Depuis le début de la semaine, j'ai attaqué la préparation spécifique 10 km, mais je n'ai pour l'instant pu réaliser qu'une seule séance rapide... Une tendinite au genou droit semble vouloir me perturber. Du coup, j'espace les sorties pour faire en sorte de faire passer la douleur. Mercredi, j'ai fait 2 séries de 10x30"-30", avec les 30" vite à 20km/h, les derniers ont été durs ! Mais les sensations sont là, c'est le principal.
Je vais essayer demain de passer la deuxième séance rapide de la semaine : 5 km en accélération progressive, les trois premiers en 3'45", puis 3'35", puis 3'25" pour finir.
Nous verrons bien si mon genou me laisse tranquille !
samedi 12 mai 2007
jeudi 3 mai 2007
Nouveaux objectifs
Après cette petite phase de récupération post-marathon, et afin de profiter des acquis de la préparation marathon, je me suis donc fixé un nouvel objectif pour finir ce premier semestre. Je m'attaque au 10 km mais j'ai un vrai problème avec ma vitesse de base, et en plus, je ne suis pas un fan des séances de fractionné génératrices d'acide lactique...
En conséquence, je me donne deux chances de parvenir à l'objectif : ce ne sera pas le 1er juin, à Saint Jacques de la Lande, ou le 16 juin à Langueux, mais les deux !
Le plan d'entraînement est prêt, le moins que l'on puisse dire, c'est que les allures changent par rapport à celles en vigueur pendant la préparation marathon !!!
En petit bonus, une photo de mon arrivée à Port Louis dimanche dernier, dégottée sur le blog de rungreg :
En conséquence, je me donne deux chances de parvenir à l'objectif : ce ne sera pas le 1er juin, à Saint Jacques de la Lande, ou le 16 juin à Langueux, mais les deux !
Le plan d'entraînement est prêt, le moins que l'on puisse dire, c'est que les allures changent par rapport à celles en vigueur pendant la préparation marathon !!!
En petit bonus, une photo de mon arrivée à Port Louis dimanche dernier, dégottée sur le blog de rungreg :
dimanche 29 avril 2007
Gâvres - Port Louis
Le beau soleil de ce jour m'a incité à accompagner un copain sur le semi-marathon Gâvres - Port Louis, il souhaitait réaliser 1h37'. Cet objectif me permettait de faire une sortie longue pas trop vite, je n'ai donc pas hésité. J'aime beaucoup cet exercice qui consiste à emmener quelqu'un vers son objectif en lui prodiguant des conseils, en le canalisant au début quand c'est facile, en révisant l'objectif en cours de route quand on est en avance ou quand cela se passe moins bien. Ce sont là toujours des expériences très enrichissantes. Cette fois, nous avons manqué l'objectif... d'une dizaine de secondes. Autant dire que nous l'avons atteint !
La suite immédiate de ma saison n'est pas encore arrêtée, j'aimerais bien battre mon record sur 10 km, deux dates sont disponibles : le 1er juin à Saint Jacques de la Lande ou bien le 16 juin à Langueux... Mon coeur balance. L'objectif serait de descendre sous les 36'. Pour cela, il me faut reprendre sans tarder des séances de travail, mais j'ai l'impression de ne pas avoir trop souffert de la préparation marathon en ce qui concerne la vitesse de base. A voir bientôt !
La suite immédiate de ma saison n'est pas encore arrêtée, j'aimerais bien battre mon record sur 10 km, deux dates sont disponibles : le 1er juin à Saint Jacques de la Lande ou bien le 16 juin à Langueux... Mon coeur balance. L'objectif serait de descendre sous les 36'. Pour cela, il me faut reprendre sans tarder des séances de travail, mais j'ai l'impression de ne pas avoir trop souffert de la préparation marathon en ce qui concerne la vitesse de base. A voir bientôt !
mercredi 25 avril 2007
Reprise en douceur
La semaine dernière a été consacrée à la récupération, piscine le lendemain de la course, deux footings très légers ont fait disparaître toutes les petites courbatures. Hier je me suis offert une petite (mais alors toute petite ;-)) séance de vitesse : 6x400 mètres avec récup = temps d'effort. Les sensations sont là, je me suis même permis de faire le dernier en 1'07"... De quoi me donner des idées pour le programme à court terme : faire tomber si c'est possible mon record sur 10 km (36'06"). Seulement, il ne s'agit pas encore d'aller trop dans le dur, le corps n'a pas encore tout a fait récupérer. C'est pourquoi demain je pense faire un petit footing d'une quarantaine de minutes suivi de quelques diagonales en souplesse sur un terrain de foot.
