mardi 6 mars 2007

30 km d'Arradon

Désolé pour le délai... Enfin, mieux vaut tard que jamais !
Donc,dimanche, premier test grandeur nature sur mes réelles capacités à réaliser l'objectif de 2h50' au marathon de Paris. Ce test s'est déroulé à l'occasion des 30 km d'Arradon, course prévue de longue date, et qui s'insérait complètement dans le cadre de ma préparation. La consigne était la suivante : les 6 premiers kilomètres devaient servir à se mettre en route, donc à allure footing, et ensuite allure marathon jusqu'au bout. Je devais donc maintenir une allure aussi proche que possible de 4'/km. C'était l'occasion également de tester in vivo le ravitaillement, j'avais donc prévu les deux gels à prendre au 10ème puis 20ème kilomètre. Il fallait également s'assurer de conserver une certaine aisance jusqu'à la fin de la course, puisque je n'étais pas là pour me casser, mais pour tester une allure que je devrai tenir beaucoup plus longtemps le jour J...

C'est donc avec toutes ces données en tête que je suis parti sur le circuit de 10 km à parcourir 3 fois. J'avais pu voir le profil de la course, et j'avais également entendu de la bouche de coureurs ayant déjà fait l'épreuve que le parcours est très exigeant. J'ai pu le vérifier : nous avons droit à plusieurs belles côtes tout au long du circuit, et ces difficultés se sont évidemment présentées 3 fois... Qu'à cela ne tienne !

Le temps, annoncé pluvieux depuis plusieurs jours, semble vouloir se montrer plutôt clément, malgré la présence d'un vent bien établi que nous aurons tantôt de face, tantôt dans le dos. Je suis donc parti dans ces conditions, les meilleures qui soient en ce qui concerne le stress d'avant course, puisque dans mon cas, la course ne débutait réellement qu'au 6ème kilomètre. La première demi-heure fût donc tranquille, je blaguais allègrement avec les coureurs se trouvant à proximité, je tapais dans la main des enfants qui me sollicitaient, ... tranquille quoi ! Ces kilomètres ont été couverts grosso modo en 4'30", soit légèrement plus vite que prévu, mais j'aurais pu m'y attendre, porté par le peloton, il est difficile de se retenir ! Je vois donc arriver ce 6ème kilomètre, le doigt sur le chrono afin de surveiller de près mon allure : c'est parti ! Le premier km allure marathon est couvert en 3'56", parfait, je suis dedans, finalement je commence à connaître mes allures. Et puis on continue, la route s'élève, descend, remonte, difficile de savoir si je suis toujours bien : et je fais 3 km successifs au-dessus de 4', dont le dernier en 4'09". Il est temps de vraiment se mettre à l'ouvrage... J'entame alors la meilleure partie de la course : je crois que je m'étais mis dans une sorte de faux-rythme, et il que je monte encore légèrement l'allure pour me sentir bien. Je suis au 10ème kilomètre, le moment de prendre le premier gel, un gobelet d'eau pour le faire passer et en route ! A partir de ce moment, les kilomètres s'enchaînent sans difficulté, certains étant relativement pentus, je ne verrai pas la différence au niveau du chrono : j'oscille entre 3'52" et 3'59" quel que soit le profil. Le gel que j'ai ingéré plus tôt me reste un peu sur le ventre, et je décide en conséquence de renoncer au second (je suis au 22ème km à ce moment là), je ne pourrai pas me permettre ce genre de chose le 15 avril... Quoi qu'il en soit, je continue d'enchaîner les bornes, je crois qu'il y avait un problème de marquage pour le 25ème : mon chrono indique 3'36"... Je suis toujours à la même allure, facile, je remonte les coureurs un par un, certains semblent souffrir, la fin de parcours est exigeante : succession de côtes sur les 3 derniers kilomètres, et pourtant je ne lâche rien (28ème en 3'49"!) et je décide de relancer pour finir. Effectivement, je crois que le 25ème km n'était pas complet, malgré mon aisance (j'ai doublé un coureur à 400 mètres de l'arrivée, il a fini 21" derrière moi), mon chrono indique 4'09". Tant pis pour la régularité des kilomètres. Le contrat est rempli, je fini facile, plein de confiance : j'ai été un peu plus vite que prévu (3'57" de moyenne entre le 6ème et le 30ème) sur un parcours très exigeant, livré à moi-même sur l'essentiel du parcours. Evidemment, la course est trop courte pour rencontrer un éventuel mur, mais je crois que le gel du 10ème a fait son effet, en revanche, il faudra absolument prendre le deuxième si je veux aller au bout du marathon voire même en prévoir un troisième pour la partie finale.

La conclusion de cette sortie longue est très positive : 30 km en 2h02'35" (12" pour franchir la ligne de départ) avec les 6 premiers kms au ralenti, j'ai fait le semi (entre le 6ème et le 27ème) en 1h23, nettement en avance sur les bases à tenir à Paris. Allez, cette semaine on récupère bien, pour mieux rattaquer un réel entraînement la semaine prochaine !

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