Ici, on peut avoir des turbulences, parfois des débordements, voire quelques excès, mais il n'y a pas de public haineux comme on peut le voir à Paris. On sait qu'il y a là-bas une bande organisée, dont les membres se réclament du "supportisme", mais qui ne sont que des brigands de stade. Ces gens-là n'existent pas à Marseille.
Je vous laisse juges de l'opportunité de placer de tels propos juste avant une confrontation qui n'a vraiment pas besoin de cela pour sentir la poudre, mais j'avoue que j'ai souri quand j'ai lu aujourd'hui la dépêche suivante :
2 supporteurs de l'OM arrêtés
Deux personnes ont été placées en garde à vue dimanche soir après que des bus de supporters parisiens eurent été endommagés par des projectiles à leur arrivée au Stade Vélodrome.
Comme quoi, finalement, Marseille n'est pas plus immunisée que les autres villes contre les "brigands de stade"... A vrai dire, nul n'en doutait vraiment, mais Monsieur Diouf a fait semblant d'y croire, échauffant encore un peu plus les esprits. Que fait le Conseil National d'Ethique ? Comment peut-il laisser passer de telles sorties sans réagir ? Qu'elles semblent lointaines les paroles de Frédéric Thiriez qui déclarait en mai 2006 (à la suite de l'affaire du point retiré à l'OM et au PSG (tiens, déjà eux !) par ce fameux CNE, qui s'est vu désavoué par le CNOSF et la commission supérieure d'appel de la FFF) : "Je ferai des propositions en faveur du renforcement du rôle de cette instance très rapidement. Le football français a besoin d'une autorité de l'éthique forte et indépendante"
Sur le fond nous sommes d'accord, mais près de deux ans plus tard, force est de constater que rien n'a changé, et que les hommes forts du foot professionnel parlent à tort et à travers dans un total sentiment d'impunité, que ce soit des supporters brigands ou des arbitres, sans jamais avancer de solution concrètes aux problèmes soulevés.
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