trouver des repères. J'essaie cependant de me raisonner, et je passe au 10ème kilo en 38'49", soit avec 11" d'avance sur le programme. C'est acceptable, mais les kilomètres n'ont pas été très réguliers... Dès le panneau dépassé, j'accélère sensiblement et je commence à remonter les coureurs un à un. Je vois Thierry une bonne centaine de mètres devant moi, il à l'air bien, il a lâché le groupe dans lequel il était, je fini par le rejoindre au 15ème, dans une bosse. Je l'encourage en le passant, il s'accroche. Et nous continuons de remonter... J'ai le feu vert pour accélérer franchement, mais les conditions météo ne m'incitent pas à me mettre dans le rouge : j'adopte donc une belle allure, sans toutefois chercher la limite. Je vais donc remonter très progressivement sur le groupe qui entoure la première féminine (Sandra Latimier, qui a déjà couru le marathon en 2h49, chapeau !), je les dépasse à 1500 mètres de l'arrivée. J'accélère encore un peu et c'est déjà l'arrivée sur la piste détrempée, Thierry est tout près, à 50 mètres ! Je fini en 1h20'38", il réalise 1h20'47" et explose son record perso. Sa joie fait plaisir à voir, j'ai la chance d'être le premier à le féliciter, suivi de près par Charlie tout aussi ravi que son athlète et Bruno, un autre membre de la glorieuse équipe senior de cross de la JA Melesse (également entraîneur). Merci à eux de nous avoir encourager sous la pluie et dans le vent : ce sont de vrais passionnés, et de fins connaisseurs qui savent situer la performance de Thierry à son juste niveau.
Et voilà comment cette simple course de préparation a pris une saveur toute particulière, puisqu'elle a été l'occasion de partager ce beau moment avec des copains, tous autant ravis de la performance de l'un d'entre eux...
Allez, j'attaque la dernière semaine de préparation, après je fais du JUS !!!
Allons, ne nous apitoyons pas, on est des sportifs, non ? Et puis la météo à l'air chagrin ce matin. Tout pour plaire ce semi !
Les consignes du jour sont les suivantes : frein à main jusqu'au 10ème kilomètre (allure marathon : 3'54"/km), puis accélération ensuite. Et le coach est là qui veille au respect des consignes ! Il a raison de le rappeler, si près du but, il n'est pas question de brûler les cartouches.
Je me suis positionné près de Thierry (de mon club, également entraîné par Charlie au départ, pour lui ce semi est un objectif. Il souhaite partir sur les bases d'1h21'30" environ. Il faut donc que je le laisse me décrocher au début. Le départ est donc donné, Thierry part légèrement devant moi (normal), le départ étant en descente, je suis évidemment un peu rapide au premier kilo. Pas de souci. Ensuite, je reviens sur Thierry au 3ème km, alors que je suis un peu lent par rapport à mes marques. Je le lui signale en revenant à sa hauteur, il décide effectivement d'accélérer, et de reprendre une allure plus conforme à son objectif du jour.
En ce qui me concerne, je suis à l'aise (heureusement), quoiqu'un peu rapide, mais ce parcours qui voit les côtes succéder aux descentes empêche de trouver un rythme de croisière. Dans le doute, je vais toujours un peu trop vite... La pluie et le vent n'arrangent rien quand il s'agit de trouver des repères. J'essaie cependant de me raisonner, et je passe au 10ème kilo en 38'49", soit avec 11" d'avance sur le programme. C'est acceptable, mais les kilomètres n'ont pas été très réguliers... Dès le panneau dépassé, j'accélère sensiblement et je commence à remonter les coureurs un à un. Je vois Thierry une bonne centaine de mètres devant moi, il à l'air bien, il a lâché le groupe dans lequel il était, je fini par le rejoindre au 15ème, dans une bosse. Je l'encourage en le passant, il s'accroche. Et nous continuons de remonter... J'ai le feu vert pour accélérer franchement, mais les conditions météo ne m'incitent pas à me mettre dans le rouge : j'adopte donc une belle allure, sans toutefois chercher la limite. Je vais donc remonter très progressivement sur le groupe qui entoure la première féminine (Sandra Latimier, qui a déjà couru le marathon en 2h49, chapeau !), je les dépasse à 1500 mètres de l'arrivée. J'accélère encore un peu et c'est déjà l'arrivée sur la piste détrempée, Thierry est tout près, à 50 mètres ! Je fini en 1h20'38", il réalise 1h20'47" et explose son record perso. Sa joie fait plaisir à voir, j'ai la chance d'être le premier à le féliciter, suivi de près par Charlie tout aussi ravi que son athlète et Bruno, un autre membre de la glorieuse équipe senior de cross de la JA Melesse (également entraîneur). Merci à eux de nous avoir encourager sous la pluie et dans le vent : ce sont de vrais passionnés, et de fins connaisseurs qui savent situer la performance de Thierry à son juste niveau.
