Et voilà, c'est passé. Le verdict est tombé sur le premier grand objectif de la saison. Après les 2h55' réalisés à Amsterdam 6 mois plus tôt pour mon baptême sur la distance, je visais un temps inférieur à 2h50' à Paris (et même si possible un peu moins, disons que symboliquement, je souhaitais tenir le 15 km/h). Tous les atouts avaient été mis de mon côté, j'ai suivi l'intégralité de la préparation sans l'ombre d'un accroc, j'ai même réussi à battre mon record sur semi-marathon. Tout s'annonce bien.
Les derniers temps, je guettais avidement la météo du jour J, craignant la pluie battante ou le vent : j'ai été servi, avec ce grand beau temps sans vent ! Et la dernière semaine, l'appréhension de l'événement me donnait l'impression de ne pas être bien, et c'est avec de gros doutes que je me suis présenté sur la ligne de départ. En plus, étant donnée la chaleur ambiante, je me suis posé la question d'une éventuelle révision d'objectif à la baisse... Finalement, je suis parti selon le tableau de marche prévu. Voire un peu plus vite : premier kilo en 3'43", mais le profil descendant des Champs Elysées y est pour quelque chose. N'empêche, je suis trop rapide, j'ai beau me raisonner, le passage au 5ème kilomètre s'effectue en 19'19". Les quelques doutes d'avant le départ sont envolés, les jambes sont là. Mais je vais trop vite... Entre le 5ème et le 10ème, je ralentis légèrement (le profil est moins favorable, ça aide), et je passe en 39' tout rond aux 10km. Je suis trop rapide de 40", peut-être aurais-je dû à ce moment là ralentir franchement pour me remettre dans le rythme prévu... Il était évident qu'avec la chaleur du jour, un départ trop rapide n'avait que peu de chance de passer ! Bref, je continue sur mon rythme de croisière, tous les voyants sont au vert, la foulée déroule toute seule, le passage au bois de Vincennes est un réel bonheur, je suis facile !
Je prenais mon temps à chaque kilomètre, et à chaque fois, j'essayais vaguement de réagir en ralentissant le rythme pendant quelques dizaines de mètres, cette façon de courir a fait que je ne suis jamais resté dans un groupe. J'arrive au semi, une foule de gens est postée à cet endroit, et pourtant les spectateurs sont passifs : mon naturel reprend le dessus et je harangue la foule pour les faire réagir, et sur cet état légèrement euphorique que je franchis la mi-course en 1h22'43". Beaucoup trop vite... L'hypothèse ambitieuse de passage à cet endroit était d'1h23'30", j'ai près d'une minute d'avance. Pourtant, tout va toujours pour le mieux à ce moment, cela reste le cas jusqu'au 25ème. A partir de ce moment, cela devient un peu plus difficile, on arrive sous les ponts qui longe la Seine, j'essaie de récupérer dans les descentes et de bien raccourcir la foulée dans les montées afin de m'économiser. Je limite très bien la casse jusqu'au 33ème km, où je fais mon premier kilomètre franchement lent : 4'20". Pourtant, je reste dans les temps de l'objectif de 15km/h jusqu'au 38ème... Je dilapide l'avance sur le tableau de marche rapidement, d'autant plus qu'au ravitaillement du 35ème, pour la première fois je marche. Les muscles n'en veulent plus. Bien sûr je marche rapidement, mais l'allure chute. Je recours dès que je peux, et je me fais violence en me donnant des objectifs du style : "tu n'as pas le droit de marcher sur ce kilomètre". Quand j'y parviens, le kilomètre se fait en 4'20", quand je n'y parviens pas, c'est 4'50". Le plus étrange à ce moment là, c'est que malgré tout, je ne perds pas beaucoup de places, je rattrape même certains coureurs plus mal en point que moi... Et finalement, vient la libération, je ne m'attendais pas à voir si rapidement après la sortie du bois de Boulogne la ligne d'arrivée : quel soulagement ! Je réunis le reste de mes forces pour faire les quelques centaines de mètres qui me séparent de la délivrance, et je franchis la ligne en 2h52'05" temps officiel, et 2h51'59" temps réel. Contrairement à ma première expérience sur la distance, je n'éprouve aucune émotion à ce moment. Le sentiment qui m'habite à cet instant ressemble à un banal "voilà, c'est fait"... Pas d'envie de pleurer, rien, j'avance, on me donne ma médaille. Je ne sais pas trop quoi penser de ma performance. J'avance encore, je m'abandonne aux bons soins de deux élèves kiné qui font de leur mieux pour remettre en état mes jambes... Et ensuite je me rends au point de rendez-vous fixé avant la course avec mes collègues. J'apprends qu'ils sont encore plus loin que moi de leur objectif chronométrique. Alors seulement je commence à me dire qu'il faut peut-être relativiser ce que je pense être un échec. Et puis j'apprends que je suis classé aux alentours de la 350ème place (344ème exactement, comme je le saurai plus tard), et là je réalise l'impact qu'a eu la chaleur sur beaucoup de coureurs. En 2006, le coureur occupant cette même place au classement avait couru en 2h45'. Evidemment ce n'est qu'indicatif, mais cela réévalue quelque peu mon temps.
