Après ce petit intermède sans nouvelles, je me remet à l'ouvrage afin de vous mettre au courant de mes dernières aventures... Ce week-end, test sérieux de l'état de forme 3 semaines avant le marathon de Paris : je participais au semi-marathon de la Brière à Saint André des Eaux (44). Samedi, comme la veille de chaque compétition, sortie ultra courte de 30 minutes, avec 2x300m à l'allure prévue de la course du lendemain, histoire de se mettre l'allure en tête... Sur le plan, il était écrit : allure 3'45"/km, j'ai donc fait les 300 sur cette base, et je me suis dit que 21 km à cette allure, cela risquait de faire beaucoup !
Bref, le lendemain, après avoir consulté la météo toute la semaine, c'est par un temps gris mais sec que j'arrive sur le site de la course. Il fait froid, mais finalement, les choses s'amélioreront au cours de la matinée : j'ai un temps envisagé d'enfiler les gants pour la course, j'ai finalement choisi de les laisser dans la voiture. Nous sommes 800 au départ, il n'est pas trop difficile de se mettre dans les premiers rangs au départ, ce dont je ne me prive pas, histoire de pouvoir me mettre tout de suite à mon rythme sans être trop gêné. Je me cale immédiatement à ce qui me semble être la bonne allure, et je passe le premier km en 3'48", pas trop mal. Je crois que c'est la première fois que je démarre aussi lentement sur un semi. Le tout-fou que je suis a souvent tendance à présumer de ses forces, et partir sur 3'30"-3'35" pour ralentir ensuite, et le regretter plus tard ! Je suis devenu raisonnable... Un groupe se constitue rapidement, bien décidé à tourner aux alentours de 3'45"/km, mon allure théorique donc, mais je trouve leur rythme un chouilla trop rapide, et ce groupe me prend quelques mètres progressivement, l'écart se creuse jusqu'à 80 mètres puis se stabilise. A partir du 4ème kilomètre, après avoir constaté un km en 3'57" (à mon avis une erreur de balisage), je décide d'accélérer légèrement, et j'emmène avec moi un coureur avec qui je terminerai la course. Nous nous relayons régulièrement, et le rythme augmente progressivement : 3'51", 3'42", 3'40"... Je ne sais pas si je vais tenir à cette allure. En plus j'ai la vague impression d'aller trop vite... mais bon, nous sommes finalement régulier, nous menons une course sans à-coup, nous sommes synchro jusque dans le gobage de gel au 9ème kilomètre, surpris tous les deux par l'arrivée inopinée d'un ravitaillement que nous attendions plus tard. Le groupe de tout à l'heure est toujours à une grosse cinquantaine de mètres devant nous, mais il commence à s'effilocher. L'un des membres de ce groupe accélère, pour les autres, cela devient subitement plus dur. Le 10ème est passé en 37'36" (soit 6" de retard par rapport au plan de marche 3'45"), je suis agréablement surpris. Je ne pensais pas pouvoir réaliser ce temps avec cette aisance (au mois de décembre, à ma reprise après une blessure, j'avais dû me dépouiller pour faire 38' à l'arrachée sur un 10km). Les relais réguliers continuent, mais je sens que mon camarade de course est un poil au-dessus de moi. Pour l'instant, je reste avec lui. Et nous abordons le temps fort de notre course : la partie du circuit comprise entre le 10ème et le 16ème est relativement favorable (le parcours est très roulant, mais cette partie est encore plus favorable que le reste), et nous allons vraiment en profiter. Nous avalons les uns après les autres tous les membres du groupe qui nous précédait depuis le début. Nous rattrapons d'autres coureurs partis trop vite, et nous nous situons à ce moment là aux alentours de la 20è place. Au 16ème kilomètre, mon compagnon du jour accélère encore, et je le laisse partir. Il est vraiment plus fort que moi. Mais je ne relâche pas l'effort pour autant, je continue d'avaler quelques coureurs ici et là, et je ne rend pas plus de 20 mètres à mon ancien coéquipier. La partie finale arrive, je passe aux 20 km en 1h14'40", soit les 10 derniers km en 37'04" !!! Mon impression de ne pas avoir ralenti se confirme, je suis très surpris, et la portion montante peu avant l'arrivée me freine à peine. C'est alors avec un immense plaisir que je vois le chrono électronique qui égrène les secondes afficher 1h18'... Je lève les bras pour fêter ça ! Le temps final est de 1h18'46", mon précédent record est battu de 55" et je termine à la 14ème place de la course. Le bonheur, d'autant plus que ma gestion de course, avec une deuxième moitié significativement plus rapide que la première, montre que je maîtrise de mieux en mieux mes allures. Au delà du chrono, j'ai pris un vrai plaisir à courir, j'ai eu d'excellentes sensations tout au long de la course, et je me suis senti fort, notamment en n'étant jamais doublé par une personne revenant de l'arrière, et en doublant des concurrents tout au long de la course, jusque dans le dernier kilomètre.
Je n'ai pas oublié le petit footing d'après course afin d'optimiser la récupération, mais aujourd'hui encore, et malgré un nouveau footing lent ce midi d'une cinquantaine de minutes, les cuisses sont encore un peu lourdes. Qu'à cela ne tienne, dans deux jours il n'y paraîtra plus, et les 2h50' à Paris sont plus que jamais d'actualité !!!
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