Et voilà comment cette simple course de préparation a pris une saveur toute particulière, puisqu'elle a été l'occasion de partager ce beau moment avec des copains, tous autant ravis de la performance de l'un d'entre eux...
Allez, j'attaque la dernière semaine de préparation, après je fais du JUS !!!
lundi 24 mars 2008
Encore 4 semaines avant l'objectif...
Le détail de cette semaine :
Mardi : footing tranquille, 1 heure
Mercredi : 12x500 mètres en 1'36"6 de moyenne, récup 50"
Jeudi : 1h15 footing, allures variées dont 15' allure semi à la fin
Samedi : séance spé marathon, 9000 + 5000, base 3'54"/km, récup 2'
Dimanche : sortie longue, effectuée à l'occasion du semi marathon de Saint André des Eaux.
La progression est régulière, je me sens de mieux en mieux dans les allures spécifiques. J'ai eu un peu de mal mercredi sur les 500, mais c'est passé. Le lendemain, je redoutais la séance, elle est difficile par elle-même, mais ayant en plus souffert sur les 500 de la veille, je pensais que j'allais avoir du mal à tenir... Je me suis presque "promené" !
La séance d'allure spécifique, hormis son côté rébarbatif (je n'ai pas de parcours étalonné sur la route donc j'effectue ces séances sur piste... 9 km, c'est 22 tours et demi), ne m'a posé aucun problème. J'ai constaté à cette occasion que ma fréquence cardiaque à l'allure spécifique a encore diminué : tant mieux !
Enfin, dimanche, je suis donc allé courir un semi-marathon afin d'égayer la sortie longue prévue ce jour là. Je suis retourné à Saint André des Eaux, qui m'avait servi de semi de prépa l'an dernier juste avant le marathon de Paris (j'y avais établi mon record sur semi). Les conditions étaient presque idéales hormis un peu de vent, mais rien de bien méchant.
Je suis parti tranquille, aux alentours de 4'15"/km jusqu'aux environs du 10ème km, puis j'ai accéléré progressivement, et j'ai eu la surprise de me retrouver en moins de 3'50"/km alors que ma FC ne montait pas plus haut que 161... Résultat, je mets 1h25'10" sur le semi, alors que j'étais en sortie longue, sans tirer sur la machine ! J'ai été pris de court, la sortie longue devait durer un peu plus (évidemment, j'avais pris soin de commencer avant le départ), mais je pensais que j'aurais été plus proche d'1h30'... J'ai donc continué à courir encore un peu après l'arrivée pour que le compte y soit.
Allez, on ne lâche rien, on tient le rythme, ça va le faire !!!
Mardi : footing tranquille, 1 heure
Mercredi : 12x500 mètres en 1'36"6 de moyenne, récup 50"
Jeudi : 1h15 footing, allures variées dont 15' allure semi à la fin
Samedi : séance spé marathon, 9000 + 5000, base 3'54"/km, récup 2'
Dimanche : sortie longue, effectuée à l'occasion du semi marathon de Saint André des Eaux.
La progression est régulière, je me sens de mieux en mieux dans les allures spécifiques. J'ai eu un peu de mal mercredi sur les 500, mais c'est passé. Le lendemain, je redoutais la séance, elle est difficile par elle-même, mais ayant en plus souffert sur les 500 de la veille, je pensais que j'allais avoir du mal à tenir... Je me suis presque "promené" !
La séance d'allure spécifique, hormis son côté rébarbatif (je n'ai pas de parcours étalonné sur la route donc j'effectue ces séances sur piste... 9 km, c'est 22 tours et demi), ne m'a posé aucun problème. J'ai constaté à cette occasion que ma fréquence cardiaque à l'allure spécifique a encore diminué : tant mieux !