Finalement, je suis partagé entre des sentiments contradictoires : le temps n'est pas si mauvais, le classement est au-delà de mes prévisions les plus optimistes... et pourtant je pense que j'ai encore une fois mal géré ma course, et que je pouvais faire mieux, une course plus sage m'aurait permis presque à coup sûr de terminer sous les 2h48', j'en suis persuadé. Mais tel est le marathon, il ne se laisse pas facilement apprivoiser. La prochaine fois j'irai plus vite, fort de cette nouvelle expérience.
Le constat global reste cependant celui-ci : quel que soit le résultat, le marathon est vraiment une très belle épreuve, face à laquelle il est impossible de tricher. On se révèle à soi-même, tant physiquement que psychologiquement, et quelle que soit la douleur du jour, quelques semaines plus tard, il ne reste que la fierté d'être marathonien.
lundi 16 avril 2007
vendredi 13 avril 2007
Derniers préparatifs
Demain matin, je prends le train qui m'emmènera vers mon second marathon, c'est l'heure de préparer le sac et de ne surtout rien oublier. Le plus important c'est le courrier qui me servira à retirer le dossard, mais finalement tout est important...
Je me suis offert une dernière sortie toute tranquille ce soir, avec 2x500 allure marathon, mon Dieu que ça va vite, jamais je ne tiendrai cette allure pendant 42 km !!!
Depuis le temps que j'en parle, que j'y pense, que je doute... Demain je serai sur place et dimanche je saurai si l'objectif est atteignable.
C'est si proche, et en même temps, ça n'en fini plus d'arriver. Allez, rendez-vous un peu plus tard pour le récit des aventures parisiennes du dossard 1552...
Je me suis offert une dernière sortie toute tranquille ce soir, avec 2x500 allure marathon, mon Dieu que ça va vite, jamais je ne tiendrai cette allure pendant 42 km !!!
Depuis le temps que j'en parle, que j'y pense, que je doute... Demain je serai sur place et dimanche je saurai si l'objectif est atteignable.
C'est si proche, et en même temps, ça n'en fini plus d'arriver. Allez, rendez-vous un peu plus tard pour le récit des aventures parisiennes du dossard 1552...
lundi 9 avril 2007
Cette fois, la préparation est bien terminée
La dernière séance à allure spécifique marathon a eu lieu hier : 40' footing, puis 5000 mètres à 3'55"/km. Un peu de vent, mais pas de problème particulier (encore heureux, dimanche il y aura 42 km à faire...). Maintenant, je pense partir plutôt sur une allure de 4'/km au moins sur la première partie de course, cette allure de 3'55" m'a été conseillée par le coach, par rapport au temps réalisé sur le semi de préparation. Je trouve cela vraiment ambitieux, je crois que je vais être prudent : je rappelle que mon record pour le moment n'est que de 2h55', et passer sous les 2h50' représente déjà une belle progression. Voilà à quoi je vais passer ma semaine : à me demander à quelle allure partir !
Je crois quand même qu'il est utile de signaler maintenant que j'ai eu énormément de chance durant cette préparation. Je n'ai pas rencontré le moindre pépin, je n'ai jamais eu besoin de reporter ou d'annuler une séance en raison d'impondérables (boulot, intempéries, ...), je crois que sur une préparation aussi longue et intense, c'est assez remarquable. Je pense que cela est dû au moins en partie au bon dosage des séances du plan. Ce plan sera vraiment parfait si je réalise l'objectif dimanche prochain... Allez, il faut que je fasse du jus, du jus et encore du jus.