jeudi 19 avril 2007
lundi 16 avril 2007
Marathon de Paris - Satisfait malgré tout
Et voilà, c'est passé. Le verdict est tombé sur le premier grand objectif de la saison. Après les 2h55' réalisés à Amsterdam 6 mois plus tôt pour mon baptême sur la distance, je visais un temps inférieur à 2h50' à Paris (et même si possible un peu moins, disons que symboliquement, je souhaitais tenir le 15 km/h). Tous les atouts avaient été mis de mon côté, j'ai suivi l'intégralité de la préparation sans l'ombre d'un accroc, j'ai même réussi à battre mon record sur semi-marathon. Tout s'annonce bien.
Les derniers temps, je guettais avidement la météo du jour J, craignant la pluie battante ou le vent : j'ai été servi, avec ce grand beau temps sans vent ! Et la dernière semaine, l'appréhension de l'événement me donnait l'impression de ne pas être bien, et c'est avec de gros doutes que je me suis présenté sur la ligne de départ. En plus, étant donnée la chaleur ambiante, je me suis posé la question d'une éventuelle révision d'objectif à la baisse... Finalement, je suis parti selon le tableau de marche prévu. Voire un peu plus vite : premier kilo en 3'43", mais le profil descendant des Champs Elysées y est pour quelque chose. N'empêche, je suis trop rapide, j'ai beau me raisonner, le passage au 5ème kilomètre s'effectue en 19'19". Les quelques doutes d'avant le départ sont envolés, les jambes sont là. Mais je vais trop vite... Entre le 5ème et le 10ème, je ralentis légèrement (le profil est moins favorable, ça aide), et je passe en 39' tout rond aux 10km. Je suis trop rapide de 40", peut-être aurais-je dû à ce moment là ralentir franchement pour me remettre dans le rythme prévu... Il était évident qu'avec la chaleur du jour, un départ trop rapide n'avait que peu de chance de passer ! Bref, je continue sur mon rythme de croisière, tous les voyants sont au vert, la foulée déroule toute seule, le passage au bois de Vincennes est un réel bonheur, je suis facile !
Je prenais mon temps à chaque kilomètre, et à chaque fois, j'essayais vaguement de réagir en ralentissant le rythme pendant quelques dizaines de mètres, cette façon de courir a fait que je ne suis jamais resté dans un groupe. J'arrive au semi, une foule de gens est postée à cet endroit, et pourtant les spectateurs sont passifs : mon naturel reprend le dessus et je harangue la foule pour les faire réagir, et sur cet état légèrement euphorique que je franchis la mi-course en 1h22'43". Beaucoup trop vite... L'hypothèse ambitieuse de passage à cet endroit était d'1h23'30", j'ai près d'une minute d'avance. Pourtant, tout va toujours pour le mieux à ce moment, cela reste le cas jusqu'au 25ème. A partir de ce moment, cela devient un peu plus difficile, on arrive sous les ponts qui longe la Seine, j'essaie de récupérer dans les descentes et de bien raccourcir la foulée dans les montées afin de m'économiser. Je limite très bien la casse jusqu'au 33ème km, où je fais mon premier kilomètre franchement lent : 4'20". Pourtant, je reste dans les temps de l'objectif de 15km/h jusqu'au 38ème... Je dilapide l'avance sur le tableau de marche rapidement, d'autant plus qu'au ravitaillement du 35ème, pour la première fois je marche. Les muscles n'en veulent plus. Bien sûr je marche rapidement, mais l'allure chute. Je recours dès que je peux, et je me fais violence en me donnant des objectifs du style : "tu n'as pas le droit de marcher sur ce kilomètre". Quand j'y parviens, le kilomètre se fait en 4'20", quand je n'y parviens pas, c'est 4'50". Le plus étrange à ce moment là, c'est que malgré tout, je ne perds pas beaucoup de places, je rattrape même certains coureurs plus mal en point que moi... Et finalement, vient la libération, je ne m'attendais pas à voir si rapidement après la sortie du bois de Boulogne la ligne d'arrivée : quel soulagement ! Je réunis le reste de mes forces pour faire les quelques centaines de mètres qui me séparent de la délivrance, et je franchis la ligne en 2h52'05" temps officiel, et 2h51'59" temps réel. Contrairement à ma première expérience sur la distance, je n'éprouve aucune émotion à ce moment. Le sentiment qui m'habite à cet instant ressemble à un banal "voilà, c'est fait"... Pas d'envie de pleurer, rien, j'avance, on me donne ma médaille. Je ne sais pas trop quoi penser de ma performance. J'avance encore, je m'abandonne aux bons soins de deux élèves kiné qui font de leur mieux pour remettre en état mes jambes... Et ensuite je me rends au point de rendez-vous fixé avant la course avec mes collègues. J'apprends qu'ils sont encore plus loin que moi de leur objectif chronométrique. Alors seulement je commence à me dire qu'il faut peut-être relativiser ce que je pense être un échec. Et puis j'apprends que je suis classé aux alentours de la 350ème place (344ème exactement, comme je le saurai plus tard), et là je réalise l'impact qu'a eu la chaleur sur beaucoup de coureurs. En 2006, le coureur occupant cette même place au classement avait couru en 2h45'. Evidemment ce n'est qu'indicatif, mais cela réévalue quelque peu mon temps.