Enfin, dimanche, je suis donc allé courir un semi-marathon afin d'égayer la sortie longue prévue ce jour là. Je suis retourné à Saint André des Eaux, qui m'avait servi de semi de prépa l'an dernier juste avant le marathon de Paris (j'y avais établi mon record sur semi). Les conditions étaient presque idéales hormis un peu de vent, mais rien de bien méchant.
Je suis parti tranquille, aux alentours de 4'15"/km jusqu'aux environs du 10ème km, puis j'ai accéléré progressivement, et j'ai eu la surprise de me retrouver en moins de 3'50"/km alors que ma FC ne montait pas plus haut que 161... Résultat, je mets 1h25'10" sur le semi, alors que j'étais en sortie longue, sans tirer sur la machine ! J'ai été pris de court, la sortie longue devait durer un peu plus (évidemment, j'avais pris soin de commencer avant le départ), mais je pensais que j'aurais été plus proche d'1h30'... J'ai donc continué à courir encore un peu après l'arrivée pour que le compte y soit.
Allez, on ne lâche rien, on tient le rythme, ça va le faire !!!
lundi 17 mars 2008
Bilan de la semaine passée
Une semaine de plus dans ma préparation, toujours pas le moindre accroc : pourvu que ça dure !!!
Cette semaine, le programme était le suivant :
- mardi : footing allures variées, en finissant sur 15' d'allure semi (total 1h15'), une séance assez "costaude", mais qui passe bien
- mercredi : séance de travail de l'allure spécifique marathon 6000 - 5000 - 3000 sur la base de 3'54"/km, 2' récup entre les répétitions. Comme d'habitude, cette séance passe toute seule, j'ai même tendance à aller un peu trop vite.
- jeudi : footing régé 50'
- samedi : compétition sur un cross. J'y reviens ensuite...
- dimanche : sortie longue, 1h40' en accélérant progressivement jusqu'à l'allure marathon pendant 20' à la fin. Les sorties longues, pour le moment, ne me posent aucun problème... Tant mieux !
Revenons donc à ce cross que j'ai couru samedi. Sur le papier, c'était écrit : parcours de type trail, pointes déconseillées. Pas de bol, il a plu pendant la semaine, le parcours était très gras par endroits, il fallait souvent faire en sorte de contrôler les inévitables glissades... J'avais enfilé les chaussures de trail (je n'avais pas emmené les pointes, je suis trop discipliné parfois...) alors que les deux tiers des concurrents étaient correctement équipé pour le terrain qui s'offrait à nous. Le parcours n'est pas très dur, mais quelques belles bosses viennent casser les pattes, et surtout il faut se méfier dans les descentes, la glissade menace toujours. Cela ne part pas très vite, je suis deuxième au bout de 200 mètres ! Et pourtant je suis parti prudemment. Je laisse passer devant moi tous ceux qui le souhaitent, je suis 7ème au bout de 2 kilomètres. Nous attaquons alors les "grandes boucles" (plus de 4 km !!!), dans la première de ces grandes boucles, je n'ai pas de sensations, j'ai l'impression de plafonner, le groupe devant moi s'éloigne petit à petit. Et pourtant je ne vais pas vite... Au passage sur la ligne, soit à un peu plus de 4 km de l'arrivée, les sensations reviennent un peu, et je reviens sur deux coureurs qui m'avaient distancé. Je fini par les rejoindre, et par les décrocher : incroyable, j'ai retrouvé mes jambes ! Je les dépose, et je termine la course très facile, en accélérant en continu sur les derniers hectomètres. Je termine donc 5ème, les 11,4km (à peu près...) en 43'50", ce qui me paraît bien vu le profil de la course et l'état des chemins.
Je n'étais pas inquiet, mais ce résultat me donne le moral, d'autant plus que les premiers ne sont qu'une petite minute 30 devant moi, et même s'ils n'étaient pas à fond, ce sont des garçons qui valent moins de 33' sur 10 km, cela permet d'évaluer à la louche la performance.
Allez, on garde le rythme, et demain on reprend pour cette nouvelle semaine de préparation par un footing de régénération qui sera le bienvenu !!!
Cette semaine, le programme était le suivant :
- mardi : footing allures variées, en finissant sur 15' d'allure semi (total 1h15'), une séance assez "costaude", mais qui passe bien
- mercredi : séance de travail de l'allure spécifique marathon 6000 - 5000 - 3000 sur la base de 3'54"/km, 2' récup entre les répétitions. Comme d'habitude, cette séance passe toute seule, j'ai même tendance à aller un peu trop vite.