Cette semaine, 3 footings microscopiques avec quelques rappels d'allure sur 500 mètres maximum, et nous y serons. J'ai hâte.
Je crois quand même qu'il est utile de signaler maintenant que j'ai eu énormément de chance durant cette préparation. Je n'ai pas rencontré le moindre pépin, je n'ai jamais eu besoin de reporter ou d'annuler une séance en raison d'impondérables (boulot, intempéries, ...), je crois que sur une préparation aussi longue et intense, c'est assez remarquable. Je pense que cela est dû au moins en partie au bon dosage des séances du plan. Ce plan sera vraiment parfait si je réalise l'objectif dimanche prochain... Allez, il faut que je fasse du jus, du jus et encore du jus.
Cette semaine, 3 footings microscopiques avec quelques rappels d'allure sur 500 mètres maximum, et nous y serons. J'ai hâte.
mercredi 4 avril 2007
On y arrive
Séance de puissance aujourd'hui : séries de 333 mètres avec deuxième partie en montée. Je devais faire 2 séries de 5 avec 1' de récup entre chaque répétition et 2'30" entre les séries. Le temps cible était compris entre 1'04" et 1'06". Cette séance est très bien passée, aucun problème, les sensations sont là, les temps ont été respectés. Cependant, ces séances de "fractionné court" sont toujours un peu dures, d'autant plus qu'on ne travaille pas vraiment dans le registre habituel du marathonien...
Allez, à partir de maintenant, ce ne sont plus que des footings avant le jour J, agrémentés occasionnellement d'allure spécifique. Il est temps d'accumuler du jus !
Allez, à partir de maintenant, ce ne sont plus que des footings avant le jour J, agrémentés occasionnellement d'allure spécifique. Il est temps d'accumuler du jus !
mardi 3 avril 2007
Kiva.org - le micro crédit à la portée de tous
Comme vous pouvez le constater, dans la liste de mes liens favoris, se situant sur la partie droite de cette page, se trouve depuis l'origine un renvoi vers le site kiva.org. Je profite de la parution d'un article sur le site 01net afin de mieux vous faire découvrir le principe de fonctionnement de ce site :
"Kiva popularise le microcrédit façon Web 2.0
Soutenu par les géants de la Silicon Valley, le site utilise les réseaux sociaux pour inciter les internautes à financer de petits entrepreneurs des pays en voie de développement.
Patience Afari Agyei gagne sa vie en vendant des bonbons et des biscuits à Kaputo, au Ghana. Elle voudrait ouvrir sa propre boutique, mais manque de fonds. Rachel, Rebecca et Thomas aux Etats-Unis, Matthijs aux Pays-Bas, Jay et Alice à Singapour et bien d'autres ont décidé de se cotiser pour l'aider à réunir les 850 dollars nécessaires à l'achat de son commerce, après avoir découvert le projet de Patience sur le site Kiva. Au 26 mars dernier, elle avait réuni la totalité du montant de son prêt, qu'elle s'est engagée à rembourser sur un an.
« Kiva - unité, en swahili - est un site à but non lucratif sur lequel chaque personne disposant d'un accès Internet et d'une carte bancaire peut choisir de prêter de l'argent à taux zéro à des centaines de micro-entrepreneurs originaires d'une trentaine de pays en voie de développement », explique Premal Shah, président de Kiva.
Soutenu par un prix Nobel de la paix
Créé à San Francisco en octobre 2005, Kiva a vu sa popularité décoller après l'attribution en 2006 du prix Nobel de la paix à Muhammad Yunus, créateur de la Grameen Bank, l'organisme de microcrédits qui permet aux paysans pauvres du Bangladesh d'emprunter de petites sommes à un taux très bas.
« Avant la création de Kiva, il était très difficile pour un particulier de prêter son argent à un micro-entrepreneur. On pouvait faire un don, mais pas investir. Kiva liste les entrepreneurs à la recherche d'un capital à faible coût. Il rassemble les principales caractéristiques gagnantes d'Internet : les communautés, le paiement en ligne, les liens entre les différents participants, la possibilité de mettre en ligne son histoire », poursuit Premal Shah.