Finalement, je suis partagé entre des sentiments contradictoires : le temps n'est pas si mauvais, le classement est au-delà de mes prévisions les plus optimistes... et pourtant je pense que j'ai encore une fois mal géré ma course, et que je pouvais faire mieux, une course plus sage m'aurait permis presque à coup sûr de terminer sous les 2h48', j'en suis persuadé. Mais tel est le marathon, il ne se laisse pas facilement apprivoiser. La prochaine fois j'irai plus vite, fort de cette nouvelle expérience.
Le constat global reste cependant celui-ci : quel que soit le résultat, le marathon est vraiment une très belle épreuve, face à laquelle il est impossible de tricher. On se révèle à soi-même, tant physiquement que psychologiquement, et quelle que soit la douleur du jour, quelques semaines plus tard, il ne reste que la fierté d'être marathonien.
Les derniers temps, je guettais avidement la météo du jour J, craignant la pluie battante ou le vent : j'ai été servi, avec ce grand beau temps sans vent ! Et la dernière semaine, l'appréhension de l'événement me donnait l'impression de ne pas être bien, et c'est avec de gros doutes que je me suis présenté sur la ligne de départ. En plus, étant donnée la chaleur ambiante, je me suis posé la question d'une éventuelle révision d'objectif à la baisse... Finalement, je suis parti selon le tableau de marche prévu. Voire un peu plus vite : premier kilo en 3'43", mais le profil descendant des Champs Elysées y est pour quelque chose. N'empêche, je suis trop rapide, j'ai beau me raisonner, le passage au 5ème kilomètre s'effectue en 19'19". Les quelques doutes d'avant le départ sont envolés, les jambes sont là. Mais je vais trop vite... Entre le 5ème et le 10ème, je ralentis légèrement (le profil est moins favorable, ça aide), et je passe en 39' tout rond aux 10km. Je suis trop rapide de 40", peut-être aurais-je dû à ce moment là ralentir franchement pour me remettre dans le rythme prévu... Il était évident qu'avec la chaleur du jour, un départ trop rapide n'avait que peu de chance de passer ! Bref, je continue sur mon rythme de croisière, tous les voyants sont au vert, la foulée déroule toute seule, le passage au bois de Vincennes est un réel bonheur, je suis facile !