- jeudi : footing régé 50'
- samedi : compétition sur un cross. J'y reviens ensuite...
- dimanche : sortie longue, 1h40' en accélérant progressivement jusqu'à l'allure marathon pendant 20' à la fin. Les sorties longues, pour le moment, ne me posent aucun problème... Tant mieux !
Revenons donc à ce cross que j'ai couru samedi. Sur le papier, c'était écrit : parcours de type trail, pointes déconseillées. Pas de bol, il a plu pendant la semaine, le parcours était très gras par endroits, il fallait souvent faire en sorte de contrôler les inévitables glissades... J'avais enfilé les chaussures de trail (je n'avais pas emmené les pointes, je suis trop discipliné parfois...) alors que les deux tiers des concurrents étaient correctement équipé pour le terrain qui s'offrait à nous. Le parcours n'est pas très dur, mais quelques belles bosses viennent casser les pattes, et surtout il faut se méfier dans les descentes, la glissade menace toujours. Cela ne part pas très vite, je suis deuxième au bout de 200 mètres ! Et pourtant je suis parti prudemment. Je laisse passer devant moi tous ceux qui le souhaitent, je suis 7ème au bout de 2 kilomètres. Nous attaquons alors les "grandes boucles" (plus de 4 km !!!), dans la première de ces grandes boucles, je n'ai pas de sensations, j'ai l'impression de plafonner, le groupe devant moi s'éloigne petit à petit. Et pourtant je ne vais pas vite... Au passage sur la ligne, soit à un peu plus de 4 km de l'arrivée, les sensations reviennent un peu, et je reviens sur deux coureurs qui m'avaient distancé. Je fini par les rejoindre, et par les décrocher : incroyable, j'ai retrouvé mes jambes ! Je les dépose, et je termine la course très facile, en accélérant en continu sur les derniers hectomètres. Je termine donc 5ème, les 11,4km (à peu près...) en 43'50", ce qui me paraît bien vu le profil de la course et l'état des chemins.
Je n'étais pas inquiet, mais ce résultat me donne le moral, d'autant plus que les premiers ne sont qu'une petite minute 30 devant moi, et même s'ils n'étaient pas à fond, ce sont des garçons qui valent moins de 33' sur 10 km, cela permet d'évaluer à la louche la performance.
Allez, on garde le rythme, et demain on reprend pour cette nouvelle semaine de préparation par un footing de régénération qui sera le bienvenu !!!
vendredi 14 mars 2008
Une petite compétition en passant...
Demain, et pour la première fois depuis la fin de la saison de cross (1 mois déjà...), j'aurai le plaisir de participer à une compétition. Il s'agit d'une course nature réservée aux personnels hospitaliers et à leur famille. La distance à parcourir sera d'environ 11,7km, je n'ai aucune idée de l'opposition qui sera présente. J'ai carte blanche pour courir à fond, je ne vais pas me priver de ce plaisir !!!
Et il faudra enchaîner dimanche avec la sortie (pas trop) longue : 1h40'.
J'ai déjà hâte d'y être !
Et il faudra enchaîner dimanche avec la sortie (pas trop) longue : 1h40'.
J'ai déjà hâte d'y être !
lundi 10 mars 2008
Débordé...
Cela fait deux semaines que je n'ai pas fait le point sur ma préparation et pour cause : j'étais candidat aux élections cantonales en tant que suppléant. Du coup, je devais jongler entre mes 5 entraînements hebdo et des réunions publiques tous les soirs ! Nous avons eu le plaisir d'être élus dès le premier tour hier, la campagne est donc terminée. Au boulot maintenant !
Bref, cela tombait en même temps que deux grosses semaines du plan d'entraînement, mais j'ai réussi tant bien que mal à tout mener de front. Et dire que je vais en plus devenir papa dans quelques semaines, le moins que l'on pourra dire, c'est que le premier semestre de l'année 2008 aura été bien rempli !
Ces deux dernières semaines étaient quasi similaires : footing de régénération le mardi, sortie d'1h15' avec des allures variées (dont 15 à 20' d'allure semi) le mercredi, VMA le jeudi (une VMA longue la première semaine, une VMA moyenne la seconde), une spé marathon le samedi et une sortie longue le dimanche.