Se définissant comme un « site philanthropique 2.0 », Kiva surfe sur l'engouement suscité par les réseaux sociaux en ligne. En particulier ceux qui vivent de la bonne volonté des internautes, à l'image de Wikipédia. En quelques clics, l'investisseur crée son profil, choisit les personnes à qui prêter de l'argent et finalise la transaction grâce au paiement sécurisé par Paypal. Le site s'appuie sur un réseau d'ONG présentes dans les pays en voie de développement et qui sélectionnent les projets viables. En théorie, l'argent est remboursé en six à douze mois. En pratique, aucun emprunteur n'a pour l'instant failli à son remboursement.
Des fonds provenant d'une centaine de pays
Outre ce retour sur investissement, la première motivation des bailleurs reste la générosité, selon le créateur de ce projet : « Les gens veulent faire le bien, mais ils veulent être sûrs que leur argent fera la différence. Kiva garantit une transparence qui séduit les prêteurs : on sait où va l'argent, à qui on prête. Par ailleurs, à intervalles réguliers, l'emprunteur informe le prêteur des progrès réalisés grâce à son argent. » Les fonds prêtés sur Kiva proviennent d'une centaine de pays, l'Europe de l'Ouest et la Scandinavie ayant été les premiers à participer au projet.
Son succès tient également au soutien des grandes compagnies de la Silicon Valley, qui ont donné au site les moyens nécessaires pour se lancer : « Paypal, pour qui j'ai travaillé pendant six ans, offre la gratuité des transactions, ce qui est absolument vital pour garantir que la somme prêtée est celle dont dispose effectivement l'emprunteur », rappelle Premal Shah. Google, lui, contribue grandement au succès de Kiva : la publicité gracieusement offerte génère 25 à 30 % du trafic du site. La bannière publicitaire de Kiva est vue environ 40 millions de fois par mois sur YouTube. Quant à MySpace, il a largement inspiré les différentes fonctions qui animent le réseau social de Kiva. « Le soutien de ces entreprises nous a donné le coup de pouce nécessaire pour débuter, car à moins d'avoir suffisamment de bailleurs, aucune ONG n'aurait voulu s'associer au projet. De même qu'il nous fallait suffisamment d'emprunteurs pour attirer les prêteurs. »
A ce jour, plus de 40 000 personnes ont prêté 3,3 millions de dollars à environ 5 000 emprunteurs."
dimanche 1 avril 2007
Romagné - Dinan Léhon B (DRH)
Cet après-midi, j'étais désigné pour arbitrer la rencontre de DRH opposant Romagné et l'équipe réserve de Dinan Léhon. Un match de haut de tableau entre des locaux qui peuvent encore rêver d'accession et des visiteurs qui y sont déjà presque. L'accueil a été correct, le terrain sur lequel nous avons évolué était dans un état superbe, le temps était beau mais très venteux, et le vent donnait dans l'axe du terrain, et a donc avantagé successivement les deux équipes d'une période à l'autre.
Le début du match est à l'avantage des visiteurs, visiblement supérieurs techniquement, et qui dominent le milieu de terrain. Cependant, Romagné se montre dangereux sur des contres très rapides et sur tous les coups de pieds arrêtés, grâce à quelques joueurs de grand gabarit. Finalement, c'est Romagné qui tire son épingle du jeu en sollicitant par deux fois le gardien adverse, et c'est sur un corner qu'ils finissent par trouver la faille. Le match est relativement engagé, il est toujours délicat de trouver le bon compromis entre "laisser le jeu se développer" et "ne pas non plus laisser faire n'importe quoi"... Romagné double la mise avant la mi-temps, et les contestations des visiteurs commencent à se faire entendre, notamment de la part de leur entraîneur, que je suis contraint de reprendre vertement juste avant la mi-temps afin de mettre un terme à ses désapprobations permanentes. 2-0 donc à la mi-temps.