Je prenais mon temps à chaque kilomètre, et à chaque fois, j'essayais vaguement de réagir en ralentissant le rythme pendant quelques dizaines de mètres, cette façon de courir a fait que je ne suis jamais resté dans un groupe. J'arrive au semi, une foule de gens est postée à cet endroit, et pourtant les spectateurs sont passifs : mon naturel reprend le dessus et je harangue la foule pour les faire réagir, et sur cet état légèrement euphorique que je franchis la mi-course en 1h22'43". Beaucoup trop vite... L'hypothèse ambitieuse de passage à cet endroit était d'1h23'30", j'ai près d'une minute d'avance. Pourtant, tout va toujours pour le mieux à ce moment, cela reste le cas jusqu'au 25ème. A partir de ce moment, cela devient un peu plus difficile, on arrive sous les ponts qui longe la Seine, j'essaie de récupérer dans les descentes et de bien raccourcir la foulée dans les montées afin de m'économiser. Je limite très bien la casse jusqu'au 33ème km, où je fais mon premier kilomètre franchement lent : 4'20". Pourtant, je reste dans les temps de l'objectif de 15km/h jusqu'au 38ème... Je dilapide l'avance sur le tableau de marche rapidement, d'autant plus qu'au ravitaillement du 35ème, pour la première fois je marche. Les muscles n'en veulent plus. Bien sûr je marche rapidement, mais l'allure chute. Je recours dès que je peux, et je me fais violence en me donnant des objectifs du style : "tu n'as pas le droit de marcher sur ce kilomètre". Quand j'y parviens, le kilomètre se fait en 4'20", quand je n'y parviens pas, c'est 4'50". Le plus étrange à ce moment là, c'est que malgré tout, je ne perds pas beaucoup de places, je rattrape même certains coureurs plus mal en point que moi... Et finalement, vient la libération, je ne m'attendais pas à voir si rapidement après la sortie du bois de Boulogne la ligne d'arrivée : quel soulagement ! Je réunis le reste de mes forces pour faire les quelques centaines de mètres qui me séparent de la délivrance, et je franchis la ligne en 2h52'05" temps officiel, et 2h51'59" temps réel. Contrairement à ma première expérience sur la distance, je n'éprouve aucune émotion à ce moment. Le sentiment qui m'habite à cet instant ressemble à un banal "voilà, c'est fait"... Pas d'envie de pleurer, rien, j'avance, on me donne ma médaille. Je ne sais pas trop quoi penser de ma performance. J'avance encore, je m'abandonne aux bons soins de deux élèves kiné qui font de leur mieux pour remettre en état mes jambes... Et ensuite je me rends au point de rendez-vous fixé avant la course avec mes collègues. J'apprends qu'ils sont encore plus loin que moi de leur objectif chronométrique. Alors seulement je commence à me dire qu'il faut peut-être relativiser ce que je pense être un échec. Et puis j'apprends que je suis classé aux alentours de la 350ème place (344ème exactement, comme je le saurai plus tard), et là je réalise l'impact qu'a eu la chaleur sur beaucoup de coureurs. En 2006, le coureur occupant cette même place au classement avait couru en 2h45'. Evidemment ce n'est qu'indicatif, mais cela réévalue quelque peu mon temps.
Finalement, je suis partagé entre des sentiments contradictoires : le temps n'est pas si mauvais, le classement est au-delà de mes prévisions les plus optimistes... et pourtant je pense que j'ai encore une fois mal géré ma course, et que je pouvais faire mieux, une course plus sage m'aurait permis presque à coup sûr de terminer sous les 2h48', j'en suis persuadé. Mais tel est le marathon, il ne se laisse pas facilement apprivoiser. La prochaine fois j'irai plus vite, fort de cette nouvelle expérience.
Le constat global reste cependant celui-ci : quel que soit le résultat, le marathon est vraiment une très belle épreuve, face à laquelle il est impossible de tricher. On se révèle à soi-même, tant physiquement que psychologiquement, et quelle que soit la douleur du jour, quelques semaines plus tard, il ne reste que la fierté d'être marathonien.
vendredi 13 avril 2007
Derniers préparatifs
Demain matin, je prends le train qui m'emmènera vers mon second marathon, c'est l'heure de préparer le sac et de ne surtout rien oublier. Le plus important c'est le courrier qui me servira à retirer le dossard, mais finalement tout est important...
Je me suis offert une dernière sortie toute tranquille ce soir, avec 2x500 allure marathon, mon Dieu que ça va vite, jamais je ne tiendrai cette allure pendant 42 km !!!
Depuis le temps que j'en parle, que j'y pense, que je doute... Demain je serai sur place et dimanche je saurai si l'objectif est atteignable.
C'est si proche, et en même temps, ça n'en fini plus d'arriver. Allez, rendez-vous un peu plus tard pour le récit des aventures parisiennes du dossard 1552...
Je me suis offert une dernière sortie toute tranquille ce soir, avec 2x500 allure marathon, mon Dieu que ça va vite, jamais je ne tiendrai cette allure pendant 42 km !!!
Depuis le temps que j'en parle, que j'y pense, que je doute... Demain je serai sur place et dimanche je saurai si l'objectif est atteignable.
C'est si proche, et en même temps, ça n'en fini plus d'arriver. Allez, rendez-vous un peu plus tard pour le récit des aventures parisiennes du dossard 1552...
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