Reprenons tout plus en détail :
Les sorties "allures variées" ont pour principale caractéristique de se terminer par de l'allure semi, soit environ 3'40"/km, sur une durée de 15 à 20' à la fin d'une sortie d'1h15'. Des séances relativement dures, mais qui donnent énormément de confiance sur la capacité à tenir longtemps un rythme élevé (supérieur à l'allure marathon).
Les séances VMA se déroulent au stade de Kercado, la première semaine, je devais faire 6x500 en 1'36" (r=55") puis 7x400 en 1'16" (r=45"). J'accusais alors le coup de ma campagne électorale, j'ai dû me résoudre à rajouter en moyenne une seconde à chacune des répétitions, j'étais au taquet. En revanche pour la séance de la semaine dernière (5x400 en 1'16" r=45", 5x300 en 55" r=40", 5x200 en 37" r=30"), tout s'est très bien déroulée, j'étais systématiquement plus vite que ce qui était prévu, le tout sans forcer (je termine le dernier 200 en 34"). Comme quoi la fatigue joue bien un rôle : il faut toujours penser à bien récupérer en prépa marathon. C'est une évidence, mais il n'est pas inutile de le rappeler.
Les sorties "spé marathon", comme leur nom l'indique, consistent à imprimer l'allure spécifique prévue le jour J. Les deux séances étaient identiques : 5000-4000-4000 sur la base de 3'54"/km avec r=2'. La première semaine, la séance est passée correctement, sans plus, en revanche, samedi dernier, je me suis littéralement promené... Et j'ai constaté que la FC avait diminué à cette allure, bon signe !!!
Enfin, la séance type de la prépa marathon reste la bonne vieille sortie longue, 1h50' puis 2 heures, avec une grosse dose d'allure spécifique à la fin. Ces allures sont calées à la FC, et la sortie d'hier a été la confirmation du fait que mes différentes plages de FC ont baissé : il m'était très difficile de maintenir la FC prévue. Il est temps de réviser les plages de FC à travailler, ce que Charlie a déjà fait pour la suite du programme.
En conclusion, j'ai la chance d'avancer sans accroc dans cette préparation, les signaux sont au vert, pourvu que cela dure !!!
Je vais essayer d'être plus régulier dans mes compte-rendus désormais, je devrais en effet retrouver un peu plus de maîtrise sur mon emploi du temps...
A bientôt donc !
Bref, cela tombait en même temps que deux grosses semaines du plan d'entraînement, mais j'ai réussi tant bien que mal à tout mener de front. Et dire que je vais en plus devenir papa dans quelques semaines, le moins que l'on pourra dire, c'est que le premier semestre de l'année 2008 aura été bien rempli !
Ces deux dernières semaines étaient quasi similaires : footing de régénération le mardi, sortie d'1h15' avec des allures variées (dont 15 à 20' d'allure semi) le mercredi, VMA le jeudi (une VMA longue la première semaine, une VMA moyenne la seconde), une spé marathon le samedi et une sortie longue le dimanche.
Reprenons tout plus en détail :
Les sorties "allures variées" ont pour principale caractéristique de se terminer par de l'allure semi, soit environ 3'40"/km, sur une durée de 15 à 20' à la fin d'une sortie d'1h15'. Des séances relativement dures, mais qui donnent énormément de confiance sur la capacité à tenir longtemps un rythme élevé (supérieur à l'allure marathon).
Les séances VMA se déroulent au stade de Kercado, la première semaine, je devais faire 6x500 en 1'36" (r=55") puis 7x400 en 1'16" (r=45"). J'accusais alors le coup de ma campagne électorale, j'ai dû me résoudre à rajouter en moyenne une seconde à chacune des répétitions, j'étais au taquet. En revanche pour la séance de la semaine dernière (5x400 en 1'16" r=45", 5x300 en 55" r=40", 5x200 en 37" r=30"), tout s'est très bien déroulée, j'étais systématiquement plus vite que ce qui était prévu, le tout sans forcer (je termine le dernier 200 en 34"). Comme quoi la fatigue joue bien un rôle : il faut toujours penser à bien récupérer en prépa marathon. C'est une évidence, mais il n'est pas inutile de le rappeler.