Je fais le point avec mes assistants à cette occasion : le bilan est simple, le match se tend, il va falloir sévir. De fait, très rapidement en deuxième période, j'avertis un joueur de Romagné pour jeu dur ("mais Monsieur, c'est sa première faute !") et je siffle un pénalty en faveur de Dinan Léhon. Après le match et en rediscutant avec mes assistants, il semblerait que je me sois fait abuser par l'attaquant... Bref, c'est sifflé, je préviens tout le monde qu'il est interdit de pénétrer dans la surface de réparation avant que le ballon ne soit botté... Résultat : au moins 5 joueurs avaient déjà parcouru 3 mètres quand le ballon est botté. Et le ballon va sur la barre... Je donne le pénalty à retirer ("mais Monsieur, en Ligue 1, ils le font jamais !") et la deuxième fois est la bonne ("mais Monsieur, je suis encore rentré dans la surface avant le tir et vous ne le donnez pas à retirer !" ==> je vous jure que le joueur m'a dit ça... Que répondre ?). Malgré cette décision en leur faveur, les contestations de Dinan Léhon se multiplient, je fini par avertir l'un des joueurs de cette équipe pour cette raison. De leur côté, les joueurs de Romagné mettent en place une tactique un peu particulière pour contenir les assauts des adversaires : ils durcissent nettement le jeu. C'est ainsi qu'ils récolteront en deuxième période un total de 3 avertissements pour des gestes dangereux. Ils rajouteront 2 buts au total, profitant des largesses défensives de Dinan Léhon qui ne pense plus qu'à attaquer. L'un de ces deux buts sera vivement contesté pour un possible hors-jeu, mon assistant n'a pas bronché, je n'étais en aucune manière placé pour pouvoir apprécier le hors-jeu, je l'ai suivi sans aucune hésitation.
Malgré les nombreuses contestations qui ont émaillé ce match, qui se solde finalement par un score de 4-1 en faveur des locaux, j'ai apprécié le comportement de certains des joueurs vaincus, qui sont malgré tout venus me serrer la main (cela faisait bien longtemps que des joueurs battus ne m'avaient pas serré la main), et qui ne se sont pas apesantis une fois le match terminé. Ils ont su accepter leur responsabilité dans la défaite, sans chercher à nous faire porter le chapeau, comme c'est si commode et si courant de le faire par les temps qui courent. J'ai trouvé finalement que j'ai eu affaire aux équipes les plus "intelligentes" (en termes de prise de recul par rapport à l'enjeu) depuis bien longtemps. Ce match aurait pu être très haché, et les joueurs (malgré quelques râleurs) ont choisi de jouer, ce qui est leur honneur.
Le début du match est à l'avantage des visiteurs, visiblement supérieurs techniquement, et qui dominent le milieu de terrain. Cependant, Romagné se montre dangereux sur des contres très rapides et sur tous les coups de pieds arrêtés, grâce à quelques joueurs de grand gabarit. Finalement, c'est Romagné qui tire son épingle du jeu en sollicitant par deux fois le gardien adverse, et c'est sur un corner qu'ils finissent par trouver la faille. Le match est relativement engagé, il est toujours délicat de trouver le bon compromis entre "laisser le jeu se développer" et "ne pas non plus laisser faire n'importe quoi"... Romagné double la mise avant la mi-temps, et les contestations des visiteurs commencent à se faire entendre, notamment de la part de leur entraîneur, que je suis contraint de reprendre vertement juste avant la mi-temps afin de mettre un terme à ses désapprobations permanentes. 2-0 donc à la mi-temps.
Je fais le point avec mes assistants à cette occasion : le bilan est simple, le match se tend, il va falloir sévir. De fait, très rapidement en deuxième période, j'avertis un joueur de Romagné pour jeu dur ("mais Monsieur, c'est sa première faute !") et je siffle un pénalty en faveur de Dinan Léhon. Après le match et en rediscutant avec mes assistants, il semblerait que je me sois fait abuser par l'attaquant... Bref, c'est sifflé, je préviens tout le monde qu'il est interdit de pénétrer dans la surface de réparation avant que le ballon ne soit botté... Résultat : au moins 5 joueurs avaient déjà parcouru 3 mètres quand le ballon est botté. Et le ballon va sur la barre... Je donne le pénalty à retirer ("mais Monsieur, en Ligue 1, ils le font jamais !") et la deuxième fois est la bonne ("mais Monsieur, je suis encore rentré dans la surface avant le tir et vous ne le donnez pas à retirer !" ==> je vous jure que le joueur m'a dit ça... Que répondre ?). Malgré cette décision en leur faveur, les contestations de Dinan Léhon se multiplient, je fini par avertir l'un des joueurs de cette équipe pour cette raison. De leur côté, les joueurs de Romagné mettent en place une tactique un peu particulière pour contenir les assauts des adversaires : ils durcissent nettement le jeu. C'est ainsi qu'ils récolteront en deuxième période un total de 3 avertissements pour des gestes dangereux. Ils rajouteront 2 buts au total, profitant des largesses défensives de Dinan Léhon qui ne pense plus qu'à attaquer. L'un de ces deux buts sera vivement contesté pour un possible hors-jeu, mon assistant n'a pas bronché, je n'étais en aucune manière placé pour pouvoir apprécier le hors-jeu, je l'ai suivi sans aucune hésitation.