Les sorties "spé marathon", comme leur nom l'indique, consistent à imprimer l'allure spécifique prévue le jour J. Les deux séances étaient identiques : 5000-4000-4000 sur la base de 3'54"/km avec r=2'. La première semaine, la séance est passée correctement, sans plus, en revanche, samedi dernier, je me suis littéralement promené... Et j'ai constaté que la FC avait diminué à cette allure, bon signe !!!
Enfin, la séance type de la prépa marathon reste la bonne vieille sortie longue, 1h50' puis 2 heures, avec une grosse dose d'allure spécifique à la fin. Ces allures sont calées à la FC, et la sortie d'hier a été la confirmation du fait que mes différentes plages de FC ont baissé : il m'était très difficile de maintenir la FC prévue. Il est temps de réviser les plages de FC à travailler, ce que Charlie a déjà fait pour la suite du programme.
En conclusion, j'ai la chance d'avancer sans accroc dans cette préparation, les signaux sont au vert, pourvu que cela dure !!!
Je vais essayer d'être plus régulier dans mes compte-rendus désormais, je devrais en effet retrouver un peu plus de maîtrise sur mon emploi du temps...
A bientôt donc !
dimanche 24 février 2008
Deuxième semaine de préparation
Cette deuxième semaine de préparation était en fait la fin de la préparation générale. Nous allons maintenant réellement entrer dans le vif du sujet...
Au menu cette semaine : 1 séance d'allures variées (dont 15' d'allure semi pour finir, dur ;-)), 1 séance de VMA moyenne (5x400 en 1'16", 5x300 en 55", 5x200 en 37"), 1 sortie longue d'1h30'. Le tout agrémenté de deux footings de régénération pour bien assimiler le travail accompli par ailleurs.
Aucun accroc cette semaine, tout passe bien, la séance de VMA moyenne notamment. Je redoutais cette séance et finalement je suis allé plus vite que prévu sur les 200...
Tout roule !
Au menu cette semaine : 1 séance d'allures variées (dont 15' d'allure semi pour finir, dur ;-)), 1 séance de VMA moyenne (5x400 en 1'16", 5x300 en 55", 5x200 en 37"), 1 sortie longue d'1h30'. Le tout agrémenté de deux footings de régénération pour bien assimiler le travail accompli par ailleurs.
Aucun accroc cette semaine, tout passe bien, la séance de VMA moyenne notamment. Je redoutais cette séance et finalement je suis allé plus vite que prévu sur les 200...
Tout roule !
lundi 18 février 2008
Amusant ?
Pape Diouf, en préambule au match traditionnellement "tendu" opposant l'Olympique de Marseille au Paris Saint Germain, a cru bon de déclarer :
Je vous laisse juges de l'opportunité de placer de tels propos juste avant une confrontation qui n'a vraiment pas besoin de cela pour sentir la poudre, mais j'avoue que j'ai souri quand j'ai lu aujourd'hui la dépêche suivante :
Comme quoi, finalement, Marseille n'est pas plus immunisée que les autres villes contre les "brigands de stade"... A vrai dire, nul n'en doutait vraiment, mais Monsieur Diouf a fait semblant d'y croire, échauffant encore un peu plus les esprits. Que fait le Conseil National d'Ethique ? Comment peut-il laisser passer de telles sorties sans réagir ? Qu'elles semblent lointaines les paroles de Frédéric Thiriez qui déclarait en mai 2006 (à la suite de l'affaire du point retiré à l'OM et au PSG (tiens, déjà eux !) par ce fameux CNE, qui s'est vu désavoué par le CNOSF et la commission supérieure d'appel de la FFF) : "Je ferai des propositions en faveur du renforcement du rôle de cette instance très rapidement. Le football français a besoin d'une autorité de l'éthique forte et indépendante"
Sur le fond nous sommes d'accord, mais près de deux ans plus tard, force est de constater que rien n'a changé, et que les hommes forts du foot professionnel parlent à tort et à travers dans un total sentiment d'impunité, que ce soit des supporters brigands ou des arbitres, sans jamais avancer de solution concrètes aux problèmes soulevés.
Ici, on peut avoir des turbulences, parfois des débordements, voire quelques excès, mais il n'y a pas de public haineux comme on peut le voir à Paris. On sait qu'il y a là-bas une bande organisée, dont les membres se réclament du "supportisme", mais qui ne sont que des brigands de stade. Ces gens-là n'existent pas à Marseille.
Je vous laisse juges de l'opportunité de placer de tels propos juste avant une confrontation qui n'a vraiment pas besoin de cela pour sentir la poudre, mais j'avoue que j'ai souri quand j'ai lu aujourd'hui la dépêche suivante :
2 supporteurs de l'OM arrêtés
Deux personnes ont été placées en garde à vue dimanche soir après que des bus de supporters parisiens eurent été endommagés par des projectiles à leur arrivée au Stade Vélodrome.
Comme quoi, finalement, Marseille n'est pas plus immunisée que les autres villes contre les "brigands de stade"... A vrai dire, nul n'en doutait vraiment, mais Monsieur Diouf a fait semblant d'y croire, échauffant encore un peu plus les esprits. Que fait le Conseil National d'Ethique ? Comment peut-il laisser passer de telles sorties sans réagir ? Qu'elles semblent lointaines les paroles de Frédéric Thiriez qui déclarait en mai 2006 (à la suite de l'affaire du point retiré à l'OM et au PSG (tiens, déjà eux !) par ce fameux CNE, qui s'est vu désavoué par le CNOSF et la commission supérieure d'appel de la FFF) : "Je ferai des propositions en faveur du renforcement du rôle de cette instance très rapidement. Le football français a besoin d'une autorité de l'éthique forte et indépendante"
Sur le fond nous sommes d'accord, mais près de deux ans plus tard, force est de constater que rien n'a changé, et que les hommes forts du foot professionnel parlent à tort et à travers dans un total sentiment d'impunité, que ce soit des supporters brigands ou des arbitres, sans jamais avancer de solution concrètes aux problèmes soulevés.
dimanche 17 février 2008
Fin de la première semaine de préparation
Aujourd'hui, c'était la sortie longue, point d'orgue de la première des 10 semaines de préparation qui doivent m'emmener vers le marathon de Nantes, les deux premières semaines étant encore de la préparation générale, avant d'entrer vraiment dans le vif su sujet.
Premières impressions : les sensations sont là, je fais les séances sans problème, et en plus j'ai la chance d'avoir une super météo pour m'entraîner. Que demander de plus ?
Le bilan de la semaine est le suivant :
5 sorties,
Un total de 5h45 d'entraînement pour environ 71 km parcourus.
Premières impressions : les sensations sont là, je fais les séances sans problème, et en plus j'ai la chance d'avoir une super météo pour m'entraîner. Que demander de plus ?
Le bilan de la semaine est le suivant :
5 sorties,
Un total de 5h45 d'entraînement pour environ 71 km parcourus.
vendredi 15 février 2008
De retour
Après quelques mois d'interruption, je rouvre ce blog.
La Diagonale des Fous, c'est déjà du passé. Je reviens à un objectif plus classique : battre mon record sur marathon. La date est fixée, la course est choisie, je m'alignerai le 20 avril à Nantes sauf si... je deviens papa précisément à ce moment là ! C'est en effet une possibilité. Quoi qu'il en soit, je me prépare comme si j'étais certain de courir, cela n'est jamais perdu.
Après avoir fait ma première saison de cross depuis plus de 10 ans, j'ai repris un peu de vitesse, et je sens que je suis bien en ce moment. Je viens de démarrer cette semaine la préparation qui doit m'emmener le plus haut possible à Nantes.
Le programme concocté par Charlie commence et déjà j'ai eu droit à une séance de VMA moyenne assez "costaud"...
Ce week-end, première sortie longue d'1h40', dont 15' d'allure marathon.
La Diagonale des Fous, c'est déjà du passé. Je reviens à un objectif plus classique : battre mon record sur marathon. La date est fixée, la course est choisie, je m'alignerai le 20 avril à Nantes sauf si... je deviens papa précisément à ce moment là ! C'est en effet une possibilité. Quoi qu'il en soit, je me prépare comme si j'étais certain de courir, cela n'est jamais perdu.
Après avoir fait ma première saison de cross depuis plus de 10 ans, j'ai repris un peu de vitesse, et je sens que je suis bien en ce moment. Je viens de démarrer cette semaine la préparation qui doit m'emmener le plus haut possible à Nantes.
Le programme concocté par Charlie commence et déjà j'ai eu droit à une séance de VMA moyenne assez "costaud"...
Ce week-end, première sortie longue d'1h40', dont 15' d'allure marathon.
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