Malgré les nombreuses contestations qui ont émaillé ce match, qui se solde finalement par un score de 4-1 en faveur des locaux, j'ai apprécié le comportement de certains des joueurs vaincus, qui sont malgré tout venus me serrer la main (cela faisait bien longtemps que des joueurs battus ne m'avaient pas serré la main), et qui ne se sont pas apesantis une fois le match terminé. Ils ont su accepter leur responsabilité dans la défaite, sans chercher à nous faire porter le chapeau, comme c'est si commode et si courant de le faire par les temps qui courent. J'ai trouvé finalement que j'ai eu affaire aux équipes les plus "intelligentes" (en termes de prise de recul par rapport à l'enjeu) depuis bien longtemps. Ce match aurait pu être très haché, et les joueurs (malgré quelques râleurs) ont choisi de jouer, ce qui est leur honneur.
La dernière sortie longue
Décidément, je manque d'assiduité ces derniers temps... Mais il y a une explication. Depuis mercredi, j'ai fait une sortie d'1h10' très cool, et puis la séance prévue hier a été décalée à ce matin pour cause de travaux dans mon jardin qui ont pris plus de temps que prévu (où plutôt plus de temps que je ne voulais bien l'admettre ;-)). Donc, ce matin, dernière séance longue : 40' VTT, 50' footing, puis allure spécifique marathon sur 6000 mètres (4000 à 4'/km, 1000 en 3'50" et 1000 en 3'40", le tout en continu sans coupure). Enfin, comme d'habitude, 15' footing et 20' VTT pour le retour au calme.
Normalement, le VTT n'est programmé que pour allonger la sortie en limitant l'impact sur les articulations. Et ce matin, sans doute fatigué de ma grosse journée d'hier, sur une absence de lucidité d'une fraction de seconde, ou une prise de risque inconsidérée sur un passage archi connu... je me suis retrouvé par terre, en m'arrachant la peau située sous le bras droit. En fait, à cet endroit, d'habitude je donne un tout petit coup de frein, et je me suis dit qu'il n'était que psychologique, et que ça passait largement sans ce petit coup de patin. Eh bien je vous le dis : le petit coup de frein est indispensable ;-)... Bon ça faisait un peu mal, mais rien de bien méchant tout de même, j'ai continué la séance sans problème. J'ai eu de bonnes sensations sur le footing, mais j'étais trop rapide (souvent au-dessus de 155 au cardio) et du coup, j'étais moins bien sur la partie allure spécifique. Il y avait beaucoup de vent ce matin, mais cela n'explique pas tout, et j'ai vraiment dû m'employer pour aller chercher le 3'40" sur le dernier 1000. Rien d'alarmant, je crois sincèrement que la journée d'hier y est vraiment pour quelque chose.
Normalement, le VTT n'est programmé que pour allonger la sortie en limitant l'impact sur les articulations. Et ce matin, sans doute fatigué de ma grosse journée d'hier, sur une absence de lucidité d'une fraction de seconde, ou une prise de risque inconsidérée sur un passage archi connu... je me suis retrouvé par terre, en m'arrachant la peau située sous le bras droit. En fait, à cet endroit, d'habitude je donne un tout petit coup de frein, et je me suis dit qu'il n'était que psychologique, et que ça passait largement sans ce petit coup de patin. Eh bien je vous le dis : le petit coup de frein est indispensable ;-)... Bon ça faisait un peu mal, mais rien de bien méchant tout de même, j'ai continué la séance sans problème. J'ai eu de bonnes sensations sur le footing, mais j'étais trop rapide (souvent au-dessus de 155 au cardio) et du coup, j'étais moins bien sur la partie allure spécifique. Il y avait beaucoup de vent ce matin, mais cela n'explique pas tout, et j'ai vraiment dû m'employer pour aller chercher le 3'40" sur le dernier 1000. Rien d'alarmant, je crois sincèrement que la journée d'hier y est vraiment pour quelque chose.
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